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The artist's way Semaine 4 Retrouvrez le sentiment d'intégrité

Publié le par Chry

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage deJulia Cameron " Libérez votre créativité" afin de partager sur ces pistes de réfléxion, les expériences proposées.

The artist's way Semaine 4 Retrouvrez le sentiment d'intégrité

 

1 Changements honnêtes ( je ne comprends pas bien ce titre, c’était quoi en anglais ? après lecture du chapitre en question je dirais « soyons honnêtes avec nous même, reconnaissons les changements qui s’opèrent peu à peu » )


et ce grâce notamment aux pages du matin….

 

Celles-ci nous permettent de faire la différence entre nos sentiments authentiques et nos sentiments officiels.

 

Souvent quand on nous demande si ça va, on répond «  ça va ! » mais que cache cette réponse polie ? de la résignation, du stoïcisme , une anesthésie, de la satisfaction, un mensonge, du soulagement, du contentement, de l’enthousiasme ?

 

Les pages du matin servent à le savoir.

 

Julia Cameron explique qu’elle a observé que « beaucoup de personnes tendent à négliger ou abandonner les pages du matin chaque fois qu’une clarification désagréable est sur le point d’émerger », quand par exemple émergent en nous des émotions fortes, ou un (pré)sentiment que nous ne voulons pas admettre ( colère, impression d’être trahi(e) par quelqu’un qu’on aime, passion déraisonnable….) Les pages du matin ne nous permettront pas en effet de passer outre le problème, alors nous les évitons pour éviter de nous confronter à la réalité.

 

Les pages du matin nous indiquent les besoins de réajustement lorsque nous nous éloignons de notre vérité personnelle ; elles nous permettent de prendre conscience de nos dérives, pour les corriger, ne serait-ce que pour empêcher les pages du matin de parler .

 

«  “ que votre Moi soit authentique ” disent les pages , tout en pointant ce Moi avec empressement. »

 

Cameron cite Tchekhov qui conseillait “ si vous voulez travailler sur votre art, travaillez sur votre vie” et explique que cela signifie que pour avoir une expression personnelle , il faut d’abord avoir un Moi à exprimer, lequel apparaît aux détours des pages du matin où il est libre ; elle dit que le processus d’identification du Moi entraîne aussi bien des pertes que des gains ; en exprimant ses frontières, le Moi s’oppose, se sépare, abandonne – les idées fausses notamment- ; au fur et à mesure que nous éliminons l’ambiguïté, nous perdons l’illusion aussi, et la clarté créée le changement.

Les pages du matin nous permettent de détecter le travail qui n’intéresse plus, les relations qui nous ennuient, les petites blessures qu’on préférait ignorer, et aussi les grands succès qu’on ne voulait pas voir ect…parfois cela ne nous plaît pas du tout, nous préférions nos illusions confortables , nous nous révoltons, souffrons, pleurons….

Les pages du matin nous apprennent peu à peu à identifier vraiment ce que nous voulons, et  à trouver des solutions, même si c’est avec des crises de rage et de la douleur.

Les pages du matin nous indiquent le chemin vers la réalité ; vient la question : et maintenant que fais tu de la réalité que tu perçois enfin ?

 

Bien souvent ce que nous en faisons c’est de l’art. 

 

Car la créativité s’appuie moins sur l’imaginaire que sur la réalité. Quand on est plus conscient de soi-même, de nos valeurs, de notre situation dans la vie, on est plus disponible à l’instant présent.

 

C’est dans le singulier que nous sommes en relation avec notre Moi créateur. «  Avant d’expérimenter la liberté de la solitude, nous ne pouvons créer de liens authentiques ».

 

L’expression (artistique) originale apparaît au moment où nous nous rencontrons, où nous rencontrons notre vérité ; nous sommes  l’origine à partir de laquelle le travail se fait.

 

Au fur et à mesure que nous ( re)gagnons notre identité créatrice, nous perdons le faux Moi que nous nous étions construit, et cela peut être un peu traumatisant , on ne se reconnaît plus .

C’est un bon signe. Les changements de goût, de perception, sont un signe de changement d’identité. Des choses qui étaient là, évidentes, deviennent inadaptées.

 

Ce sont de très bon signe que de se mettre à trier les armoires de vêtements et se débarrasser de ceux qui ne vont plus en taille mais aussi en style, de mettre à la brocante ou à la déchetterie pleins de vieux objets et meubles…

 

Ce sont des bons signes  de voir ses rêves changer, devenir plus conscients, plus fantaisistes, plus forts.

 

Ce sont des bons signes que d’avoir des impulsions subites à danser, chanter, courir…

 

Ces tris, ces séparations d’avec les objets du passé peut générer des émotions fortes, crises de larmes, fous rires…Pendant un temps on peut se sentir « tout nu », sans repère, sans abri….

 

Quand on est rentré dans le processus de reconquête de sa créativité avec les pages du matin et les rendez vous d’artiste, les changements se produisent parfois à une telle vitesse qu’on n’en est pas conscient ; attention, en ne les reconnaissant pas, on risque de faire avorter le processus et c’est parfois tentant…

 

Avec les pages du matin on « essuie la buée sur le miroir » entre soi et notre « moi authentique »

 

«  Chacun de nous est un être créateur unique. Mais nous voilons souvent cette unicité en consommant trop de sucre, trop d’alcool, des drogues, en travaillant trop, en étant trop sur la retenue, en ayant des mauvaises relations, une vie sexuelle néfaste, en ne faisant pas assez de sport, en regardant trop la télévision, en ne dormant pas assez….tout cela constituant une nourriture préjudiciable à notre âme. Les pages du matin nous aident à voir ces tâches sur notre conscience. »

 

2. Entrer en soi

Flash back sur ce qui a bougé depuis la semaine 1, depuis qu’on écrit les pages du Matin, depuis qu’on prend des rendez vous d’artiste….quels changement dans notre vie ? regain d’énergie, mouvements d’humeur, moments de lucidité, changements d’attitude et d’opinion , nouvelles perspectives, déception, foi, interrogations, regrets du temps où on croyait que rien n’était possible, où on n’avait pas conscience de tout ce qu’on peut faire pour améliorer la vie…aspiration à du repos…les pages du matin sont un hâvre de paix où on peut se reposer tout en avançant …les pages du matin symbolise notre volonté de s’ouvrir aux possibles que l’univers nous réserve…on peut utiliser une partie des pages du matin pour noter nos progrès, et pour d’engager à être réceptif à tout ce qu’on perçoit qui vibre en nous et autour….

 

 

3. Exercice : Rêves enfouis

Réponse rapide et frivole exigée, spontanéité :  la rapidité tue le Censeur.

 

Indiquez 5 hobbies qui vous semblent drôles ;

Indiquez 5 cours qui vous semblent drôles ;

Indiquez 5 choses que personnellement vous ne feriez jamais et qui vous semblent drôles ;

Indiquez 5 compétences que vous jugeriez amusantes de posséder.

Indiquez 5 choses que vous aimiez faire.

Indiquez 5 choses bêtes que vous aimeriez essayer immédiatement.

 

L’objectif est d’obtenir de notre inconscient le maximum d’informations sur ce que nous pourrions aimer consciemment.

 

4. Privation de lecture

 

Selon Julia Cameron, si on reste coincé dans sa vie ou dans son art, il n’y a pas de solution plus efficace que de se priver de lecture pendant une semaine.

 

La lecture lui apparaît en effet comme une espèce de gavage, ou d’absorption de tranquillisants. Se priver de lecture permet de se plonger dans le monde des sensations ( voyager en train sans se cacher derrière le bouclier du journal permet de laisser aller son imagination , observer les autres voyageurs, deviner quel est leur métier…), dans un silence intérieur…certains très vite comblent ce silence par encore des mots, conversations longues et banales, radio, tv…il faut être attentif à ces autres polluants qui viennent empoisonner notre puits intérieur….

 

Et là je me cache sous mon tapis de souris ! pas de lecture d’internet non plus alors !!!!

 

Filtrer l’entrée des informations lues permet l’émergence de notre propre pensée, de nos propres sentiments, de notre propre expression …

 

La simple idée de cette expérience peut paniquer. Pour la plupart des créateurs bloqués, la lecture est une addiction ; nous gobons les mots des autres plutôt que de produire nous même quelque chose de notre cru..

 

Quand on ne lit pas que fait on ? ( et à condition de ne pas s’étaler devant le télé…)

Ecouter de la musique, tricoter, réfléchir, méditer, cuisiner, inviter des amis à dîner, réparer sa bicyclette, coudre ou nettoyer des rideaux, trier les placards, régler les factures, repeindre sa chambre, rempoter des plantes, écrire à d’anciens amis, ( faire) réparer la chaîne stéréo, raccommoder, faire de l’aquarelle….

 

En fait l’idée est que si on ne lit pas, tôt ou tard on sera à cours d’activité et on sera bien obligé de s’en inventer, de jouer, et c’est excitant….

 

5. Exercices de la semaine

 

  1. décrire son environnement idéal, le dessiner ou découper et coller des images qui le représente ; placer cet image là où on travaille.
  2. Voyage dans le temps : décrivez vous à 80 ans ; qu’avez-vous aimé faire après 50 ans ? écrire une lettre comme si on avait 80 ans en se l’adressant à l’âge qu’on a maintement ; que diirait on ? quels intérêts inciterait-on à poursuivre ? quels rêves encouragerait-on ?
  3. Voyage dans le temps : rappel du temps où on avait 8 ans…qu’aimait on faire ? quelles étaient nos occupations favorites ? écrire une lettre comme si on avait 8 ans en se l’adressant à notre âge actuel…que dirait-on ?
  4. Transformer un coin de sa maison en espace secret et privé rien que pour nous ; un coin décoré pour se divertir avec un siège confortable et un support pour écrire, et une espèce de petit autel pour la spiritualité…
  5.  Dessiner à nouveau notre gâteau de vie ( voir semaine 1 ) a-t-il évolué ? ne pas être impatient , se construire des habitudes d’artiste sain prend du temps ; faire la liste des « jouets » qu’on pourrait procurer à l’ « artiste-en-soi » …
  6. écrire sa propre prière d’artiste et la réciter tous les jours ;
  7. projeter un rendez vous d’artiste prolongé , un jour entier, un week-end…
  8. se débarasser de vêtements qui ne nous correspondent plus.
  9. Considérer une situation de sa vie qu’on aurait dû changer ; quel bénéfice retire-t-on à rester coincé ?
  10. Si on ne respecte pas le contrat de privation de lecture, raconter par écrit la façon dont on a rompu l’engagement : accès de mauvaise humeur ?  erreur ? rébellion ? quel est notre ressenti face à cette expérience ?

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QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Publié le par Chry

Julia Cameron dans son livre « Libérez votre créativité » nous recommande de faire quotidiennement nos pages du matin ( Morning pages). ( lire l'article http://entreboostage.over-blog.com/2009/12/les-pages-du-matin-i.html  )

Un certain nombre de questions sont posées fréquemment quand on parle de pages du matin.; ça fait environ 3 ans que je les fais de façon plus ou moins régulière; voici ce que j'en ai tiré :

Pourquoi écrire des pages le matin plutôt que le soir et est-ce que cela a de l’importance si on les écrit à un autre moment de la journée ?

Pour moi l’important c’est de "faire ses pages".

Mieux vaut les faire à un autre moment plutôt que de ne pas les faire sous prétexte que ce n’est plus le matin. Toutefois il est certain qu’elles n’auront pas le même contenu si ça devient des Evening pages…rien n’empêche de faire d’ailleurs non seulement ses pages du matin mais aussi ses pages du soir… Mais le soir je pense qu’on a tendance à analyser les évènements de la journée qui vient de s’écouler avec le cerveau rationnel, c’est d’avantage le Censeur en nous qui s’exprime, alors que le matin on a un esprit plus synthétique , plus brut, plus « poétique » aussi, plus émotionnel, on fait des liens entre des choses sans rapport apparent entre elle, on est plus tourné vers l’avenir le matin tandis que le soir on revient sur ce qui est passé …c’est mon impression… Les pages du matin et les pages du soir m’apparaissent être deux démarches très différentes en fait…les pages du soir ont un côté plus psychanalyse, analyse, décryptage du pourquoi, alors que les pages du matin ont plutôt une vertu « psychothérapie comportementale », coaching, décryptage du « comment », incitation à l’action… Les deux sont utiles, mais différemment. Pour booster sa créativité, mieux vaut les pages du matin.

QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Pourquoi faire ses pages « au saut du lit » comme le préconise JC ? quel bénéfice en tire-t-on plutôt que de les faire plus tard dans la matinée?

Je n’y parviens pas….au saut du lit… dès lors qu’il ma faut à peu près un quart d’heure pour écrire une page format A4 ( une page =recto seulement ; 3 pages = recto-verso + 1 recto), que les pages ne sont supposées « efficaces » qu’après avoir écrit au moins une page et demi ( et d’expérience je confirme que c’est vrai…) , au saut du lit, ce n’est pas possible…sauf à mettre le réveil une heure avant l’heure, ce qui en hiver ne m'apparaît pas raisonnable…et puis le petit déjeuner m’appelle ( la faim, l’appel à l’aide des 2 Kids, l’envie d’être en famille au moins un repas dans la journée….) …la question est de savoir si les infos que j’écoute à la radio en même temps, les propos échangés avec USBAND & the 2 Kids influencent le contenu des pages…mais surtout je ne parviens pas souvent à me jeter sur les pages sitôt le petit déjeuner avalé, généralement j’allume l’ordinateur afin d’y prendre les nouvelles de la nuit…ça je pourrais éviter…. quand même je m'efforce les faire avant midi...après ce ne sont plus des pages du matin.

 

Sur quel support faire ses pages du matin ? peut-on écrire ses pages sur ordinateur??

JC préconise l’écriture manuscrite http://coachcreativespace.ning.com/group/juliacameronreadersgroup/forum/topics/the-vein-of-gold-into-2010  .

Je pense que de les écrire à la main a la vertu de nous permettre de continuer de savoir écrire plusieurs pages d’affilée à la main, dès lors que toute notre correspondance, tous les textes que l’on peut écrire sont désormais dactylographiés…

en écrivant à la main, on ne peut pas faire de "copier-collé", de "supprimer" qui efface d'un coup tout ce qu'on venait d'écrire , on est obligé de rayer le texte dont on ne veut pas et on le voit quand même, et ce n’est pas indifférent de savoir ce qu’on ne veut pas écrire finalement… et puis ça nous renvoie à l’enfant en nous qui a d’abord appris à dessiner puis à écrire à la main avec des crayons, des stylos, des pinceaux, comme tous nos ancêtres très lointains qui ont d’abord communiqués avec des dessins, des pictogrammes, et des outils pour tracer, creuser les signes….

on ne réfléchit pas de la même façon quand on écrit à la main ou quand on tape sur un clavier… déjà, ça oblige la main à se délier, à être souple, au lieu d’avoir les poignets rigides et les doigts en crochets sur les touches, à laisser filer le stylo, la pensée au bout du stylo…ça permet de se libérer….

Toutefois ce n’est pas une école de calligraphie ! ... Comme l’objectif c’est de coucher 3 pages et que le temps est parfois compté, j’écris très vite et donc très mal, et écrire mal est aussi une façon de brouiller les pistes, de me rendre illisible pour tout indélicat qui aurait la tentation de me lire… Quelle différence avec un journal intime , ou avec un blog ? Les pages du matin n'ont rien à voir avec les pages personnelles d’un blog car elle ne doivent absolument pas être lues ni commentées par des tiers …jamais…or l’intérêt d’un blog c’est généralement d’être lu et de susciter des commentaires… Même si certains peuvent trouver profit à partager leur intimité et leurs miasmes avec le monde entier -c’est probablement parce que le monde entier est composé de parfaits inconnus - sur un blog on ne dis forcément pas tout, on se censure forcément, on n’écrit pas que Machine nommément citée est une grosse Sal... et qu’on est jalouse d'elle à en crever ni qu’on kiffe grâve Untel ect .... (et puis sauf à sombrer dans la cyberdépendance on n’écrit pas sur son blog une grande note de n’importe quoi de 3 pages tous les matins ) ... Or les pages du matin ne doivent subir absolument aucune censure . Car les pages du matin ont pour principale utilité de se débarrasser sur le papier de TOUT ce qui nous encombre la tête, mine notre énergie, nous empêche d’agir, d’être concentré et serein, d’être créatif…les fautes d’orthographe et de grammaire, l’incohérence de la pensée, les répétitions incessantes, la bêtise sont absolument indifférentes puisque personne n’aura jamais le droit de les lire ni d’avoir un avis sur leur contenu ( un des meilleurs moyens de se saboter est d’ailleurs de laisser trainer ses pages du matin…)

QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Même si elles sont faites dans le cadre d’une démarche de (re)conquête de créativité, les pages du matin ne sont en aucun cas un exercice créatif. Elles sont souvent un tissus d’âneries ( le radotage stupide est à mon avis consubstantiel aux pages du matin) , et c’est très bien ainsi, car elles n’ont pas vocation – même si cela peut arriver- à présenter un quelconque intérêt littéraire, historique, psychanalytique, ou autre… elles sont une sorte de "centre de traitement des déchets", qui ont vocation à disparaître…

en cela elles se distinguent du journal intime à mon avis, qui a plus vocation à consigner des faits, à les analyser, dont l’écriture peut être plus réfléchie et littéraire… Elles se distinguent aussi du journal intime par leur caractère d’exercice auto- imposé quotidiennement le matin ( alors qu’on écrit généralement les pages d’un journal intime ( ou d’un blog) seulement quand on en éprouve le besoin …) …même quand on n’a RIEN à écrire ou RIEN ENVIE d’écrire, on doit les « faire » ces pages…on écrit n’importe quoi qui nous vient…parfois ce n’importe quoi est très instructif, surtout s’il se répète de jours en jours…et il se répète…

 

Doit-on relire ses pages du matin ? en quoi aident-elles à devenir créatif ? Est-ce qu’il faut jeter ses pages ?

Julia Cameron ne préconise de les relire qu’au moins 8 semaines après leur écriture…muni de feutres de différentes couleurs pour mettre en évidence certaines choses… J’avoue que cette relecture est plutôt fastidieuse…personne n’aime relire ses miasmes...mais c’est plutôt édifiant… ça a l'utilité de permettre de mettre en évidence les thèmes récurrents... grosso modo, on se rend compte qu’on pense toujours à la même chose, de la même façon …ou qu’un sujet en apparence anodin revient régulièrement dans les pages …on se rend compte aussi que quelques jours plus tard on tenait la solution pour régler un problème... ...relire de vieilles pages du matin permet aussi de constater des progrès quand un sujet récurrent pendant des mois a complètement disparu des pages par exemple...ou inversement d’être horrifié de voir qu’on écrit toujours exactement la même chose que l'année précédente et de constater que les mêmes dysfonctionnements perdurent ... mais relire les pages de l'année passée peut être utile, pour tirer les leçons, se dire ah ah l'année dernière j'avais merdoyé de cette façon parce que ceci cela, donc cette année je fais gaffe, j'évite ceci cela...certains vont dire : « mais pas besoin d'écrire , on se souvient bien »...ça je n'en suis pas sûre...je crois que relire permet de rendre le souvenir beaucoup plus précis et vivant... les souvenirs sont souvent nébuleux ou reconstruits avec le temps…les mots écrits sur la page sont restés identiques et sont des preuves flagrantes.

 

Les pages du matin aident la créativité de plusieurs manières la plupart du temps indirectes. Dune part en permettant de libérer la tête de la contrainte de garder en mémoire tout un tas de choses insignifiantes à faire, souvent mes pages du matin se doublent d'une to-do list pour la journée, mais une to do list toute seule n'aurait pas le même effet car parallèlement j'ai pu noter sur les pages que telle tâche m'emmerdait prodigieusement, ce que je ne fais pas habituellement sur une to do list... Mon esprit ainsi libéré peut se consacrer à la tâche puis à autre chose...

D’autre part, logiquement, on ne se ment pas à soi-même sur la page du matin, on n’écrit pas « ça va » par politesse et auto-persuasion, elle s’en fout la page, au contraire, on profite de cette page pour se répandre, pour cracher sa peine et sa colère…ça soulage. ça permet de se décharger un peu de de passer à autre chose. Et à force de se lamenter, d'écrire tous les jours la même chose sur les mêmes tracas récurrents, - parce qu’on s’en rend bien compte qu’on écrit tout le temps la même chose - , on se trouve inévitablement conduit à imaginer ou mettre en œuvre plus rapidement les solutions pour remédier auxdits tracas, à arrêter de subir, de procrastiner.

Enfin tout simplement les pages du matin permettent d’ oser exprimer ses rêves , et à force d'être écrits sous de multiples formes, les rêves finissent pas devenir des objectifs, des solutions pour les mettre en œuvre émergent...

 

J’en connais qui pour des raisons de confidentialité jette leurs pages à peine écrites et donc ne les relisent jamais. C’est peut être dommage, mais de toute façon les avoir écrites ne peut leur faire que du bien, et même l’acte de jeter aussi. Je pense que c’est salutaire de se débarrasser de ces pages encombrantes, de la même façon qu’il est salutaire de mettre les poubelles à la benne, de vider ses placards de toutes les vieilles frusques qu’on ne mettra jamais plus, de désengorger le disque dur… Se débarrasser en tout cas de toutes les pages des époques révolues ou ayant trait à de vieux miasmes qui ne sont plus parce qu’on a évolué.

J’ai néanmoins rencontré un obstacle à me débarrasser des pages : le fait qu’elles contiennent de nombreux éléments que je veux garder, mais pour isoler ces éléments il me faudrait relire toutes ces pages, et comme je n’en ai aucune envie, je diffère et repousse encore cette relecture, ce tri, ce ménage.

Donc fréquemment maintenant , en même temps que j’écris les pages du matin, j’ai aussi à portée de main ( ou je me dis que je devrais avoir à portée de main ) :

- un cahier de listes (cf L'art des listes de Dominique LOREAU http://www.lecture-ecriture.com/3473-L'art-des-listes-Dominique-Loreau http://pepites.blogspot.com/2007/12/lart-des-listes.html )

- un cahier pour les exercices proposés par julia cameron et faire les bilans de pages du matin, des rendez-vous d’artistes et tout autre projet de développement personnel.

- un carnet de "gratitude" pour noter les petits bonheurs et les phénomènes de synchronicité

- un agenda de façon à extraire immédiatement des pages et reporter tous les éléments que je veux préserver de la destruction.

 

J’ai aussi le projet d’un journal créatif avec des collages, des peintures... ( http://www.annemariejobin.com/publications.html  ) ….,

mais ça on peut considérer que c'est un rendez-vous avec l'artiste en soi ( artiste's date) , le 2è outil de reconquête de sa créativité préconisé par Julia Cameron  (lire http://entreboostage.over-blog.com/2009/12/le-rendez-vous-avec-l%E2%80%99artiste-en-soi-artist%E2%80%99date.html )

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The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

Publié le par Chry

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron " Libérez votre créativité "  (Ed°Dangles)  afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées....

 

Cette semaine serait celle de poussées inhabituelles d’énergie et de colère aigüe, de bouffées de joie ou de souffrance puisque nous entrons en possession de notre puissance, nos limites antérieures prétendument maîtrisées étant ébranlées. Il faut ouvrir consciemment son esprit à la spiritualité et aux évènements .

 

1. La colère

 

Lorsque nous somme en colère nous avons envie de frapper, de casser, d’asséner piques et coups, mais nous sommes des gens respectables et nous préférons rentrer cette colère, l’enfouir, la cacher, mentir à son sujet, la nuancer, l’ignorer…pourtant la colère doit être écoutée ; elle pointe nos limites et désigne la direction à prendre . Nous devons agir à partir de cette colère ressentie en se servant d’elle comme combustible pour aller où elle nous indique.

 

Etre en colère parce qu’une de nos connaissances a exploité une de nos idées émise il y 3 ans en écrivant le scénario qu’on n’a pas écrit, pointe notre procrastination et nous indique qu’il est temps de se mettre à écrire.

 

Etre en colère parce qu’on n’est pas content de son travail, pointe nos insuffisances et nous indique qu’il y a des apprentissages indispensables par lesquels on devait et doit passer.

 

Notre colère nous indique que nous ne pouvons plus nous en tirer à aussi bon compte avec notre ancienne vie et que nous devons nous créer une nouvelle vie. Renaître fait mal et la souffrance nous met en colère. Mais la colère est une ressource, contrairement à la paresse, à l’apathie et au désespoir. La colère nous indique toujours que nous avons été trahi ( par un autre ou par nous même) et qu’il est temps d’agir dans notre intérêt ; la colère est une invitation à l’action.
 

 Ici j’ai envie d’insérer un des extraits d'un texte très beau qui m’a été donné à lire , un jour de colère …

  

L'auteur est Thich Nhat Hanh et son livre "La sérénité de l'instant". 
 
"La colère est un sentiment désagréable. On peut la comparer à une flamme ardente consumant notre maîtrise de nous-mêmes et nous forçant à dire ou faire des choses que nous regretterons par la suite. Lorsque quelqu'un est en colère, nous pouvons clairement voir qu'il séjourne en enfer. La colère et la haine sont la substance de l'enfer. L'absence de colère est le fondement du vrai bonheur, de l'amour et de la compassion.
 
Lorsque notre colère est placée sous les feux de la vigilance, elle perd aussitôt en partie sa nature destructrice. Nous pouvons dire à nous-mêmes : "Inspirant, je sais que la colère est en moi. Expirant, je sais être un avec ma colère." Si nous sommes très attentifs à notre respiration au moment où nous identifions et observons avec vigilance notre colère, il lui est impossible de continuer à monopoliser notre conscience.
 
(...)
 
Etant en colère, nous ne sommes habituellement pas très enclins à revenir à nous-mêmes. Nous tenons à penser à la personne qui nous à mis en colère, à ses côtés haïssables - sa brusquerie, sa malhonnêteré, sa cruauté, sa fourberie, etc. Plus nous pensons à elle, l'écoutons, la regardons, et plus notre colère s'enflamme. Sa malhonnêteté et ses côtés haïssables peuvent être réels, imaginaires ou exagérés, peu importe, la racine du problème est la colère elle-même, de sorte qu'il faut faire une volte-face et regarder avant tout à l'intérieur de nous. Le mieux est de ne pas écouter ou regarder la personne que nous considérons être cause de notre colère. A la manière d'un pompier, nous devons répandre de l'eau sur le brasier, non pas perdre du temps à rechercher l'incendiaire. "Inspirant, je sais être en colère. Expirant, je sais devoir employer toute mon énergie pour prendre soin de ma colère". Nous évitons ainsi de penser à la personne, et nous abstenons de faire ou de dire quoi que ce soit aussi longtemps que durera notre colère. Si nous employons toute notre énergie à observer celle-ci, nous ne causons aucun préjudice que nous pourrions regretter plus tard.
 
Etant en colère, notre vrai moi est la colère. L'étouffer ou la chasser revient à réprimer ou chasser notre moi. Etant joyeux, nous sommes la joie. Etant en colère, nous sommes la colère. Lorsqu'elle naît en nous, nous pouvons prendre conscience qu'elle est une énergie et l'accepter pour la transformer en une énergie autre. Lorsque le bac à compost est rempli de matière organique en décomposition et qui sent mauvais, nous savons que les déchets peuvent se transformer en magnifiques fleurs. A première vue, nous pourrions considérer le compost et les fleurs aux antipodes, mais regardant profondément, nous nous apercevons que les fleurs existent déjà dans le compost, et inversement. Au bout de quelques semaines de vie, une fleur se décompose déjà. Un bon jardinier qui regarde dans son bac à compost voit cela sans pour autant en être affligé ou dégouté. Au contraire, il connaît la valeur de la matière en décomposition et n'a rien à objecter. Quelques mois suffisent au compost pour épanouir des fleurs. Devant notre colère, il nous faut recourir à cette perspicacité et cette vision non dualiste du jardinier. Il n'y a pas lieu d'en avoir peur, ni de la rejeter. Nous savons qu'elle est comparable à du compost, qu'il est en notre pouvoir de donner naissance à quelque chose de très beau. Nous avons besoin de notre colère, comme le jardinier a besoin de compost. Savoir l'accepter, c'est déjà avoir une certaine mesure de paix et de joie. Petit à petit, nous pouvons transformer complètement notre colère en paix, amour et compréhension." 
 

2. la synchronie ( ou synchronicité ? )

 

Ici Julia Cameron disserte sur les implications morales de croire ou ne pas croire en l’existence de Dieu et j’avoue ne pas saisir toute les subtilités de son raisonnement. Cependant , partons comme elle du principe que « Dieu » existe ; s’appuyer sur cette force a de l’importance.

 

Il est plus facile de considérer les évènements qui arrivent de façon surprenantes et fortuites, sans relation de cause à effet avec notre activité mais auquels on rêvait, comme des coïncidences que comme une action divine. Nous nommons les prières exaucées « coïncidences » ou « chance » car les prières exaucées font peur; en effet, nous en devenons responsables et nous sentons pris par une obligation de reconnaissance .

 

Jung a travaillé sur ces coïncidences et a mis en avant le phénomène de synchronicité qui part du principe qu’existerait un univers intelligent et sensible agissant en interaction avec nos intérêts . Julia Cameron part de la véracité de ce postulat et son expérience lui a enseigné que l’univers prend part aux projets « chaleureux et festifs » (sic) ( le contenu du projet venant avant la manière de le réaliser) et qu’il ne faut pas négliger ses interventions ; or en général l’univers est prodigue en son soutien tandis que nous sommes avares en ce que nous acceptons de lui.

 

Car certes nous avons peur de l’échec mais ce qui est le plus effrayant c’est la possibilité du succès.

Cameron cite Goethe : « Avant de s’engager, il y a l’hésitation, la possibilité de faire marche arrière, et toujours l’inefficacité. Pour tout acte d’initiative ( ou de création) , les idées innombrables et les plans splendides s’y rapportant sont étouffés par l’ignorance d’une vérité élémentaire : que le moment où quelqu’un s’engage, alors la Providence bouge aussi. Alors, toutes sortes d’évènements se produisent pour venir en aide à ceux qui ont pris cet engagement, sans lequel rien ne se serait passé. Cette décision déclenche toute une suite d’évènements, d’incidents, de rencontres et d’assistance matérielle favorables à la personne concernée, auxquels personne n’aurait cru si elle n’avait pas emprunté cette voie. Ce à quoi vous pensez, vous pouvez le faire, ce que vous croyez, vous pouvez le faire, donc commencez. L’action renferme une magie, une grâce et une puissance.»

 

La synchronicité est un concept étrange ; ça paraît irrationnel mais ce n’est pas une croyance car en fait ça s’expérimente effectivement très rapidement dès qu’on commence à se bouger pour mettre en œuvre une idée, un projet.

The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

3. La honte

 

Cameron dit : « la honte est un moyen de contrôle.

Faire honte à quelqu’un, c’est essayer de l’empêcher de se conduire d’une manière qui nous embarrasse. » Je trouve cette définition d’une très grande pertinence …

Or une œuvre d’art, une initiative novatrice embarrasse parfois car l’œuvre d’art révèle , met en lumière, expose des choses qui embarrassent … « Comment oses-tu ? » , « Que vont penser les voisins ? »

Très souvent les mauvaises critiques sont à l’origine de la honte pour les artistes : «Comment osez-vous exposer ( nous donner à voir ou à entendre ) quelque chose d’aussi mauvais ? » Si on a fait ressentir de la honte à l’enfant-artiste ( « comment peux tu avoir la prétention d’imaginer avoir du talent ? » , « comment peux tu dessiner de telles horreurs ?» , il y a de forts risques qu’il devienne un artiste bloqué incapable de finir une œuvre commencée, qui mystérieusement perd tout intérêt avant d’être achevée ; il s’agit là d’un déni de la douleur, un évitement de la vulnérabilité.

Un jeune artiste est toujours en quête d’approbation et de reconnaissance, c’est pourquoi l’indifférence ou l’hostilité des proches dont il attend le soutien est souvent à l’origine de la honte d’être créateur . Cette honte demeure une entrave quand le jeune est devenu adulte car notre artiste intérieur est toujours l’enfant créateur. La critique redoutée n’est pas n’importe quelle critique ; en effet l’artiste est tout à fait capable d’accueillir les critiques constructives qui le font progresser ; la critique redoutée c’est « comment peux tu ? » , «Comment oses-tu ? », c’est une critique impossible à réfuter. C’est une humiliation.

 

L’artiste doit apprendre à connaître le moment adéquat pour solliciter une critique et savoir de qui elle peut émaner pour être reçue de façon constructive ; il ne convient pas de montrer une première esquisse à quelqu’un qui ne pose pas un regard bienveillant, emprunt de discernement. Ensuite, il est inévitable que l’on ne puisse contrôler toutes les critiques reçues, ni les rendre plus saines, plus constructives si elles ne le sont pas. En revanche nous pouvons apprendre à nous réconforter, à rechercher des amis bienveillants, nous devons désamorcer les humiliations, notamment grâce aux pages du matin . Nous devons apprendre que notre art révèle des secrets de l’âme humaine et que cette libération n’est pas toujours bien acceptée. A ceux qui voudront faire honte, il faut opposer une détermination sans faille ; pas le moindre doute n’est permis car ce serait l’engrenage.

 

 

4. Négocier avec les critiques

 

Il faut être capable de faire la différence et le tri entre les critiques utiles et les autres. Les critiques positives, bien à propos, procurent souvent à l’artiste un sentiment intérieur de soulagement , elles permettent d’évoluer en comprenant ce qui n’allait pas dans son travail.

 

En revanche, les critiques négatives nous accablent ; elles ont un effet paralysant sur la créativité car elles contiennent du mépris, de l’égoïsme, leur contenu est ambigu, leurs condamnations personnelles, globalisantes, irresponsables. La maltraitance de l’enfant artiste engendre la rébellion à l’origine des blocages de la créativité.

 

On peut traiter les critiques ainsi :

1 recevoir la critique dans sa totalité et la dépasser.

 

2 prendre des notes sur les concepts ou paroles qui nous ennuient, ;

 

3 prendre des notes sur les concepts ou paroles qui nous semblent utiles ;

 

4 se materner : relire une bonne critique positive ancienne ou se remémorer un compliment.

 

5 avoir présent à l’esprit que même si vous avez créé une œuvre d’art vraiment mauvaise, cela peut être le tremplin nécessaire à votre prochain travail ; l’art mûrit de façon spasmodique et nécessite des étapes de croissance identiques à celles du vilain petit canard.

 

6. regarder à nouveau la critique ; est ce qu’elle vous rappelle une critique particulière de votre passé ? notamment des critiques humiliantes de votre enfance ? admettez que la critique actuelle déclenche la souffrance d’une blessure déjà ancienne .

 

7 écrire une lettre au critique, à ne pas envoyer probablement ; défendez votre travail et reconnaissez ce qui était peut être utile dans la critique faite.

 

8. remettez vous au travail et engagez vous immédiatement dans la réalisation de quelque chose de créatif.

 

9 just do it . la créativité est le seul remède contre les critiques.

 

 

5… Détective

 

Julia Cameron propose ici un travail de détective pour restaurer les parties de nous-mêmes que nous avons abandonnées au profit de notre entourage, en mettant notre énergie créatrice au profit d’autrui…il s’agit de compléter des propositions relatives à nos souvenirs d’enfance, goûts secrets, budgets confisqués, aspirations profondes….

 

 

6. Grandir

 

On ne reconquiert pas sa créativité en progressant de façon linéaire. Un jour on progresse, le lendemain on régresse. On grandit par poussées , et il y a des phases de repos, d’apathie. Dans ces moments là, les pages du matin seront parfaitement ennuyeuses mais elles nous permettent de nous reposer dessus ; elles contribuent avec l’accomplissement quotidien d’une petite chose agréable à nous rendre la vie plus légère.

 

Il faut aussi apprendre à prendre soin de nous : ôter du frigo le périmé et les cochonneries,et aller au marché acheter des légumes frais…. vérifier le tiroir à chaussettes : jeter les trouées, les dépareillées, les has been…

 

Avant quand on disait « aide toi le Ciel t’aidera » cela signifiait « le Ciel vient en aide uniquement à ceux qui le méritent » ..maintenant c’est prendre conscience de tous les petits cadeaux qui nous échoient dès lors qu’on commence à s’aimer un peu plus…soyons attentif à tous les soutiens, les encouragements provenant de sources inattendues : entrées gratuites, invitation, don…. Pour grandir, faire aussi l’expérience de la solitude, accordez vous des moments de tranquillité pour vous questionner sur ce que vous ressentez à l’instant ; écoutez la réponse et encouragez vous…Choyez vous…

The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

7. Exercices de la semaine 3

 

1. Décrivez la pièce que vous occupiez enfant, en mots ou en croquis ; quel était votre objet préféré ? quel objet préférez-vous dans votre pièce actuellement ? rien ? alors, procurez vous un objet que vous voudriez avoir dans cette pièce, peut être quelque chose qui était dans la chambre de votre enfance ?

 

2. Décrivez 5 traits ( je suppose qu’il s’agit de traits de caractère ) que vous aimiez chez vous lorsque vous étiez enfant.

 

3. Citez 5 réalisations dans votre vie d’enfant ( exemples : dissertation de terminale, dresser un chien, mettre en portefeuille le lit du prêtre, éjecter une grosse brute de la salle de classe …) Citez 5 plats favoris de votre enfance et achetez vous en un cette semaine même si c’est de la gelée à la banane ( on peut se le faire soi-même aussi je pense ! …)

 

4. Examinez vos habitudes. Beaucoup interfèrent avec l’objectif de choyer l’artiste-en-soi et peuvent susciter de la honte, parce que c’est une sorte d’autodestruction. Par exemple, certaines habitudes sont évidemment préjudiciables comme fumer, trop boire, trop manger…d’autres sont plus sournoises : avez-vous l’habitude de regarder des programmes de télévision que vous n’aimez pas ? de trainer avec un ami ennuyeux tout simplement pour tuer le temps ? faites la liste de 3 habitudes néfastes ; quel bénéfice tirez-vous de la continuation de ces habitudes ? il y a de mauvaises habitudes qui sont plus subtiles : ne pas prendre le temps de faire du sport, ne pas prendre de temps pour prier, ne pas se nourrir, traîner avec des gens qui rabaissent vos rêves…) Enumérez 3 ennemis subtils ; que retirez-vous de cette forme de sabotage ; soyez précis. 5. faites une liste des amis qui vous nourrissent – nourrir et non permettre- c-à-d ceux qui vous donnent le sens de votre propre compétence et de vos propres possibilités, vous permettent de faire passer le message que, sans leur aide, vous ne parviendriez pas à communiquer. Il y a une grande différence entre être aidé et être traité comme si nous étions impuissants. Enumérez 3 amis bienveillants. Quels sont leurs traits de caractère qui vous sont utiles ?

 

6 appelez un ami qui vous considère comme une personne bonne et brillante, qui veut agir. Une partie de votre reconquête sera de vous assurer de son soutien. Ce soutien vous sera essentiel lorsque vous prendrez de nouveaux risques.

 

7. chacun de nous a une boussole interne. C’est un instinct qui nous pousse vers la santé.il nous avertit quand nous nous trouvons en zone dangereuse et nous renseigne sur ce qui est bon et sûr pour nous. Les pages du matin sont une façon d’entrer avec cette boussole, de même que peuvent l’être certaines activités du cerveau artiste : peindre, conduire, marcher , frotter, courir….cette semaine, prenez une heure pour suivre votre boussole interne en faisant une activité du cerveau artiste, et écoutez les visions intérieures qui remontent à la surface.

 

8. citez 5 personnes que vous admirez. ensuite , citez 5 personnes que vous admirez en secret. Quels sont les traits de ces personnages que vous pouvez cultiver plus profondément en vous-même ?

 

9. citez maintenant 5 personnes que vous auriez souhaité rencontrer et qui sont mortes. Ensuite citer 5 personnes qui sont mortes et avec lesquelles vous auriez aimé traîné jusqu’à l’éternité. Quels sont les traits de ces personnages que vous pouvez rechercher chez vos amis ?

 

10. Comparez les deux listes, ceux que vous aimez et admirez vraiment, ceux que vous pensez devoir aimer et admirer. Il se peut que vous vous croyiez obligé d’admirer Untel alors que votre cœur penche pour un autre moins prestigieux mais ….

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LES PAGES DU MATIN

Publié le par Chry

Le premier et principal outil de (re)conquête de notre créativité préconisé par Julia Cameron dans son livre Libérez votre créativité sont les pages du matin ( morning pages ) .

 

Voici le résumé de ce que sont les pages du matin :

 

Il s’agit d’écrire ponctuellement chaque matin même ( et surtout )  si on n’en a pas envie trois pages manuscrites  (format A4 ce qui fait une feuille et demi, ou si on utilise un petit cahier, 3 feuilles recto verso )  ou au cours desquelles nous devons donner libre cours à nos pensées : «  oh la la encore un matin ! mais je n’ai rien à écrire…j’ai encore la vaisselle à faire …est ce qu’il a plu cette nuit ? …blablabla… ».

Il faut écrire tout ce qui nous passe par la tête. Rien n’est trop stupide, trop insignifiant, trop étrange pour être exclu. et si on ne sait pas quoi écrire, on écrit : « je ne sais pas quoi écrire, je ne sais pas quoi écrire… » ou n’importe quoi jusqu’à ce qu’on ait noirci trois pages.

Ce qu’on écrit n’est pas de l’art, ni même de l’écriture, l’orthographe, la grammaire, le style n’ont rien à y voir.

Les pages du matin n’ont pas à paraître intelligentes ; la plupart du temps elles ne le seront pas et personne n’en saura rien sauf nous-même car absolument personne n’est autorisé à les lire. Et même nous, nous ne devons pas les relire avant huit semaines environ.

Même si  parfois les pages du matin peuvent receler des choses très belles et pertinentes, la plupart du temps elles ne seront que pensées négatives et fragmentées. Souvent elles ne livrent qu’apitoiement sur soi-même, enfantillages….elles sont souvent répétitives de jours en jours … elles expriment de la colère, des velléités, des rancoeurs…elles peuvent paraître bêtes…

Bon…c’est très bien.

Parce que tous ces propos notés les matin dans les pages, qui expriment des gémissements, des émotions perturbantes, ou des choses insignifiantes et banales, toutes ces choses s’érigent entre nous et notre créativité. Toutes ces choses encombrent notre inconscient ( et souvent aussi notre conscient !)  et nous gâchent nos journées. Nous lavons notre cerveau de toutes ces choses en les couchant sur la page.  C’est déjà un premier point.

Mais les pages ont une deuxième vertu , si on les fait le plus tôt possible, dès le saut du lit préconise JC : nous permettre d’échapper à notre Censeur intérieur !

En tant qu’artistes bloqués nous avons tendance à  nous critiquer sans merci.

Même si nous paraissons aux yeux des autres fonctionner comme des artistes, nous avons le sentiment que nous n’en faisons jamais assez et que ce que nous faisons n’est jamais assez bien. Nous sommes victimes de notre propre critique, perfectionniste intériorisé, le vilain Censeur qui profère sans arrêt des remarques destructrices , bien souvent déguisées en vérité.

Puisqu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’écrire les pages du matin, et parce que plus tôt on les fait, moins le Censeur est réveillé,  l’opinion du Censeur sur le principe et le contenu de ces pages n’a aucune importance même s’il en émet une, forcément négative, et il le fera assurément. Il suffit d’écrire.

 Le but est de cesser de considérer le Censeur comme la voix de la raison et d’apprendre à le concevoir comme un dispositif de blocage, ce qu’il est.

Les pages du matin vont nous apprendre que notre humeur n’a pas vraiment d’importance ; que certaines de nos œuvres, parmi les plus créatives sont réalisées les jours où on avait l’impression que tout ce qu’on faisait ne valait absolument rien. Les pages du matin nous apprennent d’arrêter de juger et d’écrire  ( «  tais- toi et écris ! »)

JC explique que faire les pages du matin lui permet d’aller de l’autre côté ( to get to the other side ) ; de l’autre côté de nos peurs, de notre négativisme, de nos humeurs.

Surtout,  au-delà de notre Censeur, à l’abri de ses critiques incessantes, là où on peut entendre la petite voix de notre Créateur intérieur qui est aussi la nôtre.

Le Censeur c’est notre cerveau logique, linéaire ; il perçoit le monde selon des principes, des catégories connus. Le cerveau logique était et est toujours notre cerveau de survie. Tout ce qui est inconnu est perçu comme inadéquat et potentiellement dangereux.

Face à une peinture abstraite aux couleurs étranges il dit : « qu’est ce que ça peut bien être ? ce n’est pas comme il faut ! »

Notre cerveau artiste en revanche est notre enfant intérieur, notre inventeur…il est libre, procède par association, il établit des liens nouveaux,  relie des images disparates pour créer du sens…

Il se trouve que les pages du matin apprennent au cerveau logique à se tenir à l’écart et à laisser jouer le cerveau artiste.

Pour le Censeur, toute pensée originale peut être un vrai danger. Il aime ce qu’il connaît, ce qui le sécurise. Il juge toute originalité fausse/dangereuse/mauvaise.

Les pages du matin entraînent à ne plus entendre les critiques, les moqueries, les menaces du Censeur.

Enfin JC nous explique que les pages du matin sont une forme de méditation . A force de les faire chaque matin on atteint une forme de vision intérieur, une forme de sagesse.

Voilà donc en résumé ce que sont les pages du matin selon Julia Cameron.

 

Cela fait des mois que je les pratique par intermittence, et j’avoue je confesse que j’en ai maintenant besoin…si pendant plusieurs jours, mon emploi du temps ne me permet pas de les faire, j’éprouve un réel manque, comme si mon cerveau était encombré, comme si je n’avais pas descendu les poubelles depuis plusieurs jours…

 

Et de la même façon que le contenu de nos poubelles est sûrement très édifiant sur notre mode de vie, les pages du matin  à la longue nous révèlent beaucoup sur nous même … à force de radoter les mêmes choses idiotes quotidiennement ( parce qu’il ne faut pas se leurrer, on radote énormément ! enfin je sais pas vous, mais moi je radote !  ) , on devient moins dur, moins psycho-rigide envers soi même et envers les autres, et c’est là que  les idées neuves surgissent ….

 

 

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