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Articles avec #coaching tag

...bosser comme un forcené...sans télé, sans internet...

Publié le par Chry

« J’ai décidé de faire un pari sur moi même et voir ce qu’il va se passer. » Ces mots, prononcés par Jimmy Butler lui même à l’annonce de sa non-prolongation de contrat avec les Bulls, lui ont collé une certaine pression. Avec un Derrick Rose en quête de rythme, un Noah diminué par des soucis de genou et un Pau Gasol à peine arrivé et à la recherche de repères, Butler savait que les responsabilités allaient arrivées et qu’il allait devoir répondre présent. Loin d’être effrayé par tout ça, il en a redemandé. Sereinement, le natif de Tomball dans le Texas a éclaboussé ce premier mois de NBA par son talent et sa classe, au point d’être aujourd’hui 10ème meilleur scoreur de la ligue avec 21.9 PPG, menant son équipe à un record de 11 victoires – 6 défaites malgré pas moins de 12 matchs disputés à l’extérieur (seul Orlando en a joué autant) !!

Comment cet arrière, surtout connu pour ses énormes qualités de défenseur en homme à homme (la bise à Gordon Hayward, Aaron Afflalo ou Joe Johnson, juste pour évoquer la semaine passée), est il devenu LE leader offensif des Chicago Bulls, une équipe qui n’arrivait pas à mettre un panier l’an dernier et qui tourne à 101.1 PPG cette saison ?

Il n’y a pas de secret, Jimmy a bossé comme un forcené tout l’été. Avec un ami, ils ont loué une maison près de Houston, dans son Texas natal, et se sont tout simplement coupés du monde : « C’était volontaire. Je ne voulais aucune distraction alors on n’avait pas la télé, ni Internet. A chaque fois qu’on s’ennuyaient, on allait à la salle. On mangeait, on allait à la salle, on faisait la sieste et on recommençait. On allait à la salle 3 fois par jour parce qu’à la maison, on ne savait pas quoi faire. » Au menu de ces séances intensives, on retrouve de la musculation, de la course sur tapis, du Yoga, des Pilates, sans oublier le travail avec ballon, des séances de 1 vs 1 sur terrain complet notamment.

Il s’est de plus imposé une diète violente, qui l’a fait passer de 110 à 105kg, malgré plus de muscle. Pas étonnant dés lors de le voir régulièrement attaquer le cercle avec un premier pas plus rapide et une capacité supérieure à encaisser les contacts et finir les actions, délaissant au passage sa gourmandise de l’an dernier à artiller à 3pts sans raison (3.6 THREES tentés par match l’an dernier, pour 28.3%). Ainsi il est cette saison 4ème de la NBA aux lancés francs tentés (8.8 par match avec un 18/20 à Denver mardi dernier) et 46% de ses tirs sont pris dans la raquette, sans oublier un Carrer High de 5.7rbs, ce qui est excellent pour son poste !! Et cette capacité à provoquer des lancés lui permet d’être important même dans un soir sans niveau shoot, le meilleur exemple étant le match à Boston vendredi dernier, ou il signe un vilain 6/15 aux tirs mais fini avec 22pts grâce à un 10/12 sur la ligne, aidait les siens à remonter un retard de 16pts pour s’imposer 109-102 !!

Chigago bulls Debats-sports.com

http://bulls.debats-sports.com/?p=3047

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....objectifs généraux de l 'année....

Publié le par Chry

Durant cette année scolaire, j’ai décidé de ne m’inscrire à RIEN, à aucun atelier ni aucun cours qui me crée une obligation de présence hebdomadaire...besoin de temps de repos, de liberté ... cela ne veut pas dire que je ne ferai RIEN, au contraire... j’ai des tas de projets !...
Enfin plutôt , je veux consacrer mon énergie à essayer  de m'améliorer et enfin de finaliser tous mes projets en cours , plus ou moins déjà commencés :
 
1) - maintenir régulièrement des liens avec les gens que j'aime et auxquels je tiens : téléphoner, mails, cartes postales, souhaiter les fêtes et les anniversaires, petites attentions, envoi de photos, faire des choses ensemble...( objectif : l'amour et l'amitié, c'est ce qu'il y a de plus important dans la vie, et après ...)
 
2) - être CONSCIENTE de mes besoins, de ce que je veux, de ce qui est important pour moi et mes proches...agir en COHERENCE avec mes pensées...être plus attentive...ANTICIPER.... OSER....  ( objectif : arrêter de culpabiliser, et de courir comme une poule sans tête )
 
3) - renouveler ma créativité culinaire avec des recettes diététiques et végétariennes ( objectif : alléger mon postérieur et agir en cohérence avec ma conscience morale et politique... être en meilleur santé, retrouver de l'énergie, mieux dormir ... )
 
4)- marcher ( reprendre mes marches rapides, mes randos en ville et en campagne, notamment pour faire des photos, ou des croquis nature ) ,  nager aussi peut être, remettre mon vélo en état de rouler ...
( objectif : me muscler et perdre du gras, retrouver de l'énergie,  méditer, observer, découvrir... )
 
5)- être plus attentive à mon look , plus girly, m'intéresser à la mode... ( objectif : avoir une meilleur estime de moi, explorer la créativité vestimentaire et  éviter de me faire des noeuds au cerveau quand il s'agit de m'Habiller, demeurer agréable à regarder malgré le temps qui passe....) ( NB  cet objectif n'est pas celui de devenir une fashion victime, juste d'être bien et d'approfondir d'autres domaines de créativité...)
 
6)- finaliser sous toutes formes exposables tous mes carnets de pérégrinations urbaines ou bucoliques, portraits, poèmes de mots découpés, photographies, peintures en projet et en cours ( au besoin m'inscrire à quelques stages dominicaux ponctuels) .... me remettre aux travaux manuels notamment en vidant les stocks de matos que j’ai accumulé à l'occasion des "Mercredis créatifs" et ateliers d'ArtsP au collège, me remettre à l’encadrement ( au besoin reprendre qqs cours pontuels ) ,   me consacrer à la (re-)déco de mon sweet home, feng shui, meubles,  objets.... ( objectif : faire un sort aux vieux trucs ( jeter / donner/ recycler/vendre/dénicher aux puces l'objet rare ) pour éliminer le qi stagnant , réveiller ma créativité et faire place à une énergie nouvelle pour moi et toute la famille  !)

 

7)- organiser enfin à la maison un soir par semaine les ateliers d’émulation créative réclamées par mes copines... ( objectif : faire ce que j'ai dit que je voulais faire, favoriser l'émulation créative...)

 
8)- me mettre enfin régulièrement à la méditation, faire quotidiennement mes pages du matin , et m’organiser un rv avec l’artiste en soi hebdomadaire... ( objectif : poursuivre mon chemin vers la zénitude, gérer la "folie" des proches et lointains, développer plus d'empathie...)
 
9)- faire des recherches sur la mémoire, l'apprentissage, la créativité et appliquer dans la vraie vie ... faire des maths... ( objectif  : améliorer mon travail, améliorer le fonctionnement de mon cerveau et dans la mesure du possible celui des autres ...).
 
10)- approfondir l’anglais ( objectif : arrêter de plafonner au niveau brevet du collège, enrichir mon vocabulaire et pouvoir lire sans pb des articles en anglais sur les sujets qui m'intéressent, pouvoir m'exprimer "fluent" avec des anglophones...)
 
11)- me remettre à lire beaucoup, des romans, des essais, des bd, des articles... ( objectif : me distraire, m'instruire, affuter ma réfléxion et ma créativité )  et faire des fiches de lecture sur le blog ( objectif : me souvenir de ce que j'ai lu et partager )
 
12)- voir des films/pièces de théatre /concert/ musées/ expos au moins une fois par semaine ( de préférence en famille ) et écrire des articles sur le blog pour en parler ( objectif : me distraire, m'instruire, soutenir les Artistes et la Culture, affuter ma réflexion, inspirer ma créativité, me souvenir de ce que j'ai vu, partager ....)
 

 

....objectifs généraux de l 'année....

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The artist's way Semaine 5 Retrouver le sentiment du possible

Publié le par Chry

Julia Cameron dans son livre "Libérez votre créativité" nous invite cette fois à examiner les bénéfices que l’on tire à ne pas bouger, à constater comment on n’exploite pas son potentiel en fixant des limites aux dons du Ciel, à évaluer le coût de vouloir paraître au lieu d’être authentique. Elle nous invite à imaginer des changements radicaux pour ne plus être inhibé et ne plus nous restreindre en imputant la responsabilité aux autres.

 

( je rappelle que ce qui suit est un résumé subjectif de l’ouvrage de JC, j’élague notamment tous ses exemples)

The artist's way Semaine 5 Retrouver le sentiment du possible

1. Ne nous fixons pas de limites

 

Il y a lieu de rappeler que pour Julia Cameron , créer est un acte de Foi et que pour développer sa créativité, il faut développer sa spiritualité, s’ouvrir à la Foi…

Pour elle, il faut donc considérer que Dieu ( non pas le Dieu de telle ou telle religion, mais le Grand Créateur ) est source de toute créativité, qu’Il a des quantités de projets extraordinaires pour nous et qu’Il est une source d’aide illimitée pour les réaliser, dès lors que l’on est prêt à écouter, à recevoir, et à s’y mettre…

Et donc il nous faut arrêter de décider d’emblée et a priori de ce que Dieu a à nous apporter, de fixer des limites à l’aide que Dieu peut nous fournir , d’arrêter d’être avare avec nous même et de renvoyer les cadeaux qu’on reçoit. L’aide de Dieu ne ressemble pas souvent au coup de baguette magique. En général, il s’agit d’une collaboration consciente, on arrête d’avoir des croyances négatives, on clarifie ce qu’on veut vraiment, on travaille dur pour y parvenir, et un jour …pchioutt !!! les choses se mettent en place de façon incroyablement facile….et souvent imprévue.

Il faut d’abord prendre conscience que Dieu a des ressources illimitées pour chacun d’entre nous auxquelles on a tous le droit d’accéder : il n’y a pas à culpabiliser d’obtenir trop. Il n’y a pas non plus à utiliser cette aide divine avec pingrerie comme si on avait peur de manquer ensuite. Au contraire Dieu est une source, un flux d’énergie qui aime se répandre ; il faut recevoir de Dieu avec gratitude comme un acte de vénération. Il y a lieu aussi d’être attentif au fait que l’Aide, le flux d’énergie créatrice divine s’écoule où Il le veut et non où nous le voulons. En conséquence il est important d’accepter de recevoir quelque chose de bon d’une source quelconque qui peut être inattendue et déconcertante et non pas seulement selon les critères des conventions sociales. Avoir la foi en Dieu libère des dépendances négatives et de l’anxiété en nous assurant qu’Il pourvoira d’une façon ou d’une autre à nos besoins et à la réalisation de nos rêves. « Notre travail est de savoir comment il va s’y prendre » et un des moyens d’écouter c’est d’écrire les pages du matin. , faire la liste des domaines où on a besoin de conseils et poser les questions le soir avant de s’endormir, et le matin, écrire, recevoir les réponses .

 

 

2. Trouver la rivière

 

Il nous arrive de penser de façon négative et craintive, d’être effrayé par les espoirs que nous avons fait naître. Acquérir la Foi, évoluer vers une dépendance spirituelle se fait progressivement, chaque jour de façon lente et sûre ; chaque jour devenir plus authentique, avoir une attitude plus positive. Exprimer d’avantage notre vérité, d’avantage entendre celle des autres, ne plus juger.

Les pages du matin nous libèrent de l’emprise de nos opinions ancrées et vues étroites, car elles nous donnent le sens du mouvement, du fait que les choses changent, ne sont pas immuables. Devenir dépendant de la source divine, c’est se libérer de toutes les autres dépendances car nous sommes libérés de nos terribles peurs d’abandon, et nous ne sommes plus en demande constante de réassurance de l’amour de nos proches, de la considération de nos contemporains. Ceux-ci libérés de ces demandes incessantes peuvent alors nous aimer, venir à nous librement.

Au fur et à mesure des pages du matin nous devenons moins rigides. L’image de Julia Cameron est celle de trouver la rivière et d’accepter son flux, ses courants, ses méandres. Nous nous surprenons à accepter des opportunités. Nous abandonnons des idées que nous avions sur nous et nous découvrons un nouveau Moi qui prend plaisir à toutes sortes d’aventures bizarres. Les pages du matin nous apprennent à nous traiter avec plus de gentillesse. Julia Cameron dit qu’étant moins désespéré, nous sommes moins dur avec nous-mêmes et avec les autres et nous apprenons la compassion. Nous apprenons à accepter la générosité, qui peut se présenter sous des formes insoupçonnées .

 

3. Le piège de la vertu

 

« Un artiste doit avoir du temps mort, du temps pour ne rien faire. Défendre notre droit à un tel temps implique du courage, de la conviction et de la résistance. Nos familles et nos amis pourront être frappés par un tel temps, espace de tranquillité qu’ils peuvent vivre comme un retrait d’eux. Cela l’est. Pour un artiste, le retrait est nécessaire. Sans cela, l’artiste en nous se sent triste, irrité, de mauvaise humeur. Si une telle privation continue, l’artiste en nous devient maussade, déprimé, hostile. A la fin, nous devenons comme des animaux aculés, montrant les dents à notre famille et à nos amis pour qu’ils nous laissent seuls, et arrêtent de formuler des demandes irraisonnables. C’est nous qui formulons des demandes irraisonnables. Nous nous attendons à ce qu’un artiste fonctionne sans lui donner ce dont il a besoin pour créer. Un artiste a besoin de solitude créative constante. Pour guérir, un artiste doit laisser le temps faire, seul, son travail. Sans cette période de recharge, notre artiste s’épuise. Au fil du temps cela est pire que d’être de mauvaise humeur. Les menaces de mort sont à l’œuvre . »

 

Dans un 1er temps, la colère est dirigée contre les proches qui empêchent et interrompent sans cesse cette solitude nécessaire, mais au fil du temps, si ce besoin continue d’être ignoré, ou plutôt parce que nous craignons de mettre en péril nos relations avec nos proches, nous substituons le suicide aux envies assassines. Rester bloqué et différer sine die le maternage de son moi créateur authentique en voulant être utile, agréable aux autres apporte de nombreux bénéfices secondaires tels que le sentiment d’être un bon parent, ou un enfant reconnaissant, ou un conjoint aimant …c’est le « piège de la vertu »… Pour un artiste, être vertueux ( ne pas être égoïste, être généreux, serviable, aimable…) peut être mortel…et en réalité, nous faisons comme si nous étions là, mais notre vrai Moi n’est plus là , il ne reste qu’une enveloppe bien dressée. Nous sommes comme dissociés . Par peur de paraître égoïste, nous nous suicidons passivement.

The artist's way Semaine 5 Retrouver le sentiment du possible

4. Etes vous auto-destructeur ?

 

Cette question est rarement comprise dans son vrai sens, à savoir « Détruisez vous votre moi ? » , « détruisez-vous votre vraie nature ? »

Nombreuses sont les personnes « prises au piège de la vertu » qui n’apparaissent pas a priori autodestructrices ; elles se sont construit un faux Moi agréable pour les autres et recevant l’approbation générale en étant de bons parents, de bons époux, de gentils voisins, de bons employés….le faux Moi est toujours patient, toujours désireux de différer ses besoins pour répondre aux besoins ou demandes des autres…en réalité leurs vertus ont détruit leur vrai Moi sain, celui qui sait quels sont ses intérêts, parfois un peu anarchiste et perturbateur, celui qui sait dire non aux autres…

Les créateurs pris au piège de la vertu n’arrivent pas à avoir une bonne opinion de leur vrai Moi et ne peuvent le montrer aux autres sans redouter continuellement leur désapprobation.

Les créateurs pris au piège de la vertu ne peuvent pas se demander : « quels sont mes besoins ? que ferais je si ce n’était pas trop égoïste ? » Et bien justement, que feriez vous si ce n’était pas aussi fou ? si ce n’était pas trop égoïste ?

Julia Cameron dit : « en cherchant le Créateur qui est en nous et en embrassant nos propres dons de créativité, nous apprenons à être spirituel dans ce monde, à croire que Dieu est bon et nous aussi, nous le sommes, et qu’il en est de même pour toute création. De cette manière nous évitons le piège de vertu. »

 

Questionnaire du piège de la vertu

- le plus grand manque dans ma vie c’est………

- la plus grande joie dans ma vie c’est……

- ce qui me prend le plus de temps c’est…..

- comme je joue d’avantage je travaille…….

-je me sens coupable d’être……

- je me préoccupe pour…….

- si mes rêves se réalisent ma famille va…

- je me sabote, ainsi les gens vont……..

- si je me laisse aller aux sentiments, je suis en colère contre…..

- une des raisons pour lesquelles je me sens triste parfois, c’est……..

 

Est-ce que votre vie sert à vous ou aux autres ? Etes vous autodestructeur ?

 

5. Joies interdites

 

Les créateurs bloqués adorent se dire non, s’opposer des refus ; pour en prendre conscience , citez 10 choses que vous aimez et aimeriez faire, mais que vous ne vous autorisez pas à faire comme par exemple :

- avoir sur soi un carnet de croquis et des crayons,

- se faire faire des mèches,

- apprendre à piloter un avion,

- faire de la plongée sous marine ect ect ….

 

Souvent le seul fait d’écrire cette liste fait tomber les barrières qui empêchent de faire.

 

 

6. La liste des vœux

Terminer les phrases suivantes

1.je souhaite …………………

2.je souhaite…………………..

3.je souhaite …………………

4.je souhaite…………………..

 

Aller comme ça jusqu’à 20, écrire vite, pour échapper au Censeur, laisser s’exprimer la frivolité

 

7. Exercices de la semaine

1.les raisons pour lesquelles je ne peux vraiment pas croire en un Dieu qui porte secours sont :

-………

-………. ( énumérez en 5 )

 

2.commencer un dossier d’images, un dossier de 5 désirs ( rêves, projets ) si vous aviez la foi, l’argent, l’audace….rassemblez des images illustrant ces désirs , photographies, dessins, informations…

 

3 .à nouveau, citez 5 vies imaginaires que vous aimeriez vivre…y a-t-il du changement depuis le même exercice des premières semaines ? avez-vous commencé à en réaliser des parties ? vous pouvez mettre des images de ces vies dans votre dossier d’images.

 

4.si j’avais 20 ans et si j’avais de l’argent, je ferais……….. ( rajouter des images correspondantes dans le dossier d’image)

 

5.« si j’avais 65 ans et de l’argent, je ferais… »…. Faites la liste des 5 plaisirs que vous avez remis à plus tard, rassemblez encore des images pour votre dossier.

Par exemple : « j’habite maintenant dans une maison que j’ai imaginée pendant 10 ans ainsi……….. »

 

6.« les 10 comportements qui prouvent que je suis mesquin avec moi-même sont….. »

 

7.« les 10 objets que je n’ai pas et que j’aimerais avoir sont…. »

 

8.« honnêtement mon blocage créatif favori c’est … » ( regarder la tv, lire beaucoup, rencontrer des amis, faire du sport, secourir les autres, travailler…) Nommez le. Dessinez vous en bd en train de vous adonner à votre blocage créatif favori.

 

9.« mon bénéfice à rester bloqué c’est……. »

 

10.« la personne que je rends responsable de mon blocage c’est……. »

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...différentes sortes d'artist's dates, à ma sauce...

Publié le par Chry

 ...suite de l'article précédent RETOUR D’EXPERIENCE SUR LE « RENDEZ VOUS AVEC L’ARTISTE EN SOI » 

 

* l’artist’s date collectif avec des connus ou inconnus qui sont aussi en artist’s date

Pour moi , c’est le moyen le plus « simple » et le plus stimulant  pour « être obligée » d’y aller en « abandonnant » homme et enfants sans culpabilité : m’ inscrire à un  atelier collectif d’arts plastiques ( qui peut être ponctuel, ou mensuel , pas forcément hebdomadaire) , une rando organisée, une soirée-fabrication de bijoux entre nanas, un cours de chinois  … la liberté de choix est grande…Il s’agit de stimuler son imagination, de découvrir de nouvelles activités, de nouveaux horizons, de prendre plaisir, d’échanger … Tous les gens qui sont là poursuivent ces mêmes objectifs.

 

...ça me plait tellement que j’essaie de susciter moi-même des ateliers « émulation » entre copines dans tous les domaines des loisirs créatifs et beaux-arts…simplement s’autoriser à faire, sortir du projet sans cesse remis au lendemain, essayer,  même si ce qu’on fait est carrément perfectible,  ce n’est pas grave, c’est même normal quand on débute une activité de ne pas savoir faire bien, l’important c’est de rentrer dans le concret, d’oser . A plusieurs c'est tout de suite plus facile, plus ludique...

 

L’ artist’s date collectif peut consister à prendre des cours techniques pour acquérir des connaissances, un savoir-faire ou plus d’aisance dans un domaine, mais si ces cours deviennent une source de stress et de remise en cause personnelle , c’est peut être normal et utile, parce que la technique est difficile ou le prof exigeant, parce qu’il nous fait progresser,  mais on sort de la notion d’artist’s date, je pense… bon, ça, on ne le sait qu’en expérimentant…

 

* le mini artist’s date quotidien.

Je crois qu’en cas de blocage créatif procrastinatoire aigu,  c’est beaucoup plus facile de s’accorder un petit temps quotidien , 5mn, 15-20 minutes par exemple ( pourquoi pas une heure, quel luxe ! ) , plutôt que deux heures hebdomadaires…c'est moins culpabilisant, moins angoissant...c’est une application de la méthode kaizen, un petit pas chaque jour …en outre, au bout de trois semaines, il paraît que ça génère l’ancrage d’une habitude, ça devient une sorte de réflexe…

 

Il ne faut pas se prendre la tête, il suffit de faire des trucs bêtes, des baby steps ! 

Jour 1 peindre une feuille d’une couleur de fond

Jour 2 faire des découpages de motifs  dans des magazines

Jour 3 coller les motifs découpés sur le fond peint

Jour 4 dessiner des traits , arabesques ou formes pour relier les motifs entre eux

Jour 5 écrire des mots en rapport avec les motifs et les dessins

 

Bon voilà on peut continuer comme ça chaque jour , ou arrêter quand on pense que c’est fini…

Si on trouve que c’est beau tant mieux , si c’est moche on cherche pourquoi et on améliore, on recommence, ou on passe à autre chose, ça n’a absolument aucune importance, le but n’est pas de faire une grande œuvre, mais simplement de s’entraîner à éprouver le besoin de chaque jour faire un petit quelque chose de créatif .

 

J’ai donné un exemple avec peinture, découpage, et écriture, car c’est mon domaine, mais ça peut être de coudre des boutons pour customiser une vieille veste, de passer 10 mn à l’animalerie regarder les poissons exotiques dans les aquariums, de faire 3 rangs de tricot , 5 mn de chant d’opérette sous la douche, 1 ligne de partition à la guitare, tester les mirabelles avec la cuisse de pintade , dormir dans l'autre sens du lit,  n’importe quoi qui nous permette de nous sentir créatif, de plus en plus productif dans nos domaines de prédilection .

 

Quand on a pris l’habitude de ce petit rendez vous quotidien, il advient inévitablement deux choses :

- on éprouve de plus en plus souvent la nécessité d’augmenter la durée du rendez vous quotidien,

- on éprouve beaucoup de mauvaise humeur si l’on est empêché un jour d’accomplir sa petite œuvre créative.

 

C’est pourquoi j’ai inventé...( enfin ...je présume que d'autres l'ont inventé avant moi, disons que je l'ai redécouvert !)

 

*  le micro artist’s date spacio-temporel…

C’est le plan de survie créative en cas de journée noire, quand on est pris à la gorge par les obligations professionnelles ou familiales, par des maux divers , les journées où L’enfer c’est les autres.

Il s’agit juste d’apprendre à mobiliser rapidement son attention sur des perceptions ou sensations surgissant à l’improviste, de se connecter rapidement avec l’artiste en soi afin de les mémoriser, les enregistrer, faire une photo, un croquis, rédiger quelques mots, ne pas laisser échapper le souvenir, l’association d’idées ou d’images incongrues…La journée n’aura pas été perdue.

 

Mon outil de prédilection ( mais il y en a des tas d’autres)  est mon appareil photo, et nombreuses sont mes photos qui ont été prises en ces occasions déprimantes ( pas toutes heureusement !!) … pour échapper à l’ennui ou à la colère j’observe autour de moi, je modifie mon regard.

...différentes sortes d'artist's dates, à ma sauce...

Là par exemple, mes gosses me pompaient le chou à un point critique...je les ai laissé à leurs disputes en apercevant ces deux volatiles perchés sur une patte au bord du lac du parc départemental de la Courneuve, et j'ai attendu deux ou trois minutes que celui de droite daigne arrêter de fourrager sous son aile pour placer sa tête et son cou en symétrie avec son copain de gauche...ça m'a calmé.... Il advient parfois que mon regard entraine celui des autres et je me retrouve avec homme et enfants me cherchant des têtes d’arbres….

Et donc, un prochain article sera consacré à l’artist’s date familial et à l’artist’ date improvisé.

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RETOUR D’EXPERIENCE SUR LE « RENDEZ VOUS AVEC L’ARTISTE EN SOI »

Publié le par Chry

 

Rappelons que le rendez-vous-avec-l'artiste-en-soi est l'un des outils essentiels préconisés par Julia Cameron pour la reconquête de sa créativité.

 

Pour Julia Cameron nous sommes tous potentiellement créatifs, quelque soit le domaine dans lequel veut s’exercer ou s’exerce cette créativité, mais bien souvent notre élan créateur a été étouffé dans l’œuf quand nous étions jeunes et malléables par des critiques blessantes parce que les produits de notre imagination n’étaient pas conformes aux normes en vigueur , ou bien les obligations de la vie, familiales, financières nous ont contraints de renoncer très vite à nos rêves… ou bien encore,  alors même que nous avons pu développer quelques talents reconnus, notre créativité s’est tarie ou stagne faute d’être régulièrement alimentée et vivifiée par de nouvelles sources.

 

Pour reconquérir notre créativité , il est primordial de retrouver l’enfant-artiste en nous et de le laisser s’amuser, jouer avec son imagination, être malhabile , gâcher , expérimenter, le soutenir, le chouchouter, lui  fournir de nouveaux matériaux , l’encourager, lui faire découvrir des horizons mystérieux….

 

C’est l’objet du rendez-vous hebdomadaire avec l’enfant-artiste-en-nous  ( artis’s date)  .

 

Il s’agit de prévoir à l’avance deux heures dans son agenda, tel jour, telle heure, à tel endroit, durant lesquelles nous passerons un bon moment seul ( sans conjoint, sans enfant, sans ami, sans famille…) avec l’enfant-artiste-en-nous.

 

Comme nous sommes tous différents et que les possibilités créatives sont infinies, il n’y a pas de liste exhaustive d’activités qui correspondent à des rendez-vous avec l’artiste et d’autres qui n’en soient pas . Ce qui est un rendez vous exaltant pour l’un pourra être très barbant pour l’autre.

 

Seuls en étroite relation attentive avec notre  enfant-artiste-en nous, il est important néanmoins que nous ayons une activité distrayante ( qui nous change de ce qu’on fait/voit/entend habituellement), ludique, une activité qui peut être futile, une activité qui nous parle de vieilles envies enfouies et secrêtes, une activité qui nous fasse du bien, qui nous fasse tirer des plans sur la comète, qui nous dévoile d’autres mondes…

 

Cela peut consister à faire des choses toutes bêtes que l’on n’a jamais fait, ou  pas souvent, ou que l’on ne fait plus depuis longtemps, ou bien faire et faire encore une chose qui nous procure des plaisirs sans cesse renouvelés :faire brûler de l’encens et fleurir sa maison,  aller s’acheter des lingeries fines et folles,  ou des cosmétiques ou des tubes de gouache , aller observer les oiseaux sauvages au bord de l’étang à l’aube, aller à une foire aux cucurbitacées, traîner aux Puces et chercher l’objet insolite  de rêve,  lire un roman de gare, ou un recueil de poèmes, ou des magazines people, ou un manuel de plomberie, aller au cinéma voir un film qu’on a vraiment envie de voir ( pas le film issu du compromis avec conjoint et enfants), prendre le temps d’écouter entièrement un album, un concerto, marcher sur la plage ….des activités que l’on trouve puérile comme faire du modelage de pâte à sel,  des décalcomanies, un château de sable, une cabane… peindre, jouer d’un instrument de musique…

 

L’important est d’être conscient, attentif à ses sensations et perceptions pendant ce temps consacré à soi, laisser l'esprit vagabonder, associer librement des idées disparates.

 

On peut tenir un carnet de ses artist's dates, en notant ce qu'on a fait , ce qu'on a éprouvé...

 

…ça parait facile, mais en fait cela ne l’est pas du tout.

 

… comme par hasard le jour fixé pour notre rendez-vous, on a toujours une obligation professionnelle imprévue urgentissime  ou un copain désoeuvré ou en détresse qui appelle ou un enfant malade à soigner, ou la grippe ou une entorse, ou une irrépréssible envie de dormir …des prétextes imparables pour justifier l’abandon de notre rendez-vous avec notre enfant-artiste-en-nous….

 

car  il est surtout difficile de se débarrasser des autres …de leur présence physique mais aussi de ce qu’on imagine qu’ils pourraient penser s’ils savaient ce qu’on fait au lieu de faire ce qu’ils voudraient qu’on fasse, ou même de ce qu’ils pourraient penser de ce dont on rêve, et puis de ce qu’ils penseront et diront s’ils apprennent ce qu’on a eu l’audace de faire…difficile de s’en débarrasser dès lors qu’on a intégré ce que les autres pensent ou sont supposés penser comme étant notre propre pensée….mais c’est alors le Censeur qui parle ou agit en nous…. se débarrasser de la culpabilité ou de la peur de « s’amuser » pendant que les autres travaillent…de s’échapper alors qu’ils nous réclament, de se distraire alors qu’on a tant de choses sérieuses en retard à faire…

 

ça peut donner des palpitations et des sensations d’avoir un rendez-vous clandestin totalement immoral et honteux….c’est une cause importante de blocages artistiques…

 

Il peut être quasi impossible quand on a  un conjoint et/ou de jeunes enfants et si de surcroît on a une activité professionnelle à temps plein, de prendre un rendez-vous de deux heures ( !)  seul avec son artiste-en-soi le soir ou le week-end …pour que ce soit possible, je pense qu’ il faut nourrir  un projet déjà très affirmé  et se livrer à des activités spécifiques dont on est sûr qu’elles n’intéressent aucun autre membre de la famille…ou s’engager financièrement à l’avance, avoir déjà payé un cours, un stage, une scéance …. ou bien trouver d’autres solutions….

 

Ces dernières années, confrontée au problème du non-respect régulier des rendez-vous que je m’étais laborieusement fixés, ou à leur réalisation dans des conditions non orthodoxes ou insatisfaisantes,  je ne me suis pas laissée abattre et j’ai trouvé un certain nombre de pis-aller. Plutôt que de me lamenter et dire que je ne réussis pas à respecter mes artist’s dates, j’ai en fait  créé différentes catégories d’artist’s dates :

- l’artist’s date familial

- l’artist’s date  à l’improviste requalifié comme tel a postériori

- le micro artist’s date spacio-temporel .

- l’artist’s date collectif avec des connus ou inconnus qui sont aussi en artis’s date

- le mini artist’s date quotidien.

 

…étant précisé que je cumule parfois plusieurs catégories entre elles.

 

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Exercice de la semaine 4 : à la recherche des Rêves enfouis

Publié le par Chry

exercice proposé par Julia Cameron dans son livre " Libérez votre créativité"

Comme ça spontanément….

Indiquez 5 hobbies qui vous semblent drôles

( elle a dit " drôles" , pas passionnants, ou créatifs même s'ils peuvent l'être, mais " drôles"...frivoles quoi.... ) :

*Collectionner des trucs futiles et dérisoires comme des cochons , des autographes, des cendriers volés…

*Tourner des films "suédés" ( cf le film " Be Kind, Rewind" et tout ce qui s'est ensuivi...) *Etre majorette ou pompom girl ( ça ne m'est absolument jamais venu à l'idée, mais je pense que ça doit être marrant ! )

*Elever des perroquets ou des ménates ( ça me fascinerait !)

*Confectionner des chapeaux ( j'adorerais !)

Indiquez 5 cours qui vous semblent drôles ( elle a dit " drôles", pas des cours passionnants, ou stimulants ou sérieux même s'ils peuvent l'être, mais " drôles" );

*Cours de mime, de comédie et de clown

*Cours de maquillage de spectacle et de cinéma

*Cours de tango, de flamenco, de salsa….

*Cours de danse orientale

*Atelier d'écriture de scénario ou sketch comiques

Indiquez 5 choses que personnellement vous ne feriez jamais et qui vous semblent drôles ;

*Me faire faire des mèches turquoises ou violettes ou verts absinthe et une coiffure punk ( la coiffure d'Adjiani dans Subway !!!! )

*Me teindre les cheveux en blond platine et les couper en brosse

*Me faire poser des faux ongles avec des petits paysages ou petits bonhommes dessinés dessus ...et aussi des faux cils...

* Me coiffer tous les jours d’un chapeau et de chaussures extravagants en harmonie avec ma tenue…

* Ecrire des commentaires sur les affiches de pub du métro, les graffiter pour en détourner le sens...

Indiquez 5 compétences que vous jugeriez amusantes de posséder ( elle a dit "amusantes" mais elles peuvent aussi être passionnantes...)

*Le don d’imiter mes contemporains (voix et mimiques)

*Savoir dessiner des caricatures et dessins drôles d’actualités ou de situation … *Savoir faire des films d'animation

*Savoir faire de vrais tours de magie

*Savoir dessiner et fabriquer des vêtements, des chapeaux, des bijoux avec tous les matériaux possibles…

Indiquez 5 choses que vous aimiez faire ( elle a dit "aimiez", à l'imparfait, donc que je ne fais plus, non pas parce que je n’aime plus ça mais parce que ….la vie, quoi...)

*Tailler (scultper) la pierre

*Fabriquer des poupées et des marionnettes

*Peindre à la gouache rehaussée d’encre de chine à la plume

*Profiter de la vie culturelle parisienne sans contrainte domestiques ( expos, musées, shopping, happening, ciné, théatre, conférences, brunch...)

*Tricoter des pulls en regardant n'importe quoi à la télé...

Indiquez 5 choses bêtes que vous aimeriez essayer immédiatement.

*Me faire faire un tatouage ( non permanent !) ou maquillage corporel

*Faire une chocolathérapie

* une semaine végétarienne

*3 jours de rando-croquis

* me confectionner un chapeau et des marionettes pour faire un film suédés !!!!

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The artist's way Semaine 4 Retrouvrez le sentiment d'intégrité

Publié le par Chry

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage deJulia Cameron " Libérez votre créativité" afin de partager sur ces pistes de réfléxion, les expériences proposées.

The artist's way Semaine 4 Retrouvrez le sentiment d'intégrité

 

1 Changements honnêtes ( je ne comprends pas bien ce titre, c’était quoi en anglais ? après lecture du chapitre en question je dirais « soyons honnêtes avec nous même, reconnaissons les changements qui s’opèrent peu à peu » )


et ce grâce notamment aux pages du matin….

 

Celles-ci nous permettent de faire la différence entre nos sentiments authentiques et nos sentiments officiels.

 

Souvent quand on nous demande si ça va, on répond «  ça va ! » mais que cache cette réponse polie ? de la résignation, du stoïcisme , une anesthésie, de la satisfaction, un mensonge, du soulagement, du contentement, de l’enthousiasme ?

 

Les pages du matin servent à le savoir.

 

Julia Cameron explique qu’elle a observé que « beaucoup de personnes tendent à négliger ou abandonner les pages du matin chaque fois qu’une clarification désagréable est sur le point d’émerger », quand par exemple émergent en nous des émotions fortes, ou un (pré)sentiment que nous ne voulons pas admettre ( colère, impression d’être trahi(e) par quelqu’un qu’on aime, passion déraisonnable….) Les pages du matin ne nous permettront pas en effet de passer outre le problème, alors nous les évitons pour éviter de nous confronter à la réalité.

 

Les pages du matin nous indiquent les besoins de réajustement lorsque nous nous éloignons de notre vérité personnelle ; elles nous permettent de prendre conscience de nos dérives, pour les corriger, ne serait-ce que pour empêcher les pages du matin de parler .

 

«  “ que votre Moi soit authentique ” disent les pages , tout en pointant ce Moi avec empressement. »

 

Cameron cite Tchekhov qui conseillait “ si vous voulez travailler sur votre art, travaillez sur votre vie” et explique que cela signifie que pour avoir une expression personnelle , il faut d’abord avoir un Moi à exprimer, lequel apparaît aux détours des pages du matin où il est libre ; elle dit que le processus d’identification du Moi entraîne aussi bien des pertes que des gains ; en exprimant ses frontières, le Moi s’oppose, se sépare, abandonne – les idées fausses notamment- ; au fur et à mesure que nous éliminons l’ambiguïté, nous perdons l’illusion aussi, et la clarté créée le changement.

Les pages du matin nous permettent de détecter le travail qui n’intéresse plus, les relations qui nous ennuient, les petites blessures qu’on préférait ignorer, et aussi les grands succès qu’on ne voulait pas voir ect…parfois cela ne nous plaît pas du tout, nous préférions nos illusions confortables , nous nous révoltons, souffrons, pleurons….

Les pages du matin nous apprennent peu à peu à identifier vraiment ce que nous voulons, et  à trouver des solutions, même si c’est avec des crises de rage et de la douleur.

Les pages du matin nous indiquent le chemin vers la réalité ; vient la question : et maintenant que fais tu de la réalité que tu perçois enfin ?

 

Bien souvent ce que nous en faisons c’est de l’art. 

 

Car la créativité s’appuie moins sur l’imaginaire que sur la réalité. Quand on est plus conscient de soi-même, de nos valeurs, de notre situation dans la vie, on est plus disponible à l’instant présent.

 

C’est dans le singulier que nous sommes en relation avec notre Moi créateur. «  Avant d’expérimenter la liberté de la solitude, nous ne pouvons créer de liens authentiques ».

 

L’expression (artistique) originale apparaît au moment où nous nous rencontrons, où nous rencontrons notre vérité ; nous sommes  l’origine à partir de laquelle le travail se fait.

 

Au fur et à mesure que nous ( re)gagnons notre identité créatrice, nous perdons le faux Moi que nous nous étions construit, et cela peut être un peu traumatisant , on ne se reconnaît plus .

C’est un bon signe. Les changements de goût, de perception, sont un signe de changement d’identité. Des choses qui étaient là, évidentes, deviennent inadaptées.

 

Ce sont de très bon signe que de se mettre à trier les armoires de vêtements et se débarrasser de ceux qui ne vont plus en taille mais aussi en style, de mettre à la brocante ou à la déchetterie pleins de vieux objets et meubles…

 

Ce sont des bons signes  de voir ses rêves changer, devenir plus conscients, plus fantaisistes, plus forts.

 

Ce sont des bons signes que d’avoir des impulsions subites à danser, chanter, courir…

 

Ces tris, ces séparations d’avec les objets du passé peut générer des émotions fortes, crises de larmes, fous rires…Pendant un temps on peut se sentir « tout nu », sans repère, sans abri….

 

Quand on est rentré dans le processus de reconquête de sa créativité avec les pages du matin et les rendez vous d’artiste, les changements se produisent parfois à une telle vitesse qu’on n’en est pas conscient ; attention, en ne les reconnaissant pas, on risque de faire avorter le processus et c’est parfois tentant…

 

Avec les pages du matin on « essuie la buée sur le miroir » entre soi et notre « moi authentique »

 

«  Chacun de nous est un être créateur unique. Mais nous voilons souvent cette unicité en consommant trop de sucre, trop d’alcool, des drogues, en travaillant trop, en étant trop sur la retenue, en ayant des mauvaises relations, une vie sexuelle néfaste, en ne faisant pas assez de sport, en regardant trop la télévision, en ne dormant pas assez….tout cela constituant une nourriture préjudiciable à notre âme. Les pages du matin nous aident à voir ces tâches sur notre conscience. »

 

2. Entrer en soi

Flash back sur ce qui a bougé depuis la semaine 1, depuis qu’on écrit les pages du Matin, depuis qu’on prend des rendez vous d’artiste….quels changement dans notre vie ? regain d’énergie, mouvements d’humeur, moments de lucidité, changements d’attitude et d’opinion , nouvelles perspectives, déception, foi, interrogations, regrets du temps où on croyait que rien n’était possible, où on n’avait pas conscience de tout ce qu’on peut faire pour améliorer la vie…aspiration à du repos…les pages du matin sont un hâvre de paix où on peut se reposer tout en avançant …les pages du matin symbolise notre volonté de s’ouvrir aux possibles que l’univers nous réserve…on peut utiliser une partie des pages du matin pour noter nos progrès, et pour d’engager à être réceptif à tout ce qu’on perçoit qui vibre en nous et autour….

 

 

3. Exercice : Rêves enfouis

Réponse rapide et frivole exigée, spontanéité :  la rapidité tue le Censeur.

 

Indiquez 5 hobbies qui vous semblent drôles ;

Indiquez 5 cours qui vous semblent drôles ;

Indiquez 5 choses que personnellement vous ne feriez jamais et qui vous semblent drôles ;

Indiquez 5 compétences que vous jugeriez amusantes de posséder.

Indiquez 5 choses que vous aimiez faire.

Indiquez 5 choses bêtes que vous aimeriez essayer immédiatement.

 

L’objectif est d’obtenir de notre inconscient le maximum d’informations sur ce que nous pourrions aimer consciemment.

 

4. Privation de lecture

 

Selon Julia Cameron, si on reste coincé dans sa vie ou dans son art, il n’y a pas de solution plus efficace que de se priver de lecture pendant une semaine.

 

La lecture lui apparaît en effet comme une espèce de gavage, ou d’absorption de tranquillisants. Se priver de lecture permet de se plonger dans le monde des sensations ( voyager en train sans se cacher derrière le bouclier du journal permet de laisser aller son imagination , observer les autres voyageurs, deviner quel est leur métier…), dans un silence intérieur…certains très vite comblent ce silence par encore des mots, conversations longues et banales, radio, tv…il faut être attentif à ces autres polluants qui viennent empoisonner notre puits intérieur….

 

Et là je me cache sous mon tapis de souris ! pas de lecture d’internet non plus alors !!!!

 

Filtrer l’entrée des informations lues permet l’émergence de notre propre pensée, de nos propres sentiments, de notre propre expression …

 

La simple idée de cette expérience peut paniquer. Pour la plupart des créateurs bloqués, la lecture est une addiction ; nous gobons les mots des autres plutôt que de produire nous même quelque chose de notre cru..

 

Quand on ne lit pas que fait on ? ( et à condition de ne pas s’étaler devant le télé…)

Ecouter de la musique, tricoter, réfléchir, méditer, cuisiner, inviter des amis à dîner, réparer sa bicyclette, coudre ou nettoyer des rideaux, trier les placards, régler les factures, repeindre sa chambre, rempoter des plantes, écrire à d’anciens amis, ( faire) réparer la chaîne stéréo, raccommoder, faire de l’aquarelle….

 

En fait l’idée est que si on ne lit pas, tôt ou tard on sera à cours d’activité et on sera bien obligé de s’en inventer, de jouer, et c’est excitant….

 

5. Exercices de la semaine

 

  1. décrire son environnement idéal, le dessiner ou découper et coller des images qui le représente ; placer cet image là où on travaille.
  2. Voyage dans le temps : décrivez vous à 80 ans ; qu’avez-vous aimé faire après 50 ans ? écrire une lettre comme si on avait 80 ans en se l’adressant à l’âge qu’on a maintement ; que diirait on ? quels intérêts inciterait-on à poursuivre ? quels rêves encouragerait-on ?
  3. Voyage dans le temps : rappel du temps où on avait 8 ans…qu’aimait on faire ? quelles étaient nos occupations favorites ? écrire une lettre comme si on avait 8 ans en se l’adressant à notre âge actuel…que dirait-on ?
  4. Transformer un coin de sa maison en espace secret et privé rien que pour nous ; un coin décoré pour se divertir avec un siège confortable et un support pour écrire, et une espèce de petit autel pour la spiritualité…
  5.  Dessiner à nouveau notre gâteau de vie ( voir semaine 1 ) a-t-il évolué ? ne pas être impatient , se construire des habitudes d’artiste sain prend du temps ; faire la liste des « jouets » qu’on pourrait procurer à l’ « artiste-en-soi » …
  6. écrire sa propre prière d’artiste et la réciter tous les jours ;
  7. projeter un rendez vous d’artiste prolongé , un jour entier, un week-end…
  8. se débarasser de vêtements qui ne nous correspondent plus.
  9. Considérer une situation de sa vie qu’on aurait dû changer ; quel bénéfice retire-t-on à rester coincé ?
  10. Si on ne respecte pas le contrat de privation de lecture, raconter par écrit la façon dont on a rompu l’engagement : accès de mauvaise humeur ?  erreur ? rébellion ? quel est notre ressenti face à cette expérience ?

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QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Publié le par Chry

Julia Cameron dans son livre « Libérez votre créativité » nous recommande de faire quotidiennement nos pages du matin ( Morning pages). ( lire l'article http://entreboostage.over-blog.com/2009/12/les-pages-du-matin-i.html  )

Un certain nombre de questions sont posées fréquemment quand on parle de pages du matin.; ça fait environ 3 ans que je les fais de façon plus ou moins régulière; voici ce que j'en ai tiré :

Pourquoi écrire des pages le matin plutôt que le soir et est-ce que cela a de l’importance si on les écrit à un autre moment de la journée ?

Pour moi l’important c’est de "faire ses pages".

Mieux vaut les faire à un autre moment plutôt que de ne pas les faire sous prétexte que ce n’est plus le matin. Toutefois il est certain qu’elles n’auront pas le même contenu si ça devient des Evening pages…rien n’empêche de faire d’ailleurs non seulement ses pages du matin mais aussi ses pages du soir… Mais le soir je pense qu’on a tendance à analyser les évènements de la journée qui vient de s’écouler avec le cerveau rationnel, c’est d’avantage le Censeur en nous qui s’exprime, alors que le matin on a un esprit plus synthétique , plus brut, plus « poétique » aussi, plus émotionnel, on fait des liens entre des choses sans rapport apparent entre elle, on est plus tourné vers l’avenir le matin tandis que le soir on revient sur ce qui est passé …c’est mon impression… Les pages du matin et les pages du soir m’apparaissent être deux démarches très différentes en fait…les pages du soir ont un côté plus psychanalyse, analyse, décryptage du pourquoi, alors que les pages du matin ont plutôt une vertu « psychothérapie comportementale », coaching, décryptage du « comment », incitation à l’action… Les deux sont utiles, mais différemment. Pour booster sa créativité, mieux vaut les pages du matin.

QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Pourquoi faire ses pages « au saut du lit » comme le préconise JC ? quel bénéfice en tire-t-on plutôt que de les faire plus tard dans la matinée?

Je n’y parviens pas….au saut du lit… dès lors qu’il ma faut à peu près un quart d’heure pour écrire une page format A4 ( une page =recto seulement ; 3 pages = recto-verso + 1 recto), que les pages ne sont supposées « efficaces » qu’après avoir écrit au moins une page et demi ( et d’expérience je confirme que c’est vrai…) , au saut du lit, ce n’est pas possible…sauf à mettre le réveil une heure avant l’heure, ce qui en hiver ne m'apparaît pas raisonnable…et puis le petit déjeuner m’appelle ( la faim, l’appel à l’aide des 2 Kids, l’envie d’être en famille au moins un repas dans la journée….) …la question est de savoir si les infos que j’écoute à la radio en même temps, les propos échangés avec USBAND & the 2 Kids influencent le contenu des pages…mais surtout je ne parviens pas souvent à me jeter sur les pages sitôt le petit déjeuner avalé, généralement j’allume l’ordinateur afin d’y prendre les nouvelles de la nuit…ça je pourrais éviter…. quand même je m'efforce les faire avant midi...après ce ne sont plus des pages du matin.

 

Sur quel support faire ses pages du matin ? peut-on écrire ses pages sur ordinateur??

JC préconise l’écriture manuscrite http://coachcreativespace.ning.com/group/juliacameronreadersgroup/forum/topics/the-vein-of-gold-into-2010  .

Je pense que de les écrire à la main a la vertu de nous permettre de continuer de savoir écrire plusieurs pages d’affilée à la main, dès lors que toute notre correspondance, tous les textes que l’on peut écrire sont désormais dactylographiés…

en écrivant à la main, on ne peut pas faire de "copier-collé", de "supprimer" qui efface d'un coup tout ce qu'on venait d'écrire , on est obligé de rayer le texte dont on ne veut pas et on le voit quand même, et ce n’est pas indifférent de savoir ce qu’on ne veut pas écrire finalement… et puis ça nous renvoie à l’enfant en nous qui a d’abord appris à dessiner puis à écrire à la main avec des crayons, des stylos, des pinceaux, comme tous nos ancêtres très lointains qui ont d’abord communiqués avec des dessins, des pictogrammes, et des outils pour tracer, creuser les signes….

on ne réfléchit pas de la même façon quand on écrit à la main ou quand on tape sur un clavier… déjà, ça oblige la main à se délier, à être souple, au lieu d’avoir les poignets rigides et les doigts en crochets sur les touches, à laisser filer le stylo, la pensée au bout du stylo…ça permet de se libérer….

Toutefois ce n’est pas une école de calligraphie ! ... Comme l’objectif c’est de coucher 3 pages et que le temps est parfois compté, j’écris très vite et donc très mal, et écrire mal est aussi une façon de brouiller les pistes, de me rendre illisible pour tout indélicat qui aurait la tentation de me lire… Quelle différence avec un journal intime , ou avec un blog ? Les pages du matin n'ont rien à voir avec les pages personnelles d’un blog car elle ne doivent absolument pas être lues ni commentées par des tiers …jamais…or l’intérêt d’un blog c’est généralement d’être lu et de susciter des commentaires… Même si certains peuvent trouver profit à partager leur intimité et leurs miasmes avec le monde entier -c’est probablement parce que le monde entier est composé de parfaits inconnus - sur un blog on ne dis forcément pas tout, on se censure forcément, on n’écrit pas que Machine nommément citée est une grosse Sal... et qu’on est jalouse d'elle à en crever ni qu’on kiffe grâve Untel ect .... (et puis sauf à sombrer dans la cyberdépendance on n’écrit pas sur son blog une grande note de n’importe quoi de 3 pages tous les matins ) ... Or les pages du matin ne doivent subir absolument aucune censure . Car les pages du matin ont pour principale utilité de se débarrasser sur le papier de TOUT ce qui nous encombre la tête, mine notre énergie, nous empêche d’agir, d’être concentré et serein, d’être créatif…les fautes d’orthographe et de grammaire, l’incohérence de la pensée, les répétitions incessantes, la bêtise sont absolument indifférentes puisque personne n’aura jamais le droit de les lire ni d’avoir un avis sur leur contenu ( un des meilleurs moyens de se saboter est d’ailleurs de laisser trainer ses pages du matin…)

QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Même si elles sont faites dans le cadre d’une démarche de (re)conquête de créativité, les pages du matin ne sont en aucun cas un exercice créatif. Elles sont souvent un tissus d’âneries ( le radotage stupide est à mon avis consubstantiel aux pages du matin) , et c’est très bien ainsi, car elles n’ont pas vocation – même si cela peut arriver- à présenter un quelconque intérêt littéraire, historique, psychanalytique, ou autre… elles sont une sorte de "centre de traitement des déchets", qui ont vocation à disparaître…

en cela elles se distinguent du journal intime à mon avis, qui a plus vocation à consigner des faits, à les analyser, dont l’écriture peut être plus réfléchie et littéraire… Elles se distinguent aussi du journal intime par leur caractère d’exercice auto- imposé quotidiennement le matin ( alors qu’on écrit généralement les pages d’un journal intime ( ou d’un blog) seulement quand on en éprouve le besoin …) …même quand on n’a RIEN à écrire ou RIEN ENVIE d’écrire, on doit les « faire » ces pages…on écrit n’importe quoi qui nous vient…parfois ce n’importe quoi est très instructif, surtout s’il se répète de jours en jours…et il se répète…

 

Doit-on relire ses pages du matin ? en quoi aident-elles à devenir créatif ? Est-ce qu’il faut jeter ses pages ?

Julia Cameron ne préconise de les relire qu’au moins 8 semaines après leur écriture…muni de feutres de différentes couleurs pour mettre en évidence certaines choses… J’avoue que cette relecture est plutôt fastidieuse…personne n’aime relire ses miasmes...mais c’est plutôt édifiant… ça a l'utilité de permettre de mettre en évidence les thèmes récurrents... grosso modo, on se rend compte qu’on pense toujours à la même chose, de la même façon …ou qu’un sujet en apparence anodin revient régulièrement dans les pages …on se rend compte aussi que quelques jours plus tard on tenait la solution pour régler un problème... ...relire de vieilles pages du matin permet aussi de constater des progrès quand un sujet récurrent pendant des mois a complètement disparu des pages par exemple...ou inversement d’être horrifié de voir qu’on écrit toujours exactement la même chose que l'année précédente et de constater que les mêmes dysfonctionnements perdurent ... mais relire les pages de l'année passée peut être utile, pour tirer les leçons, se dire ah ah l'année dernière j'avais merdoyé de cette façon parce que ceci cela, donc cette année je fais gaffe, j'évite ceci cela...certains vont dire : « mais pas besoin d'écrire , on se souvient bien »...ça je n'en suis pas sûre...je crois que relire permet de rendre le souvenir beaucoup plus précis et vivant... les souvenirs sont souvent nébuleux ou reconstruits avec le temps…les mots écrits sur la page sont restés identiques et sont des preuves flagrantes.

 

Les pages du matin aident la créativité de plusieurs manières la plupart du temps indirectes. Dune part en permettant de libérer la tête de la contrainte de garder en mémoire tout un tas de choses insignifiantes à faire, souvent mes pages du matin se doublent d'une to-do list pour la journée, mais une to do list toute seule n'aurait pas le même effet car parallèlement j'ai pu noter sur les pages que telle tâche m'emmerdait prodigieusement, ce que je ne fais pas habituellement sur une to do list... Mon esprit ainsi libéré peut se consacrer à la tâche puis à autre chose...

D’autre part, logiquement, on ne se ment pas à soi-même sur la page du matin, on n’écrit pas « ça va » par politesse et auto-persuasion, elle s’en fout la page, au contraire, on profite de cette page pour se répandre, pour cracher sa peine et sa colère…ça soulage. ça permet de se décharger un peu de de passer à autre chose. Et à force de se lamenter, d'écrire tous les jours la même chose sur les mêmes tracas récurrents, - parce qu’on s’en rend bien compte qu’on écrit tout le temps la même chose - , on se trouve inévitablement conduit à imaginer ou mettre en œuvre plus rapidement les solutions pour remédier auxdits tracas, à arrêter de subir, de procrastiner.

Enfin tout simplement les pages du matin permettent d’ oser exprimer ses rêves , et à force d'être écrits sous de multiples formes, les rêves finissent pas devenir des objectifs, des solutions pour les mettre en œuvre émergent...

 

J’en connais qui pour des raisons de confidentialité jette leurs pages à peine écrites et donc ne les relisent jamais. C’est peut être dommage, mais de toute façon les avoir écrites ne peut leur faire que du bien, et même l’acte de jeter aussi. Je pense que c’est salutaire de se débarrasser de ces pages encombrantes, de la même façon qu’il est salutaire de mettre les poubelles à la benne, de vider ses placards de toutes les vieilles frusques qu’on ne mettra jamais plus, de désengorger le disque dur… Se débarrasser en tout cas de toutes les pages des époques révolues ou ayant trait à de vieux miasmes qui ne sont plus parce qu’on a évolué.

J’ai néanmoins rencontré un obstacle à me débarrasser des pages : le fait qu’elles contiennent de nombreux éléments que je veux garder, mais pour isoler ces éléments il me faudrait relire toutes ces pages, et comme je n’en ai aucune envie, je diffère et repousse encore cette relecture, ce tri, ce ménage.

Donc fréquemment maintenant , en même temps que j’écris les pages du matin, j’ai aussi à portée de main ( ou je me dis que je devrais avoir à portée de main ) :

- un cahier de listes (cf L'art des listes de Dominique LOREAU http://www.lecture-ecriture.com/3473-L'art-des-listes-Dominique-Loreau http://pepites.blogspot.com/2007/12/lart-des-listes.html )

- un cahier pour les exercices proposés par julia cameron et faire les bilans de pages du matin, des rendez-vous d’artistes et tout autre projet de développement personnel.

- un carnet de "gratitude" pour noter les petits bonheurs et les phénomènes de synchronicité

- un agenda de façon à extraire immédiatement des pages et reporter tous les éléments que je veux préserver de la destruction.

 

J’ai aussi le projet d’un journal créatif avec des collages, des peintures... ( http://www.annemariejobin.com/publications.html  ) ….,

mais ça on peut considérer que c'est un rendez-vous avec l'artiste en soi ( artiste's date) , le 2è outil de reconquête de sa créativité préconisé par Julia Cameron  (lire http://entreboostage.over-blog.com/2009/12/le-rendez-vous-avec-l%E2%80%99artiste-en-soi-artist%E2%80%99date.html )

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The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

Publié le par Chry

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron " Libérez votre créativité "  (Ed°Dangles)  afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées....

 

Cette semaine serait celle de poussées inhabituelles d’énergie et de colère aigüe, de bouffées de joie ou de souffrance puisque nous entrons en possession de notre puissance, nos limites antérieures prétendument maîtrisées étant ébranlées. Il faut ouvrir consciemment son esprit à la spiritualité et aux évènements .

 

1. La colère

 

Lorsque nous somme en colère nous avons envie de frapper, de casser, d’asséner piques et coups, mais nous sommes des gens respectables et nous préférons rentrer cette colère, l’enfouir, la cacher, mentir à son sujet, la nuancer, l’ignorer…pourtant la colère doit être écoutée ; elle pointe nos limites et désigne la direction à prendre . Nous devons agir à partir de cette colère ressentie en se servant d’elle comme combustible pour aller où elle nous indique.

 

Etre en colère parce qu’une de nos connaissances a exploité une de nos idées émise il y 3 ans en écrivant le scénario qu’on n’a pas écrit, pointe notre procrastination et nous indique qu’il est temps de se mettre à écrire.

 

Etre en colère parce qu’on n’est pas content de son travail, pointe nos insuffisances et nous indique qu’il y a des apprentissages indispensables par lesquels on devait et doit passer.

 

Notre colère nous indique que nous ne pouvons plus nous en tirer à aussi bon compte avec notre ancienne vie et que nous devons nous créer une nouvelle vie. Renaître fait mal et la souffrance nous met en colère. Mais la colère est une ressource, contrairement à la paresse, à l’apathie et au désespoir. La colère nous indique toujours que nous avons été trahi ( par un autre ou par nous même) et qu’il est temps d’agir dans notre intérêt ; la colère est une invitation à l’action.
 

 Ici j’ai envie d’insérer un des extraits d'un texte très beau qui m’a été donné à lire , un jour de colère …

  

L'auteur est Thich Nhat Hanh et son livre "La sérénité de l'instant". 
 
"La colère est un sentiment désagréable. On peut la comparer à une flamme ardente consumant notre maîtrise de nous-mêmes et nous forçant à dire ou faire des choses que nous regretterons par la suite. Lorsque quelqu'un est en colère, nous pouvons clairement voir qu'il séjourne en enfer. La colère et la haine sont la substance de l'enfer. L'absence de colère est le fondement du vrai bonheur, de l'amour et de la compassion.
 
Lorsque notre colère est placée sous les feux de la vigilance, elle perd aussitôt en partie sa nature destructrice. Nous pouvons dire à nous-mêmes : "Inspirant, je sais que la colère est en moi. Expirant, je sais être un avec ma colère." Si nous sommes très attentifs à notre respiration au moment où nous identifions et observons avec vigilance notre colère, il lui est impossible de continuer à monopoliser notre conscience.
 
(...)
 
Etant en colère, nous ne sommes habituellement pas très enclins à revenir à nous-mêmes. Nous tenons à penser à la personne qui nous à mis en colère, à ses côtés haïssables - sa brusquerie, sa malhonnêteré, sa cruauté, sa fourberie, etc. Plus nous pensons à elle, l'écoutons, la regardons, et plus notre colère s'enflamme. Sa malhonnêteté et ses côtés haïssables peuvent être réels, imaginaires ou exagérés, peu importe, la racine du problème est la colère elle-même, de sorte qu'il faut faire une volte-face et regarder avant tout à l'intérieur de nous. Le mieux est de ne pas écouter ou regarder la personne que nous considérons être cause de notre colère. A la manière d'un pompier, nous devons répandre de l'eau sur le brasier, non pas perdre du temps à rechercher l'incendiaire. "Inspirant, je sais être en colère. Expirant, je sais devoir employer toute mon énergie pour prendre soin de ma colère". Nous évitons ainsi de penser à la personne, et nous abstenons de faire ou de dire quoi que ce soit aussi longtemps que durera notre colère. Si nous employons toute notre énergie à observer celle-ci, nous ne causons aucun préjudice que nous pourrions regretter plus tard.
 
Etant en colère, notre vrai moi est la colère. L'étouffer ou la chasser revient à réprimer ou chasser notre moi. Etant joyeux, nous sommes la joie. Etant en colère, nous sommes la colère. Lorsqu'elle naît en nous, nous pouvons prendre conscience qu'elle est une énergie et l'accepter pour la transformer en une énergie autre. Lorsque le bac à compost est rempli de matière organique en décomposition et qui sent mauvais, nous savons que les déchets peuvent se transformer en magnifiques fleurs. A première vue, nous pourrions considérer le compost et les fleurs aux antipodes, mais regardant profondément, nous nous apercevons que les fleurs existent déjà dans le compost, et inversement. Au bout de quelques semaines de vie, une fleur se décompose déjà. Un bon jardinier qui regarde dans son bac à compost voit cela sans pour autant en être affligé ou dégouté. Au contraire, il connaît la valeur de la matière en décomposition et n'a rien à objecter. Quelques mois suffisent au compost pour épanouir des fleurs. Devant notre colère, il nous faut recourir à cette perspicacité et cette vision non dualiste du jardinier. Il n'y a pas lieu d'en avoir peur, ni de la rejeter. Nous savons qu'elle est comparable à du compost, qu'il est en notre pouvoir de donner naissance à quelque chose de très beau. Nous avons besoin de notre colère, comme le jardinier a besoin de compost. Savoir l'accepter, c'est déjà avoir une certaine mesure de paix et de joie. Petit à petit, nous pouvons transformer complètement notre colère en paix, amour et compréhension." 
 

2. la synchronie ( ou synchronicité ? )

 

Ici Julia Cameron disserte sur les implications morales de croire ou ne pas croire en l’existence de Dieu et j’avoue ne pas saisir toute les subtilités de son raisonnement. Cependant , partons comme elle du principe que « Dieu » existe ; s’appuyer sur cette force a de l’importance.

 

Il est plus facile de considérer les évènements qui arrivent de façon surprenantes et fortuites, sans relation de cause à effet avec notre activité mais auquels on rêvait, comme des coïncidences que comme une action divine. Nous nommons les prières exaucées « coïncidences » ou « chance » car les prières exaucées font peur; en effet, nous en devenons responsables et nous sentons pris par une obligation de reconnaissance .

 

Jung a travaillé sur ces coïncidences et a mis en avant le phénomène de synchronicité qui part du principe qu’existerait un univers intelligent et sensible agissant en interaction avec nos intérêts . Julia Cameron part de la véracité de ce postulat et son expérience lui a enseigné que l’univers prend part aux projets « chaleureux et festifs » (sic) ( le contenu du projet venant avant la manière de le réaliser) et qu’il ne faut pas négliger ses interventions ; or en général l’univers est prodigue en son soutien tandis que nous sommes avares en ce que nous acceptons de lui.

 

Car certes nous avons peur de l’échec mais ce qui est le plus effrayant c’est la possibilité du succès.

Cameron cite Goethe : « Avant de s’engager, il y a l’hésitation, la possibilité de faire marche arrière, et toujours l’inefficacité. Pour tout acte d’initiative ( ou de création) , les idées innombrables et les plans splendides s’y rapportant sont étouffés par l’ignorance d’une vérité élémentaire : que le moment où quelqu’un s’engage, alors la Providence bouge aussi. Alors, toutes sortes d’évènements se produisent pour venir en aide à ceux qui ont pris cet engagement, sans lequel rien ne se serait passé. Cette décision déclenche toute une suite d’évènements, d’incidents, de rencontres et d’assistance matérielle favorables à la personne concernée, auxquels personne n’aurait cru si elle n’avait pas emprunté cette voie. Ce à quoi vous pensez, vous pouvez le faire, ce que vous croyez, vous pouvez le faire, donc commencez. L’action renferme une magie, une grâce et une puissance.»

 

La synchronicité est un concept étrange ; ça paraît irrationnel mais ce n’est pas une croyance car en fait ça s’expérimente effectivement très rapidement dès qu’on commence à se bouger pour mettre en œuvre une idée, un projet.

The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

3. La honte

 

Cameron dit : « la honte est un moyen de contrôle.

Faire honte à quelqu’un, c’est essayer de l’empêcher de se conduire d’une manière qui nous embarrasse. » Je trouve cette définition d’une très grande pertinence …

Or une œuvre d’art, une initiative novatrice embarrasse parfois car l’œuvre d’art révèle , met en lumière, expose des choses qui embarrassent … « Comment oses-tu ? » , « Que vont penser les voisins ? »

Très souvent les mauvaises critiques sont à l’origine de la honte pour les artistes : «Comment osez-vous exposer ( nous donner à voir ou à entendre ) quelque chose d’aussi mauvais ? » Si on a fait ressentir de la honte à l’enfant-artiste ( « comment peux tu avoir la prétention d’imaginer avoir du talent ? » , « comment peux tu dessiner de telles horreurs ?» , il y a de forts risques qu’il devienne un artiste bloqué incapable de finir une œuvre commencée, qui mystérieusement perd tout intérêt avant d’être achevée ; il s’agit là d’un déni de la douleur, un évitement de la vulnérabilité.

Un jeune artiste est toujours en quête d’approbation et de reconnaissance, c’est pourquoi l’indifférence ou l’hostilité des proches dont il attend le soutien est souvent à l’origine de la honte d’être créateur . Cette honte demeure une entrave quand le jeune est devenu adulte car notre artiste intérieur est toujours l’enfant créateur. La critique redoutée n’est pas n’importe quelle critique ; en effet l’artiste est tout à fait capable d’accueillir les critiques constructives qui le font progresser ; la critique redoutée c’est « comment peux tu ? » , «Comment oses-tu ? », c’est une critique impossible à réfuter. C’est une humiliation.

 

L’artiste doit apprendre à connaître le moment adéquat pour solliciter une critique et savoir de qui elle peut émaner pour être reçue de façon constructive ; il ne convient pas de montrer une première esquisse à quelqu’un qui ne pose pas un regard bienveillant, emprunt de discernement. Ensuite, il est inévitable que l’on ne puisse contrôler toutes les critiques reçues, ni les rendre plus saines, plus constructives si elles ne le sont pas. En revanche nous pouvons apprendre à nous réconforter, à rechercher des amis bienveillants, nous devons désamorcer les humiliations, notamment grâce aux pages du matin . Nous devons apprendre que notre art révèle des secrets de l’âme humaine et que cette libération n’est pas toujours bien acceptée. A ceux qui voudront faire honte, il faut opposer une détermination sans faille ; pas le moindre doute n’est permis car ce serait l’engrenage.

 

 

4. Négocier avec les critiques

 

Il faut être capable de faire la différence et le tri entre les critiques utiles et les autres. Les critiques positives, bien à propos, procurent souvent à l’artiste un sentiment intérieur de soulagement , elles permettent d’évoluer en comprenant ce qui n’allait pas dans son travail.

 

En revanche, les critiques négatives nous accablent ; elles ont un effet paralysant sur la créativité car elles contiennent du mépris, de l’égoïsme, leur contenu est ambigu, leurs condamnations personnelles, globalisantes, irresponsables. La maltraitance de l’enfant artiste engendre la rébellion à l’origine des blocages de la créativité.

 

On peut traiter les critiques ainsi :

1 recevoir la critique dans sa totalité et la dépasser.

 

2 prendre des notes sur les concepts ou paroles qui nous ennuient, ;

 

3 prendre des notes sur les concepts ou paroles qui nous semblent utiles ;

 

4 se materner : relire une bonne critique positive ancienne ou se remémorer un compliment.

 

5 avoir présent à l’esprit que même si vous avez créé une œuvre d’art vraiment mauvaise, cela peut être le tremplin nécessaire à votre prochain travail ; l’art mûrit de façon spasmodique et nécessite des étapes de croissance identiques à celles du vilain petit canard.

 

6. regarder à nouveau la critique ; est ce qu’elle vous rappelle une critique particulière de votre passé ? notamment des critiques humiliantes de votre enfance ? admettez que la critique actuelle déclenche la souffrance d’une blessure déjà ancienne .

 

7 écrire une lettre au critique, à ne pas envoyer probablement ; défendez votre travail et reconnaissez ce qui était peut être utile dans la critique faite.

 

8. remettez vous au travail et engagez vous immédiatement dans la réalisation de quelque chose de créatif.

 

9 just do it . la créativité est le seul remède contre les critiques.

 

 

5… Détective

 

Julia Cameron propose ici un travail de détective pour restaurer les parties de nous-mêmes que nous avons abandonnées au profit de notre entourage, en mettant notre énergie créatrice au profit d’autrui…il s’agit de compléter des propositions relatives à nos souvenirs d’enfance, goûts secrets, budgets confisqués, aspirations profondes….

 

 

6. Grandir

 

On ne reconquiert pas sa créativité en progressant de façon linéaire. Un jour on progresse, le lendemain on régresse. On grandit par poussées , et il y a des phases de repos, d’apathie. Dans ces moments là, les pages du matin seront parfaitement ennuyeuses mais elles nous permettent de nous reposer dessus ; elles contribuent avec l’accomplissement quotidien d’une petite chose agréable à nous rendre la vie plus légère.

 

Il faut aussi apprendre à prendre soin de nous : ôter du frigo le périmé et les cochonneries,et aller au marché acheter des légumes frais…. vérifier le tiroir à chaussettes : jeter les trouées, les dépareillées, les has been…

 

Avant quand on disait « aide toi le Ciel t’aidera » cela signifiait « le Ciel vient en aide uniquement à ceux qui le méritent » ..maintenant c’est prendre conscience de tous les petits cadeaux qui nous échoient dès lors qu’on commence à s’aimer un peu plus…soyons attentif à tous les soutiens, les encouragements provenant de sources inattendues : entrées gratuites, invitation, don…. Pour grandir, faire aussi l’expérience de la solitude, accordez vous des moments de tranquillité pour vous questionner sur ce que vous ressentez à l’instant ; écoutez la réponse et encouragez vous…Choyez vous…

The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

7. Exercices de la semaine 3

 

1. Décrivez la pièce que vous occupiez enfant, en mots ou en croquis ; quel était votre objet préféré ? quel objet préférez-vous dans votre pièce actuellement ? rien ? alors, procurez vous un objet que vous voudriez avoir dans cette pièce, peut être quelque chose qui était dans la chambre de votre enfance ?

 

2. Décrivez 5 traits ( je suppose qu’il s’agit de traits de caractère ) que vous aimiez chez vous lorsque vous étiez enfant.

 

3. Citez 5 réalisations dans votre vie d’enfant ( exemples : dissertation de terminale, dresser un chien, mettre en portefeuille le lit du prêtre, éjecter une grosse brute de la salle de classe …) Citez 5 plats favoris de votre enfance et achetez vous en un cette semaine même si c’est de la gelée à la banane ( on peut se le faire soi-même aussi je pense ! …)

 

4. Examinez vos habitudes. Beaucoup interfèrent avec l’objectif de choyer l’artiste-en-soi et peuvent susciter de la honte, parce que c’est une sorte d’autodestruction. Par exemple, certaines habitudes sont évidemment préjudiciables comme fumer, trop boire, trop manger…d’autres sont plus sournoises : avez-vous l’habitude de regarder des programmes de télévision que vous n’aimez pas ? de trainer avec un ami ennuyeux tout simplement pour tuer le temps ? faites la liste de 3 habitudes néfastes ; quel bénéfice tirez-vous de la continuation de ces habitudes ? il y a de mauvaises habitudes qui sont plus subtiles : ne pas prendre le temps de faire du sport, ne pas prendre de temps pour prier, ne pas se nourrir, traîner avec des gens qui rabaissent vos rêves…) Enumérez 3 ennemis subtils ; que retirez-vous de cette forme de sabotage ; soyez précis. 5. faites une liste des amis qui vous nourrissent – nourrir et non permettre- c-à-d ceux qui vous donnent le sens de votre propre compétence et de vos propres possibilités, vous permettent de faire passer le message que, sans leur aide, vous ne parviendriez pas à communiquer. Il y a une grande différence entre être aidé et être traité comme si nous étions impuissants. Enumérez 3 amis bienveillants. Quels sont leurs traits de caractère qui vous sont utiles ?

 

6 appelez un ami qui vous considère comme une personne bonne et brillante, qui veut agir. Une partie de votre reconquête sera de vous assurer de son soutien. Ce soutien vous sera essentiel lorsque vous prendrez de nouveaux risques.

 

7. chacun de nous a une boussole interne. C’est un instinct qui nous pousse vers la santé.il nous avertit quand nous nous trouvons en zone dangereuse et nous renseigne sur ce qui est bon et sûr pour nous. Les pages du matin sont une façon d’entrer avec cette boussole, de même que peuvent l’être certaines activités du cerveau artiste : peindre, conduire, marcher , frotter, courir….cette semaine, prenez une heure pour suivre votre boussole interne en faisant une activité du cerveau artiste, et écoutez les visions intérieures qui remontent à la surface.

 

8. citez 5 personnes que vous admirez. ensuite , citez 5 personnes que vous admirez en secret. Quels sont les traits de ces personnages que vous pouvez cultiver plus profondément en vous-même ?

 

9. citez maintenant 5 personnes que vous auriez souhaité rencontrer et qui sont mortes. Ensuite citer 5 personnes qui sont mortes et avec lesquelles vous auriez aimé traîné jusqu’à l’éternité. Quels sont les traits de ces personnages que vous pouvez rechercher chez vos amis ?

 

10. Comparez les deux listes, ceux que vous aimez et admirez vraiment, ceux que vous pensez devoir aimer et admirer. Il se peut que vous vous croyiez obligé d’admirer Untel alors que votre cœur penche pour un autre moins prestigieux mais ….

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The artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identité

Publié le par Chry

 

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron "Libérez votre créativité" (Ed°Dangles)  afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées....

                                                                       ***

1.  Devenir sain

 

Avoir confiance en sa créativité représente, pour beaucoup, une nouvelle conduite. Il est possible qu’au départ cela paraisse assez inquiétant, non seulement pour nous mais aussi pour nos proches. Nous pouvons nous sentir, ou paraître fantasque. Ce caractère fantasque, c’est une manière de ne pas rester englué dans nos blocages, et il faut être conscient qu’au début, devenir sain c’est un peu comme devenir fou.

 

Nous allons être l’objet de flux de sensations de puissance suivis de reflux de crises de doutes…c’est normal, ces crises de doutes sont les symptômes de notre reconquête. Cependant il faut savoir que ces doutes sont dépourvus de fondement bien qu’ils soient très convaincants. C’est une peu comme la tentation d’une cigarette pour celui qui a arrêté de fumer : il lui faut la repousser à tout prix car il risque de sombrer à nouveau dans la dépendance  ; de même il est impératif de repousser la 1ère pensée de doute sur nos capacités créatives.

 

Ces attaques peuvent venir de l’intérieur ou de l’extérieur et il faut les neutraliser par des affirmations positives représentant un puissant antidote contre la haine qu’on se porte à soi même qui se traduit par un manque d’estime de soi, un manque de confiance en soi.

 

Une des formes courantes du sabotage qu’entraîne le doute est de montrer nos pages du matin. Il ne faut absolument pas montrer les pages du matin, même à un ami bien intentionné, ces pages sont privées.

 

2. Camarades pernicieux

 

La créativité, l’artiste-en soi a besoin de sécurité. Nous devons donc pour le protéger choisir un entourage sûr ( des  fréquentations saines quoi ! )  .

 

Les compagnons les plus pernicieux pour le bébé artiste –en soi  sont les créateurs bloqués.

 

Notre démarche d’éveil, de reconquête les menace.

 

Quand nous étions nous même bloqués, nous ressentions souvent comme de l’arrogance et de l’autodétermination ( de la suffisance ?)  le fait de nous considérer comme des artistes créateurs ( potentiels ) . En réalité c’était de l’auto-détermination de refuser de prendre conscience de notre créativité , ce refus ayant ses bénéfices secondaires.

( ceci est un commentaire personnel : parmi les moyens de lutter contre la procrastination, d’arrêter de différer l’action de s’atteler à un travail créatif qu’on rêverait de faire,  se trouve le fait d’être bien conscient que ne pas agir et remettre au lendemain le travail que l’on a à faire est aussi un acte volontaire ; notre volonté qui a ses raisons- qu’il s’agit d’identifier, ce sont les bénéfices que l’on tire de l’inaction- s’applique à repousser l’action qui ne satisfait pas les raisons en questions )

 

Nous fantasmions sur l’art plutôt que de nous y atteler, nous avancions vertueusement en ne prenant jamais de risques pour développer notre créativité.

 

Nos amis encore bloqués sont susceptibles de se complaire encore dans ces aveuglements confortables .

 

S’ils n’apprécient pas notre démarche de reconquête, c’est parce que grâce à leurs bocages, ils obtiennent des bénéfices secondaires. Peut être se complaisent ils dans l’idée qu’ils pourraient être encore plus créatifs que ceux qui utilisent leur créativité ?

 

Au stade de la semaine 2 de notre démarche, la fréquentation de ces personnes risque de nous être préjudiciable. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces gens là soutiennent notre démarche, puisque le principe même de l’existence de cette démarche les gêne.

 

Il ne faut surtout pas écouter leurs doutes bien intentionnés qui vont réactiver les nôtres.

 

Soyons particulièrement vigilants à propos de toutes remarques sur notre ‘prétendu ‘ égoïsme ou relatives à notre changement qui ont pour objet de nous culpabiliser,  il s’agit ni plus ni moins de moyens de nous influencer pour que nous reprenions nos vieilles habitudes qui assuraient le confort d’autrui, mais nullement le nôtre…

 

Rappelons nous alors que dès lors qu’on commence à se soutenir soi même, on rencontre de nouveaux soutiens.

 

Veillez prudemment à protéger l’artiste que vous venez de faire renaître en vous. Souvent la créativité est bloquée parce que nous acceptons les plans que d’autres personnes ont conçus pour nous. Nous voulons nous réserver du temps pour notre travail créatif, mais nous sentons que, pendant ce temps, nous devrions faire autre chose. En tant que créateur bloqué, nous ne nous focalisons pas sur les responsabilités que nous avons envers nous-mêmes, mais sur celles envers les autres. Nous avons tendance à penser qu’une telle conduite fait de nous une bonne personne. C’est faux ; cela fait de nous quelqu’un de frustré.

 

L’essentiel pour nourrir notre créativité est de nous nourrir nous même.

 

Le Grand Créateur nous a doté de talents divers et c’est un devoir de les utiliser.

 

Ce que nous pouvons faire de mieux pour nos amis c’est d’être un exemple de créativité retrouvée. Notre exemple sera un grand message d’espoir.

 

Avant d’être capable de les aider  à eux aussi exprimer leur créativité, il faut se protéger d’eux, cacher ses pages du matin, ne pas les convier à notre rendez vous d’artiste.

 

Nous allons découvrir qu’il est plus facile de peindre, jouer de la musique, écrire que de ne pas peindre, ne pas jouer de la musique, ne pas écrire….

 

C’est le processus créatif qui compte et non le résultat.

 

3. Les importuns tyranniques

 

Pour éviter d’être créatif, on peut fréquenter des importuns tyranniques….

 

Ce sont des gens pleins de charme, de charisme, très inventifd et persuasifs et éminemment destructeurs des autres …

 

Ils aiment les drames dont ils sont l’épicentre ; font des crises aigues de paranoïas, des caprices, générèrent des intrigues.

 

Les pires sont eux-mêmes artistes célebres .

 

Ils (é)puisent l’énergie vitale de leur entourage, et ils sont souvent entourés d’une cohorte de supporters possédant autant de talents qu’eux , mais prêts à se sacrifier et à s’épuiser pour le Maître

 

Ils savent parfaitement saboter la créativité et les projets de vie de leurs proches par leurs exigences  intempestives, leurs questionnements perfides, leur manque de respect et leur sans-gêne.

 

Ils sont purement égoïstes et ne tiennent aucun compte de la réalité des autres, ils dépensent le temps et l’argent des autres, menacent leur espace, créent des embrouilles en dressant les personnes de leur entourage les unes contre les autres …

 

Ils ne sont jamais responsables de ce qui ne va pas et vous font des reproches.

 

Ils sont jaloux du talent des autres et ne sont donc pas du tout prêt à nous voir déployer les nôtres.

 

Si nous fréquentons de telles personnes, c’est que nous sommes fous et cherchons à nous détruire. Réfléchissons qu’il est parfois plus menaçant et risqué de prendre le pari d’une vie créative que de se faire maltraiter par de tels malotrus.

 

Donc dans le cadre de la reconquête créative, il faut être très conscient si notre entourage comprend un ou des importuns, et considérer cette fréquentation comme un blocage que l’on s’est choisi pour nous détourner de l’éventualité d’utiliser nos talents.

 

Il faut arrêter cette relation qui relève de la dépendance mutuelle.

 

4.Le scepticisme

 

C’est souvent le plus grand obstacle en nous.

 

Pour Cameron, le scepticisme, c’est le manque de Foi.

 

Il y a lieu de rappeler que quand on commence à s’occuper de son Artiste-en-soi, il se passe de curieuses coïncidences dans la vie, des opportunités , des rencontres se présentent justement en rapport avec les projets qu’on tente de développer ; c’est ce que Julia Cameron appelle synchronicité ; 

 

 Le scepticisme a trait au fait de refuser les aides du destin, l’aide de la main invisible qui agit dès lors qu’on s’aide soi même.

 

Il faut être très conscient lorsque nous hésitons à prendre au sérieux le fait que l’univers puisse coopérer avec nos nouveaux projets . Certes on peut être effrayé de voir les choses s’enchaîner trop vite .

 

 

Il est cependant  paradoxal d’avoir le courage d’entreprendre cette reconquête créative et de refuser que l’univers y prête attention…nous sentons nous encore trop en fraude pour gérer un peu de succès ?

Pourtant il est essentiel de laisser ce scepticisme de côté et d’ouvrir son esprit aux idées, aux forces nouvelles.

 

 

5. L’attention

 

Très souvent, un blocage créatif est manifeste lorsque nous plongeons dans les fantasmes.

 

Plutôt que de travailler ou de vivre dans le présent, nous perdons notre temps à nous complaire à imaginer ce qui aurait pu ou dû se passer.

 

Un des grands malentendus sur la vie artistique est de penser qu’elle occasionne beaucoup de désoeuvrement. La vérité est qu’une vie créative implique beaucoup d’attention. L’attention est un moyen d’établir des liens et de survivre.

 

Julia Cameron évoque longuement les lettres de sa grand-mère qui décrivait les plantes du jardin selon les changements de saisons comme de petits miracles renouvelés à chaque fois, les anecdotes de la vie des animaux du jardin.

 

Elle parle ensuite de son grand-père qui buvait et jouait l’argent du ménage, gaspillant sa vie et entraînant sa femme dans ses déboires.

 

Comment la grand-mère pouvait elle supporter son époux ?

 

Julia Cameron répond qu’elle l’a supporté en se tenant plongée dans le flot de la vie et en y prêtant une attention soutenue. La survie repose sur la santé mentale et la santé mentale repose sur le fait de prêter attention.

 

Le succès ou l’échec, la vérité d’une vie a vraiment peu à voir avec sa qualité. La qualité de la vie est toujours proportionnelle à la capacité de prendre du plaisir. La capacité à prendre du plaisir est le cadeau de pouvoir prêter attention.

The artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identitéThe artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identité

Prêter attention à la beauté d’une fleur sous un rayon de soleil peut sauver de la douleur , la douleur de savoir que nous somme tous « indiciblement seul »….l’attention est source de guérison car plus que tout , prêter attention c’est créer des liens, ne serait ce qu’avec un animal, avec un paysage, avec l’univers.

 

Dans les moments de souffrance où l’avenir est trop terrifiant à envisager et le passé trop douloureux à remémorer, prêter attention à l’instant présent est la seule place sûre. Chaque instant pris isolément est toujours supportable. A l’instant , juste maintenant je vais bien ; je respire ; et cet instant n’est pas sans beauté.

 

EXERCICES DE LA SEMAINE

1. Lecture convaincue des affirmations positives

 

2. Où passe votre temps ? faites une liste des 5 activités principales de cette semaine. Combien de temps avez-vous consacré à chacune d’elle ? lesquelles vouliez vous faire lesquelles étiez vous obligé de faire ? combien de temps consacrez vous à aider les autres et à ignorer vos propres désirs ? certains de vos amis bloqués ont-ils déclenché des doutes en vous ?

 

3. Carte de sécurité : dessinez un cercle sur une feuille de papier et à l’intérieur du cercle inscrivez les points que vous avez besoin de protéger et ceux qui sont bons pour votre soutien. A l’extérieur du cercle, nommez les sujets dont vous pensez devoir vous protéger actuellement. Placez ce cercle de sécurité à proximité de l’endroit où vous écrivez vos pages du matin.

 

4. Citez 20 choses que vous aimez faire ( par exemple escalade, bicyclette, pâtisserie, lire des poésies…) quand était-ce la dernière fois que vous vous êtes permis ces choses là ? à côté de chaque chose placez une date. Ne soyez pas surpris s’il s’est passé des années sans que vous ayez pratiqué une activité favorite. Cela changera. Cette liste est une excellente ressource pour vos rendez vous d’artiste.

 

5. A partir de la liste de l’exercice 4, écrivez deux activités favorites que vous avez évitez de faire et qui pourraient constituer les objectifs de cette semaine. Ces objectifs peuvent être petits, ne serait ce qu’acheter une pellicule pour prendre des photos. Nous essayons de nous rendre plus autonomes par rapport au temps. Cherchez des plages de temps spécialement pour vous, et utilisez les pour faire de petits gestes créatifs, ne serait ce que 15mn dans la journée ; ne cherchez pas de grandes plages de temps où vous pourrez être libre. A la place cherchez de courts instants.

 

6. Replongez vous dans la semaine 1 et lisez les affirmations positives. Notez celles qui ont déclenché le plus de réaction en vous. Souvent celle qui paraît la plus ridicule est la plus significative. Ecrivez 3 affirmations choisies 5x/j dans vos pages du matin ; assurez vous d’y inclure les affirmations énoncée après les propos impulsifs.

 

7. Reprendre la liste de la semaine dernière des vies imaginaires. Ajoutez y 5 vies supplémentaires. A nouveau vérifiez si vous pouvez vivre des petits morceaux de ces vies là dans votre propre vie.

 

8. Gâteau de vie. Dessinez un cercle divisé en 6 parts de gâteau ; l’une sera spiritualité, l’autre exercice, l’autre jeu, et ainsi de suite travail, amis, romance/aventure…placez un point dans chaque tranche au degré où vous vous sentez réalisé dans ce domaine ( ordre croissant de l’intérieur vers l’extérieur) reliez les points et voyez les domaines dans lesquels vous devez vous améliorez. Certains domaines de votre vie se sont appauvris parce que vous n’y consacrez que très peu de temps ou pas de temps du tout ; l’attention dirigée vers nos zones appauvries peut les nourrir.

 

9. Dix petits changements ; répertoriez 10 changements que vous souhaitez faire pour vous-même du plus significatif au plus petit ( ou l’inverse), par exemple :

j’aimerais………………. ·

j’aimerais………………. ·

j’aimerais…………….. .

 

Nos pages du matin nous donnent un petit coup de pouce pour nous plonger d’avantage dans le présent et faire plus attention à notre vie actuelle. Sélectionnez l’objectif de la semaine et maintenant faites le.

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