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QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Publié le par Chry

Julia Cameron dans son livre « Libérez votre créativité » nous recommande de faire quotidiennement nos pages du matin ( Morning pages). ( lire l'article http://entreboostage.over-blog.com/2009/12/les-pages-du-matin-i.html  )

Un certain nombre de questions sont posées fréquemment quand on parle de pages du matin.; ça fait environ 3 ans que je les fais de façon plus ou moins régulière; voici ce que j'en ai tiré :

Pourquoi écrire des pages le matin plutôt que le soir et est-ce que cela a de l’importance si on les écrit à un autre moment de la journée ?

Pour moi l’important c’est de "faire ses pages".

Mieux vaut les faire à un autre moment plutôt que de ne pas les faire sous prétexte que ce n’est plus le matin. Toutefois il est certain qu’elles n’auront pas le même contenu si ça devient des Evening pages…rien n’empêche de faire d’ailleurs non seulement ses pages du matin mais aussi ses pages du soir… Mais le soir je pense qu’on a tendance à analyser les évènements de la journée qui vient de s’écouler avec le cerveau rationnel, c’est d’avantage le Censeur en nous qui s’exprime, alors que le matin on a un esprit plus synthétique , plus brut, plus « poétique » aussi, plus émotionnel, on fait des liens entre des choses sans rapport apparent entre elle, on est plus tourné vers l’avenir le matin tandis que le soir on revient sur ce qui est passé …c’est mon impression… Les pages du matin et les pages du soir m’apparaissent être deux démarches très différentes en fait…les pages du soir ont un côté plus psychanalyse, analyse, décryptage du pourquoi, alors que les pages du matin ont plutôt une vertu « psychothérapie comportementale », coaching, décryptage du « comment », incitation à l’action… Les deux sont utiles, mais différemment. Pour booster sa créativité, mieux vaut les pages du matin.

QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Pourquoi faire ses pages « au saut du lit » comme le préconise JC ? quel bénéfice en tire-t-on plutôt que de les faire plus tard dans la matinée?

Je n’y parviens pas….au saut du lit… dès lors qu’il ma faut à peu près un quart d’heure pour écrire une page format A4 ( une page =recto seulement ; 3 pages = recto-verso + 1 recto), que les pages ne sont supposées « efficaces » qu’après avoir écrit au moins une page et demi ( et d’expérience je confirme que c’est vrai…) , au saut du lit, ce n’est pas possible…sauf à mettre le réveil une heure avant l’heure, ce qui en hiver ne m'apparaît pas raisonnable…et puis le petit déjeuner m’appelle ( la faim, l’appel à l’aide des 2 Kids, l’envie d’être en famille au moins un repas dans la journée….) …la question est de savoir si les infos que j’écoute à la radio en même temps, les propos échangés avec USBAND & the 2 Kids influencent le contenu des pages…mais surtout je ne parviens pas souvent à me jeter sur les pages sitôt le petit déjeuner avalé, généralement j’allume l’ordinateur afin d’y prendre les nouvelles de la nuit…ça je pourrais éviter…. quand même je m'efforce les faire avant midi...après ce ne sont plus des pages du matin.

 

Sur quel support faire ses pages du matin ? peut-on écrire ses pages sur ordinateur??

JC préconise l’écriture manuscrite http://coachcreativespace.ning.com/group/juliacameronreadersgroup/forum/topics/the-vein-of-gold-into-2010  .

Je pense que de les écrire à la main a la vertu de nous permettre de continuer de savoir écrire plusieurs pages d’affilée à la main, dès lors que toute notre correspondance, tous les textes que l’on peut écrire sont désormais dactylographiés…

en écrivant à la main, on ne peut pas faire de "copier-collé", de "supprimer" qui efface d'un coup tout ce qu'on venait d'écrire , on est obligé de rayer le texte dont on ne veut pas et on le voit quand même, et ce n’est pas indifférent de savoir ce qu’on ne veut pas écrire finalement… et puis ça nous renvoie à l’enfant en nous qui a d’abord appris à dessiner puis à écrire à la main avec des crayons, des stylos, des pinceaux, comme tous nos ancêtres très lointains qui ont d’abord communiqués avec des dessins, des pictogrammes, et des outils pour tracer, creuser les signes….

on ne réfléchit pas de la même façon quand on écrit à la main ou quand on tape sur un clavier… déjà, ça oblige la main à se délier, à être souple, au lieu d’avoir les poignets rigides et les doigts en crochets sur les touches, à laisser filer le stylo, la pensée au bout du stylo…ça permet de se libérer….

Toutefois ce n’est pas une école de calligraphie ! ... Comme l’objectif c’est de coucher 3 pages et que le temps est parfois compté, j’écris très vite et donc très mal, et écrire mal est aussi une façon de brouiller les pistes, de me rendre illisible pour tout indélicat qui aurait la tentation de me lire… Quelle différence avec un journal intime , ou avec un blog ? Les pages du matin n'ont rien à voir avec les pages personnelles d’un blog car elle ne doivent absolument pas être lues ni commentées par des tiers …jamais…or l’intérêt d’un blog c’est généralement d’être lu et de susciter des commentaires… Même si certains peuvent trouver profit à partager leur intimité et leurs miasmes avec le monde entier -c’est probablement parce que le monde entier est composé de parfaits inconnus - sur un blog on ne dis forcément pas tout, on se censure forcément, on n’écrit pas que Machine nommément citée est une grosse Sal... et qu’on est jalouse d'elle à en crever ni qu’on kiffe grâve Untel ect .... (et puis sauf à sombrer dans la cyberdépendance on n’écrit pas sur son blog une grande note de n’importe quoi de 3 pages tous les matins ) ... Or les pages du matin ne doivent subir absolument aucune censure . Car les pages du matin ont pour principale utilité de se débarrasser sur le papier de TOUT ce qui nous encombre la tête, mine notre énergie, nous empêche d’agir, d’être concentré et serein, d’être créatif…les fautes d’orthographe et de grammaire, l’incohérence de la pensée, les répétitions incessantes, la bêtise sont absolument indifférentes puisque personne n’aura jamais le droit de les lire ni d’avoir un avis sur leur contenu ( un des meilleurs moyens de se saboter est d’ailleurs de laisser trainer ses pages du matin…)

QUESTIONS ET RETOUR D’EXPERIENCES SUR LES PAGES DU MATIN

Même si elles sont faites dans le cadre d’une démarche de (re)conquête de créativité, les pages du matin ne sont en aucun cas un exercice créatif. Elles sont souvent un tissus d’âneries ( le radotage stupide est à mon avis consubstantiel aux pages du matin) , et c’est très bien ainsi, car elles n’ont pas vocation – même si cela peut arriver- à présenter un quelconque intérêt littéraire, historique, psychanalytique, ou autre… elles sont une sorte de "centre de traitement des déchets", qui ont vocation à disparaître…

en cela elles se distinguent du journal intime à mon avis, qui a plus vocation à consigner des faits, à les analyser, dont l’écriture peut être plus réfléchie et littéraire… Elles se distinguent aussi du journal intime par leur caractère d’exercice auto- imposé quotidiennement le matin ( alors qu’on écrit généralement les pages d’un journal intime ( ou d’un blog) seulement quand on en éprouve le besoin …) …même quand on n’a RIEN à écrire ou RIEN ENVIE d’écrire, on doit les « faire » ces pages…on écrit n’importe quoi qui nous vient…parfois ce n’importe quoi est très instructif, surtout s’il se répète de jours en jours…et il se répète…

 

Doit-on relire ses pages du matin ? en quoi aident-elles à devenir créatif ? Est-ce qu’il faut jeter ses pages ?

Julia Cameron ne préconise de les relire qu’au moins 8 semaines après leur écriture…muni de feutres de différentes couleurs pour mettre en évidence certaines choses… J’avoue que cette relecture est plutôt fastidieuse…personne n’aime relire ses miasmes...mais c’est plutôt édifiant… ça a l'utilité de permettre de mettre en évidence les thèmes récurrents... grosso modo, on se rend compte qu’on pense toujours à la même chose, de la même façon …ou qu’un sujet en apparence anodin revient régulièrement dans les pages …on se rend compte aussi que quelques jours plus tard on tenait la solution pour régler un problème... ...relire de vieilles pages du matin permet aussi de constater des progrès quand un sujet récurrent pendant des mois a complètement disparu des pages par exemple...ou inversement d’être horrifié de voir qu’on écrit toujours exactement la même chose que l'année précédente et de constater que les mêmes dysfonctionnements perdurent ... mais relire les pages de l'année passée peut être utile, pour tirer les leçons, se dire ah ah l'année dernière j'avais merdoyé de cette façon parce que ceci cela, donc cette année je fais gaffe, j'évite ceci cela...certains vont dire : « mais pas besoin d'écrire , on se souvient bien »...ça je n'en suis pas sûre...je crois que relire permet de rendre le souvenir beaucoup plus précis et vivant... les souvenirs sont souvent nébuleux ou reconstruits avec le temps…les mots écrits sur la page sont restés identiques et sont des preuves flagrantes.

 

Les pages du matin aident la créativité de plusieurs manières la plupart du temps indirectes. Dune part en permettant de libérer la tête de la contrainte de garder en mémoire tout un tas de choses insignifiantes à faire, souvent mes pages du matin se doublent d'une to-do list pour la journée, mais une to do list toute seule n'aurait pas le même effet car parallèlement j'ai pu noter sur les pages que telle tâche m'emmerdait prodigieusement, ce que je ne fais pas habituellement sur une to do list... Mon esprit ainsi libéré peut se consacrer à la tâche puis à autre chose...

D’autre part, logiquement, on ne se ment pas à soi-même sur la page du matin, on n’écrit pas « ça va » par politesse et auto-persuasion, elle s’en fout la page, au contraire, on profite de cette page pour se répandre, pour cracher sa peine et sa colère…ça soulage. ça permet de se décharger un peu de de passer à autre chose. Et à force de se lamenter, d'écrire tous les jours la même chose sur les mêmes tracas récurrents, - parce qu’on s’en rend bien compte qu’on écrit tout le temps la même chose - , on se trouve inévitablement conduit à imaginer ou mettre en œuvre plus rapidement les solutions pour remédier auxdits tracas, à arrêter de subir, de procrastiner.

Enfin tout simplement les pages du matin permettent d’ oser exprimer ses rêves , et à force d'être écrits sous de multiples formes, les rêves finissent pas devenir des objectifs, des solutions pour les mettre en œuvre émergent...

 

J’en connais qui pour des raisons de confidentialité jette leurs pages à peine écrites et donc ne les relisent jamais. C’est peut être dommage, mais de toute façon les avoir écrites ne peut leur faire que du bien, et même l’acte de jeter aussi. Je pense que c’est salutaire de se débarrasser de ces pages encombrantes, de la même façon qu’il est salutaire de mettre les poubelles à la benne, de vider ses placards de toutes les vieilles frusques qu’on ne mettra jamais plus, de désengorger le disque dur… Se débarrasser en tout cas de toutes les pages des époques révolues ou ayant trait à de vieux miasmes qui ne sont plus parce qu’on a évolué.

J’ai néanmoins rencontré un obstacle à me débarrasser des pages : le fait qu’elles contiennent de nombreux éléments que je veux garder, mais pour isoler ces éléments il me faudrait relire toutes ces pages, et comme je n’en ai aucune envie, je diffère et repousse encore cette relecture, ce tri, ce ménage.

Donc fréquemment maintenant , en même temps que j’écris les pages du matin, j’ai aussi à portée de main ( ou je me dis que je devrais avoir à portée de main ) :

- un cahier de listes (cf L'art des listes de Dominique LOREAU http://www.lecture-ecriture.com/3473-L'art-des-listes-Dominique-Loreau http://pepites.blogspot.com/2007/12/lart-des-listes.html )

- un cahier pour les exercices proposés par julia cameron et faire les bilans de pages du matin, des rendez-vous d’artistes et tout autre projet de développement personnel.

- un carnet de "gratitude" pour noter les petits bonheurs et les phénomènes de synchronicité

- un agenda de façon à extraire immédiatement des pages et reporter tous les éléments que je veux préserver de la destruction.

 

J’ai aussi le projet d’un journal créatif avec des collages, des peintures... ( http://www.annemariejobin.com/publications.html  ) ….,

mais ça on peut considérer que c'est un rendez-vous avec l'artiste en soi ( artiste's date) , le 2è outil de reconquête de sa créativité préconisé par Julia Cameron  (lire http://entreboostage.over-blog.com/2009/12/le-rendez-vous-avec-l%E2%80%99artiste-en-soi-artist%E2%80%99date.html )

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The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

Publié le par Chry

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron " Libérez votre créativité "  (Ed°Dangles)  afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées....

 

Cette semaine serait celle de poussées inhabituelles d’énergie et de colère aigüe, de bouffées de joie ou de souffrance puisque nous entrons en possession de notre puissance, nos limites antérieures prétendument maîtrisées étant ébranlées. Il faut ouvrir consciemment son esprit à la spiritualité et aux évènements .

 

1. La colère

 

Lorsque nous somme en colère nous avons envie de frapper, de casser, d’asséner piques et coups, mais nous sommes des gens respectables et nous préférons rentrer cette colère, l’enfouir, la cacher, mentir à son sujet, la nuancer, l’ignorer…pourtant la colère doit être écoutée ; elle pointe nos limites et désigne la direction à prendre . Nous devons agir à partir de cette colère ressentie en se servant d’elle comme combustible pour aller où elle nous indique.

 

Etre en colère parce qu’une de nos connaissances a exploité une de nos idées émise il y 3 ans en écrivant le scénario qu’on n’a pas écrit, pointe notre procrastination et nous indique qu’il est temps de se mettre à écrire.

 

Etre en colère parce qu’on n’est pas content de son travail, pointe nos insuffisances et nous indique qu’il y a des apprentissages indispensables par lesquels on devait et doit passer.

 

Notre colère nous indique que nous ne pouvons plus nous en tirer à aussi bon compte avec notre ancienne vie et que nous devons nous créer une nouvelle vie. Renaître fait mal et la souffrance nous met en colère. Mais la colère est une ressource, contrairement à la paresse, à l’apathie et au désespoir. La colère nous indique toujours que nous avons été trahi ( par un autre ou par nous même) et qu’il est temps d’agir dans notre intérêt ; la colère est une invitation à l’action.
 

 Ici j’ai envie d’insérer un des extraits d'un texte très beau qui m’a été donné à lire , un jour de colère …

  

L'auteur est Thich Nhat Hanh et son livre "La sérénité de l'instant". 
 
"La colère est un sentiment désagréable. On peut la comparer à une flamme ardente consumant notre maîtrise de nous-mêmes et nous forçant à dire ou faire des choses que nous regretterons par la suite. Lorsque quelqu'un est en colère, nous pouvons clairement voir qu'il séjourne en enfer. La colère et la haine sont la substance de l'enfer. L'absence de colère est le fondement du vrai bonheur, de l'amour et de la compassion.
 
Lorsque notre colère est placée sous les feux de la vigilance, elle perd aussitôt en partie sa nature destructrice. Nous pouvons dire à nous-mêmes : "Inspirant, je sais que la colère est en moi. Expirant, je sais être un avec ma colère." Si nous sommes très attentifs à notre respiration au moment où nous identifions et observons avec vigilance notre colère, il lui est impossible de continuer à monopoliser notre conscience.
 
(...)
 
Etant en colère, nous ne sommes habituellement pas très enclins à revenir à nous-mêmes. Nous tenons à penser à la personne qui nous à mis en colère, à ses côtés haïssables - sa brusquerie, sa malhonnêteré, sa cruauté, sa fourberie, etc. Plus nous pensons à elle, l'écoutons, la regardons, et plus notre colère s'enflamme. Sa malhonnêteté et ses côtés haïssables peuvent être réels, imaginaires ou exagérés, peu importe, la racine du problème est la colère elle-même, de sorte qu'il faut faire une volte-face et regarder avant tout à l'intérieur de nous. Le mieux est de ne pas écouter ou regarder la personne que nous considérons être cause de notre colère. A la manière d'un pompier, nous devons répandre de l'eau sur le brasier, non pas perdre du temps à rechercher l'incendiaire. "Inspirant, je sais être en colère. Expirant, je sais devoir employer toute mon énergie pour prendre soin de ma colère". Nous évitons ainsi de penser à la personne, et nous abstenons de faire ou de dire quoi que ce soit aussi longtemps que durera notre colère. Si nous employons toute notre énergie à observer celle-ci, nous ne causons aucun préjudice que nous pourrions regretter plus tard.
 
Etant en colère, notre vrai moi est la colère. L'étouffer ou la chasser revient à réprimer ou chasser notre moi. Etant joyeux, nous sommes la joie. Etant en colère, nous sommes la colère. Lorsqu'elle naît en nous, nous pouvons prendre conscience qu'elle est une énergie et l'accepter pour la transformer en une énergie autre. Lorsque le bac à compost est rempli de matière organique en décomposition et qui sent mauvais, nous savons que les déchets peuvent se transformer en magnifiques fleurs. A première vue, nous pourrions considérer le compost et les fleurs aux antipodes, mais regardant profondément, nous nous apercevons que les fleurs existent déjà dans le compost, et inversement. Au bout de quelques semaines de vie, une fleur se décompose déjà. Un bon jardinier qui regarde dans son bac à compost voit cela sans pour autant en être affligé ou dégouté. Au contraire, il connaît la valeur de la matière en décomposition et n'a rien à objecter. Quelques mois suffisent au compost pour épanouir des fleurs. Devant notre colère, il nous faut recourir à cette perspicacité et cette vision non dualiste du jardinier. Il n'y a pas lieu d'en avoir peur, ni de la rejeter. Nous savons qu'elle est comparable à du compost, qu'il est en notre pouvoir de donner naissance à quelque chose de très beau. Nous avons besoin de notre colère, comme le jardinier a besoin de compost. Savoir l'accepter, c'est déjà avoir une certaine mesure de paix et de joie. Petit à petit, nous pouvons transformer complètement notre colère en paix, amour et compréhension." 
 

2. la synchronie ( ou synchronicité ? )

 

Ici Julia Cameron disserte sur les implications morales de croire ou ne pas croire en l’existence de Dieu et j’avoue ne pas saisir toute les subtilités de son raisonnement. Cependant , partons comme elle du principe que « Dieu » existe ; s’appuyer sur cette force a de l’importance.

 

Il est plus facile de considérer les évènements qui arrivent de façon surprenantes et fortuites, sans relation de cause à effet avec notre activité mais auquels on rêvait, comme des coïncidences que comme une action divine. Nous nommons les prières exaucées « coïncidences » ou « chance » car les prières exaucées font peur; en effet, nous en devenons responsables et nous sentons pris par une obligation de reconnaissance .

 

Jung a travaillé sur ces coïncidences et a mis en avant le phénomène de synchronicité qui part du principe qu’existerait un univers intelligent et sensible agissant en interaction avec nos intérêts . Julia Cameron part de la véracité de ce postulat et son expérience lui a enseigné que l’univers prend part aux projets « chaleureux et festifs » (sic) ( le contenu du projet venant avant la manière de le réaliser) et qu’il ne faut pas négliger ses interventions ; or en général l’univers est prodigue en son soutien tandis que nous sommes avares en ce que nous acceptons de lui.

 

Car certes nous avons peur de l’échec mais ce qui est le plus effrayant c’est la possibilité du succès.

Cameron cite Goethe : « Avant de s’engager, il y a l’hésitation, la possibilité de faire marche arrière, et toujours l’inefficacité. Pour tout acte d’initiative ( ou de création) , les idées innombrables et les plans splendides s’y rapportant sont étouffés par l’ignorance d’une vérité élémentaire : que le moment où quelqu’un s’engage, alors la Providence bouge aussi. Alors, toutes sortes d’évènements se produisent pour venir en aide à ceux qui ont pris cet engagement, sans lequel rien ne se serait passé. Cette décision déclenche toute une suite d’évènements, d’incidents, de rencontres et d’assistance matérielle favorables à la personne concernée, auxquels personne n’aurait cru si elle n’avait pas emprunté cette voie. Ce à quoi vous pensez, vous pouvez le faire, ce que vous croyez, vous pouvez le faire, donc commencez. L’action renferme une magie, une grâce et une puissance.»

 

La synchronicité est un concept étrange ; ça paraît irrationnel mais ce n’est pas une croyance car en fait ça s’expérimente effectivement très rapidement dès qu’on commence à se bouger pour mettre en œuvre une idée, un projet.

The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

3. La honte

 

Cameron dit : « la honte est un moyen de contrôle.

Faire honte à quelqu’un, c’est essayer de l’empêcher de se conduire d’une manière qui nous embarrasse. » Je trouve cette définition d’une très grande pertinence …

Or une œuvre d’art, une initiative novatrice embarrasse parfois car l’œuvre d’art révèle , met en lumière, expose des choses qui embarrassent … « Comment oses-tu ? » , « Que vont penser les voisins ? »

Très souvent les mauvaises critiques sont à l’origine de la honte pour les artistes : «Comment osez-vous exposer ( nous donner à voir ou à entendre ) quelque chose d’aussi mauvais ? » Si on a fait ressentir de la honte à l’enfant-artiste ( « comment peux tu avoir la prétention d’imaginer avoir du talent ? » , « comment peux tu dessiner de telles horreurs ?» , il y a de forts risques qu’il devienne un artiste bloqué incapable de finir une œuvre commencée, qui mystérieusement perd tout intérêt avant d’être achevée ; il s’agit là d’un déni de la douleur, un évitement de la vulnérabilité.

Un jeune artiste est toujours en quête d’approbation et de reconnaissance, c’est pourquoi l’indifférence ou l’hostilité des proches dont il attend le soutien est souvent à l’origine de la honte d’être créateur . Cette honte demeure une entrave quand le jeune est devenu adulte car notre artiste intérieur est toujours l’enfant créateur. La critique redoutée n’est pas n’importe quelle critique ; en effet l’artiste est tout à fait capable d’accueillir les critiques constructives qui le font progresser ; la critique redoutée c’est « comment peux tu ? » , «Comment oses-tu ? », c’est une critique impossible à réfuter. C’est une humiliation.

 

L’artiste doit apprendre à connaître le moment adéquat pour solliciter une critique et savoir de qui elle peut émaner pour être reçue de façon constructive ; il ne convient pas de montrer une première esquisse à quelqu’un qui ne pose pas un regard bienveillant, emprunt de discernement. Ensuite, il est inévitable que l’on ne puisse contrôler toutes les critiques reçues, ni les rendre plus saines, plus constructives si elles ne le sont pas. En revanche nous pouvons apprendre à nous réconforter, à rechercher des amis bienveillants, nous devons désamorcer les humiliations, notamment grâce aux pages du matin . Nous devons apprendre que notre art révèle des secrets de l’âme humaine et que cette libération n’est pas toujours bien acceptée. A ceux qui voudront faire honte, il faut opposer une détermination sans faille ; pas le moindre doute n’est permis car ce serait l’engrenage.

 

 

4. Négocier avec les critiques

 

Il faut être capable de faire la différence et le tri entre les critiques utiles et les autres. Les critiques positives, bien à propos, procurent souvent à l’artiste un sentiment intérieur de soulagement , elles permettent d’évoluer en comprenant ce qui n’allait pas dans son travail.

 

En revanche, les critiques négatives nous accablent ; elles ont un effet paralysant sur la créativité car elles contiennent du mépris, de l’égoïsme, leur contenu est ambigu, leurs condamnations personnelles, globalisantes, irresponsables. La maltraitance de l’enfant artiste engendre la rébellion à l’origine des blocages de la créativité.

 

On peut traiter les critiques ainsi :

1 recevoir la critique dans sa totalité et la dépasser.

 

2 prendre des notes sur les concepts ou paroles qui nous ennuient, ;

 

3 prendre des notes sur les concepts ou paroles qui nous semblent utiles ;

 

4 se materner : relire une bonne critique positive ancienne ou se remémorer un compliment.

 

5 avoir présent à l’esprit que même si vous avez créé une œuvre d’art vraiment mauvaise, cela peut être le tremplin nécessaire à votre prochain travail ; l’art mûrit de façon spasmodique et nécessite des étapes de croissance identiques à celles du vilain petit canard.

 

6. regarder à nouveau la critique ; est ce qu’elle vous rappelle une critique particulière de votre passé ? notamment des critiques humiliantes de votre enfance ? admettez que la critique actuelle déclenche la souffrance d’une blessure déjà ancienne .

 

7 écrire une lettre au critique, à ne pas envoyer probablement ; défendez votre travail et reconnaissez ce qui était peut être utile dans la critique faite.

 

8. remettez vous au travail et engagez vous immédiatement dans la réalisation de quelque chose de créatif.

 

9 just do it . la créativité est le seul remède contre les critiques.

 

 

5… Détective

 

Julia Cameron propose ici un travail de détective pour restaurer les parties de nous-mêmes que nous avons abandonnées au profit de notre entourage, en mettant notre énergie créatrice au profit d’autrui…il s’agit de compléter des propositions relatives à nos souvenirs d’enfance, goûts secrets, budgets confisqués, aspirations profondes….

 

 

6. Grandir

 

On ne reconquiert pas sa créativité en progressant de façon linéaire. Un jour on progresse, le lendemain on régresse. On grandit par poussées , et il y a des phases de repos, d’apathie. Dans ces moments là, les pages du matin seront parfaitement ennuyeuses mais elles nous permettent de nous reposer dessus ; elles contribuent avec l’accomplissement quotidien d’une petite chose agréable à nous rendre la vie plus légère.

 

Il faut aussi apprendre à prendre soin de nous : ôter du frigo le périmé et les cochonneries,et aller au marché acheter des légumes frais…. vérifier le tiroir à chaussettes : jeter les trouées, les dépareillées, les has been…

 

Avant quand on disait « aide toi le Ciel t’aidera » cela signifiait « le Ciel vient en aide uniquement à ceux qui le méritent » ..maintenant c’est prendre conscience de tous les petits cadeaux qui nous échoient dès lors qu’on commence à s’aimer un peu plus…soyons attentif à tous les soutiens, les encouragements provenant de sources inattendues : entrées gratuites, invitation, don…. Pour grandir, faire aussi l’expérience de la solitude, accordez vous des moments de tranquillité pour vous questionner sur ce que vous ressentez à l’instant ; écoutez la réponse et encouragez vous…Choyez vous…

The artist's way Semaine 3 Retrouver un sentiment de puissance

7. Exercices de la semaine 3

 

1. Décrivez la pièce que vous occupiez enfant, en mots ou en croquis ; quel était votre objet préféré ? quel objet préférez-vous dans votre pièce actuellement ? rien ? alors, procurez vous un objet que vous voudriez avoir dans cette pièce, peut être quelque chose qui était dans la chambre de votre enfance ?

 

2. Décrivez 5 traits ( je suppose qu’il s’agit de traits de caractère ) que vous aimiez chez vous lorsque vous étiez enfant.

 

3. Citez 5 réalisations dans votre vie d’enfant ( exemples : dissertation de terminale, dresser un chien, mettre en portefeuille le lit du prêtre, éjecter une grosse brute de la salle de classe …) Citez 5 plats favoris de votre enfance et achetez vous en un cette semaine même si c’est de la gelée à la banane ( on peut se le faire soi-même aussi je pense ! …)

 

4. Examinez vos habitudes. Beaucoup interfèrent avec l’objectif de choyer l’artiste-en-soi et peuvent susciter de la honte, parce que c’est une sorte d’autodestruction. Par exemple, certaines habitudes sont évidemment préjudiciables comme fumer, trop boire, trop manger…d’autres sont plus sournoises : avez-vous l’habitude de regarder des programmes de télévision que vous n’aimez pas ? de trainer avec un ami ennuyeux tout simplement pour tuer le temps ? faites la liste de 3 habitudes néfastes ; quel bénéfice tirez-vous de la continuation de ces habitudes ? il y a de mauvaises habitudes qui sont plus subtiles : ne pas prendre le temps de faire du sport, ne pas prendre de temps pour prier, ne pas se nourrir, traîner avec des gens qui rabaissent vos rêves…) Enumérez 3 ennemis subtils ; que retirez-vous de cette forme de sabotage ; soyez précis. 5. faites une liste des amis qui vous nourrissent – nourrir et non permettre- c-à-d ceux qui vous donnent le sens de votre propre compétence et de vos propres possibilités, vous permettent de faire passer le message que, sans leur aide, vous ne parviendriez pas à communiquer. Il y a une grande différence entre être aidé et être traité comme si nous étions impuissants. Enumérez 3 amis bienveillants. Quels sont leurs traits de caractère qui vous sont utiles ?

 

6 appelez un ami qui vous considère comme une personne bonne et brillante, qui veut agir. Une partie de votre reconquête sera de vous assurer de son soutien. Ce soutien vous sera essentiel lorsque vous prendrez de nouveaux risques.

 

7. chacun de nous a une boussole interne. C’est un instinct qui nous pousse vers la santé.il nous avertit quand nous nous trouvons en zone dangereuse et nous renseigne sur ce qui est bon et sûr pour nous. Les pages du matin sont une façon d’entrer avec cette boussole, de même que peuvent l’être certaines activités du cerveau artiste : peindre, conduire, marcher , frotter, courir….cette semaine, prenez une heure pour suivre votre boussole interne en faisant une activité du cerveau artiste, et écoutez les visions intérieures qui remontent à la surface.

 

8. citez 5 personnes que vous admirez. ensuite , citez 5 personnes que vous admirez en secret. Quels sont les traits de ces personnages que vous pouvez cultiver plus profondément en vous-même ?

 

9. citez maintenant 5 personnes que vous auriez souhaité rencontrer et qui sont mortes. Ensuite citer 5 personnes qui sont mortes et avec lesquelles vous auriez aimé traîné jusqu’à l’éternité. Quels sont les traits de ces personnages que vous pouvez rechercher chez vos amis ?

 

10. Comparez les deux listes, ceux que vous aimez et admirez vraiment, ceux que vous pensez devoir aimer et admirer. Il se peut que vous vous croyiez obligé d’admirer Untel alors que votre cœur penche pour un autre moins prestigieux mais ….

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The artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identité

Publié le par Chry

 

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron "Libérez votre créativité" (Ed°Dangles)  afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées....

                                                                       ***

1.  Devenir sain

 

Avoir confiance en sa créativité représente, pour beaucoup, une nouvelle conduite. Il est possible qu’au départ cela paraisse assez inquiétant, non seulement pour nous mais aussi pour nos proches. Nous pouvons nous sentir, ou paraître fantasque. Ce caractère fantasque, c’est une manière de ne pas rester englué dans nos blocages, et il faut être conscient qu’au début, devenir sain c’est un peu comme devenir fou.

 

Nous allons être l’objet de flux de sensations de puissance suivis de reflux de crises de doutes…c’est normal, ces crises de doutes sont les symptômes de notre reconquête. Cependant il faut savoir que ces doutes sont dépourvus de fondement bien qu’ils soient très convaincants. C’est une peu comme la tentation d’une cigarette pour celui qui a arrêté de fumer : il lui faut la repousser à tout prix car il risque de sombrer à nouveau dans la dépendance  ; de même il est impératif de repousser la 1ère pensée de doute sur nos capacités créatives.

 

Ces attaques peuvent venir de l’intérieur ou de l’extérieur et il faut les neutraliser par des affirmations positives représentant un puissant antidote contre la haine qu’on se porte à soi même qui se traduit par un manque d’estime de soi, un manque de confiance en soi.

 

Une des formes courantes du sabotage qu’entraîne le doute est de montrer nos pages du matin. Il ne faut absolument pas montrer les pages du matin, même à un ami bien intentionné, ces pages sont privées.

 

2. Camarades pernicieux

 

La créativité, l’artiste-en soi a besoin de sécurité. Nous devons donc pour le protéger choisir un entourage sûr ( des  fréquentations saines quoi ! )  .

 

Les compagnons les plus pernicieux pour le bébé artiste –en soi  sont les créateurs bloqués.

 

Notre démarche d’éveil, de reconquête les menace.

 

Quand nous étions nous même bloqués, nous ressentions souvent comme de l’arrogance et de l’autodétermination ( de la suffisance ?)  le fait de nous considérer comme des artistes créateurs ( potentiels ) . En réalité c’était de l’auto-détermination de refuser de prendre conscience de notre créativité , ce refus ayant ses bénéfices secondaires.

( ceci est un commentaire personnel : parmi les moyens de lutter contre la procrastination, d’arrêter de différer l’action de s’atteler à un travail créatif qu’on rêverait de faire,  se trouve le fait d’être bien conscient que ne pas agir et remettre au lendemain le travail que l’on a à faire est aussi un acte volontaire ; notre volonté qui a ses raisons- qu’il s’agit d’identifier, ce sont les bénéfices que l’on tire de l’inaction- s’applique à repousser l’action qui ne satisfait pas les raisons en questions )

 

Nous fantasmions sur l’art plutôt que de nous y atteler, nous avancions vertueusement en ne prenant jamais de risques pour développer notre créativité.

 

Nos amis encore bloqués sont susceptibles de se complaire encore dans ces aveuglements confortables .

 

S’ils n’apprécient pas notre démarche de reconquête, c’est parce que grâce à leurs bocages, ils obtiennent des bénéfices secondaires. Peut être se complaisent ils dans l’idée qu’ils pourraient être encore plus créatifs que ceux qui utilisent leur créativité ?

 

Au stade de la semaine 2 de notre démarche, la fréquentation de ces personnes risque de nous être préjudiciable. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces gens là soutiennent notre démarche, puisque le principe même de l’existence de cette démarche les gêne.

 

Il ne faut surtout pas écouter leurs doutes bien intentionnés qui vont réactiver les nôtres.

 

Soyons particulièrement vigilants à propos de toutes remarques sur notre ‘prétendu ‘ égoïsme ou relatives à notre changement qui ont pour objet de nous culpabiliser,  il s’agit ni plus ni moins de moyens de nous influencer pour que nous reprenions nos vieilles habitudes qui assuraient le confort d’autrui, mais nullement le nôtre…

 

Rappelons nous alors que dès lors qu’on commence à se soutenir soi même, on rencontre de nouveaux soutiens.

 

Veillez prudemment à protéger l’artiste que vous venez de faire renaître en vous. Souvent la créativité est bloquée parce que nous acceptons les plans que d’autres personnes ont conçus pour nous. Nous voulons nous réserver du temps pour notre travail créatif, mais nous sentons que, pendant ce temps, nous devrions faire autre chose. En tant que créateur bloqué, nous ne nous focalisons pas sur les responsabilités que nous avons envers nous-mêmes, mais sur celles envers les autres. Nous avons tendance à penser qu’une telle conduite fait de nous une bonne personne. C’est faux ; cela fait de nous quelqu’un de frustré.

 

L’essentiel pour nourrir notre créativité est de nous nourrir nous même.

 

Le Grand Créateur nous a doté de talents divers et c’est un devoir de les utiliser.

 

Ce que nous pouvons faire de mieux pour nos amis c’est d’être un exemple de créativité retrouvée. Notre exemple sera un grand message d’espoir.

 

Avant d’être capable de les aider  à eux aussi exprimer leur créativité, il faut se protéger d’eux, cacher ses pages du matin, ne pas les convier à notre rendez vous d’artiste.

 

Nous allons découvrir qu’il est plus facile de peindre, jouer de la musique, écrire que de ne pas peindre, ne pas jouer de la musique, ne pas écrire….

 

C’est le processus créatif qui compte et non le résultat.

 

3. Les importuns tyranniques

 

Pour éviter d’être créatif, on peut fréquenter des importuns tyranniques….

 

Ce sont des gens pleins de charme, de charisme, très inventifd et persuasifs et éminemment destructeurs des autres …

 

Ils aiment les drames dont ils sont l’épicentre ; font des crises aigues de paranoïas, des caprices, générèrent des intrigues.

 

Les pires sont eux-mêmes artistes célebres .

 

Ils (é)puisent l’énergie vitale de leur entourage, et ils sont souvent entourés d’une cohorte de supporters possédant autant de talents qu’eux , mais prêts à se sacrifier et à s’épuiser pour le Maître

 

Ils savent parfaitement saboter la créativité et les projets de vie de leurs proches par leurs exigences  intempestives, leurs questionnements perfides, leur manque de respect et leur sans-gêne.

 

Ils sont purement égoïstes et ne tiennent aucun compte de la réalité des autres, ils dépensent le temps et l’argent des autres, menacent leur espace, créent des embrouilles en dressant les personnes de leur entourage les unes contre les autres …

 

Ils ne sont jamais responsables de ce qui ne va pas et vous font des reproches.

 

Ils sont jaloux du talent des autres et ne sont donc pas du tout prêt à nous voir déployer les nôtres.

 

Si nous fréquentons de telles personnes, c’est que nous sommes fous et cherchons à nous détruire. Réfléchissons qu’il est parfois plus menaçant et risqué de prendre le pari d’une vie créative que de se faire maltraiter par de tels malotrus.

 

Donc dans le cadre de la reconquête créative, il faut être très conscient si notre entourage comprend un ou des importuns, et considérer cette fréquentation comme un blocage que l’on s’est choisi pour nous détourner de l’éventualité d’utiliser nos talents.

 

Il faut arrêter cette relation qui relève de la dépendance mutuelle.

 

4.Le scepticisme

 

C’est souvent le plus grand obstacle en nous.

 

Pour Cameron, le scepticisme, c’est le manque de Foi.

 

Il y a lieu de rappeler que quand on commence à s’occuper de son Artiste-en-soi, il se passe de curieuses coïncidences dans la vie, des opportunités , des rencontres se présentent justement en rapport avec les projets qu’on tente de développer ; c’est ce que Julia Cameron appelle synchronicité ; 

 

 Le scepticisme a trait au fait de refuser les aides du destin, l’aide de la main invisible qui agit dès lors qu’on s’aide soi même.

 

Il faut être très conscient lorsque nous hésitons à prendre au sérieux le fait que l’univers puisse coopérer avec nos nouveaux projets . Certes on peut être effrayé de voir les choses s’enchaîner trop vite .

 

 

Il est cependant  paradoxal d’avoir le courage d’entreprendre cette reconquête créative et de refuser que l’univers y prête attention…nous sentons nous encore trop en fraude pour gérer un peu de succès ?

Pourtant il est essentiel de laisser ce scepticisme de côté et d’ouvrir son esprit aux idées, aux forces nouvelles.

 

 

5. L’attention

 

Très souvent, un blocage créatif est manifeste lorsque nous plongeons dans les fantasmes.

 

Plutôt que de travailler ou de vivre dans le présent, nous perdons notre temps à nous complaire à imaginer ce qui aurait pu ou dû se passer.

 

Un des grands malentendus sur la vie artistique est de penser qu’elle occasionne beaucoup de désoeuvrement. La vérité est qu’une vie créative implique beaucoup d’attention. L’attention est un moyen d’établir des liens et de survivre.

 

Julia Cameron évoque longuement les lettres de sa grand-mère qui décrivait les plantes du jardin selon les changements de saisons comme de petits miracles renouvelés à chaque fois, les anecdotes de la vie des animaux du jardin.

 

Elle parle ensuite de son grand-père qui buvait et jouait l’argent du ménage, gaspillant sa vie et entraînant sa femme dans ses déboires.

 

Comment la grand-mère pouvait elle supporter son époux ?

 

Julia Cameron répond qu’elle l’a supporté en se tenant plongée dans le flot de la vie et en y prêtant une attention soutenue. La survie repose sur la santé mentale et la santé mentale repose sur le fait de prêter attention.

 

Le succès ou l’échec, la vérité d’une vie a vraiment peu à voir avec sa qualité. La qualité de la vie est toujours proportionnelle à la capacité de prendre du plaisir. La capacité à prendre du plaisir est le cadeau de pouvoir prêter attention.

The artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identitéThe artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identité

Prêter attention à la beauté d’une fleur sous un rayon de soleil peut sauver de la douleur , la douleur de savoir que nous somme tous « indiciblement seul »….l’attention est source de guérison car plus que tout , prêter attention c’est créer des liens, ne serait ce qu’avec un animal, avec un paysage, avec l’univers.

 

Dans les moments de souffrance où l’avenir est trop terrifiant à envisager et le passé trop douloureux à remémorer, prêter attention à l’instant présent est la seule place sûre. Chaque instant pris isolément est toujours supportable. A l’instant , juste maintenant je vais bien ; je respire ; et cet instant n’est pas sans beauté.

 

EXERCICES DE LA SEMAINE

1. Lecture convaincue des affirmations positives

 

2. Où passe votre temps ? faites une liste des 5 activités principales de cette semaine. Combien de temps avez-vous consacré à chacune d’elle ? lesquelles vouliez vous faire lesquelles étiez vous obligé de faire ? combien de temps consacrez vous à aider les autres et à ignorer vos propres désirs ? certains de vos amis bloqués ont-ils déclenché des doutes en vous ?

 

3. Carte de sécurité : dessinez un cercle sur une feuille de papier et à l’intérieur du cercle inscrivez les points que vous avez besoin de protéger et ceux qui sont bons pour votre soutien. A l’extérieur du cercle, nommez les sujets dont vous pensez devoir vous protéger actuellement. Placez ce cercle de sécurité à proximité de l’endroit où vous écrivez vos pages du matin.

 

4. Citez 20 choses que vous aimez faire ( par exemple escalade, bicyclette, pâtisserie, lire des poésies…) quand était-ce la dernière fois que vous vous êtes permis ces choses là ? à côté de chaque chose placez une date. Ne soyez pas surpris s’il s’est passé des années sans que vous ayez pratiqué une activité favorite. Cela changera. Cette liste est une excellente ressource pour vos rendez vous d’artiste.

 

5. A partir de la liste de l’exercice 4, écrivez deux activités favorites que vous avez évitez de faire et qui pourraient constituer les objectifs de cette semaine. Ces objectifs peuvent être petits, ne serait ce qu’acheter une pellicule pour prendre des photos. Nous essayons de nous rendre plus autonomes par rapport au temps. Cherchez des plages de temps spécialement pour vous, et utilisez les pour faire de petits gestes créatifs, ne serait ce que 15mn dans la journée ; ne cherchez pas de grandes plages de temps où vous pourrez être libre. A la place cherchez de courts instants.

 

6. Replongez vous dans la semaine 1 et lisez les affirmations positives. Notez celles qui ont déclenché le plus de réaction en vous. Souvent celle qui paraît la plus ridicule est la plus significative. Ecrivez 3 affirmations choisies 5x/j dans vos pages du matin ; assurez vous d’y inclure les affirmations énoncée après les propos impulsifs.

 

7. Reprendre la liste de la semaine dernière des vies imaginaires. Ajoutez y 5 vies supplémentaires. A nouveau vérifiez si vous pouvez vivre des petits morceaux de ces vies là dans votre propre vie.

 

8. Gâteau de vie. Dessinez un cercle divisé en 6 parts de gâteau ; l’une sera spiritualité, l’autre exercice, l’autre jeu, et ainsi de suite travail, amis, romance/aventure…placez un point dans chaque tranche au degré où vous vous sentez réalisé dans ce domaine ( ordre croissant de l’intérieur vers l’extérieur) reliez les points et voyez les domaines dans lesquels vous devez vous améliorez. Certains domaines de votre vie se sont appauvris parce que vous n’y consacrez que très peu de temps ou pas de temps du tout ; l’attention dirigée vers nos zones appauvries peut les nourrir.

 

9. Dix petits changements ; répertoriez 10 changements que vous souhaitez faire pour vous-même du plus significatif au plus petit ( ou l’inverse), par exemple :

j’aimerais………………. ·

j’aimerais………………. ·

j’aimerais…………….. .

 

Nos pages du matin nous donnent un petit coup de pouce pour nous plonger d’avantage dans le présent et faire plus attention à notre vie actuelle. Sélectionnez l’objectif de la semaine et maintenant faites le.

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The artist's way Semaine 1 Retrouvez le sentiment de sécurité

Publié le par Chry

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron "Libérez votre créativité" (Ed°Dangles) afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées.

Acrylique sur papier  70 x100 cm

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1) Les artistes – fantômes

Notre Moi créateur, l’Artiste-en-nous a un besoin essentiel : celui d’être soutenu, encouragé, materné, autant pour ses tentatives et ses efforts que pour ses réalisations et ses triomphes.

Cependant nous sommes nombreux, enfant,  à ne pas voir ce besoin satisfait .

 

Les parents donnent plutôt des conseils et des mises en garde et encouragent rarement l’Artiste en herbe à expérimenter. ( " arrête de rêver !" )

 

«  De jeunes artistes timides qui ajoutent à leurs propres peurs celles de leurs parents, abandonnent souvent leurs rêves ensoleillés de carrière artistiques, s’installant dans le monde crépusculaire des regrets. C’est là, pris ente le rêve d’agir et la peur d’échouer, que naissent les “ artistes-fantômes ”  »

 

J.Cameron appelle  “ artistes-fantômes ”  des personnes , qui ont souvent un fort mauvaise image d’elles-mêmes,  qui s’entourent d’objets d’art et d’artistes, persuadés qu’être créatif est une prérogative qui n’appartient qu’aux autres et à laquelle elles ne peuvent aspirer.

 

Pour leurs parents, une carrière artistique ne peut exister qu’en dehors de la réalité socio-économique, et si des encouragements sont prodigués, c’est pour envisager la pratique d’un art comme un hobby , sur les bords de la vie réelle.

 

Ou bien la pratique artistique est envisagé comme l’outil ou l’objet d’une autre profession : enseignant , art-thérapeute, critique , journaliste, publicitaire , agent artistique…

 

Ou bien ces personnes épousent un artiste et vit dans son ombre comme un fantôme.

 

«  En règle générale, les artistes fantômes portent un jugement sévères sur eux-mêmes, se martyrisent pendant des années pour ne pas avoir agi selon leurs rêves. Cette cruauté ne fait que renforcer leur statut d’artistes-fantômes. Ayez toujours ceci à l’esprit : un artiste a besoin d’être nourri. Les  “ artistes-fantômes ”  n’ont pas été suffisamment maternés. De toute façon ils se reprochent d’avoir été timorés. »

 

Il est vain de croire que l’artiste peut trouver son chemin comme un pigeon voyageur. Nombreux sont ceux qui ayant trop tôt eu des enfants, dû travailler pour subvenir à leur besoin , dû faire des études sérieuses pour prendre la succession du père, pas été plongé dans un milieu culturel propice, sont incapables de trouver leur chemin et vivent leurs vie avec frustrations, et insatisfactions...

 

Il faudrait déjà dépasser cette peur de prendre au sérieux ces envies de faire du théatre, de peindre, de chanter….

 

2) Protéger votre enfant artiste intérieur

 

Il faut se souvenir que notre Moi créateur, l’Artiste-en-nous est un enfant .

 

Apprendre à créer, c’est comme apprendre à marcher . L’enfant artiste commence par ramper, puis ce  sont les premiers pas de bébé, les premières chutes, les premières peintures dégoulinantes et simplettes, les premiers films genre « la famille à la plage » au caméscope, les poèmes laborieux…

 

L’artiste-fantôme qui reconquiert sa créativité se servira à coup sûr de ces premiers efforts comme un prétexte pour ne pas aller plus loin…

 

Or juger les premiers efforts artistiques, c’est infliger un mauvais traitement à l’artiste. Pourtant l’artiste fantôme s’enfonce souvent avec masochisme : ainsi en est il d’évaluer le travail du débutant à l’aune des chefs d’œuvre des autres artistes, d’exposer de premiers travaux à une critique prématurée, de les montrer à des amis trop sévères ou pas bienveillants du tout…

 

Il faut avancer doucement et lentement lorsque nous nous libérons de nos blocages créatifs …les erreurs sont nécessaires, il est normal de trébucher…il ne faut pas vouloir être génial immédiatement au contraire, au début nous ne serons pas bons du tout.

 

Mais pour retrouver sa créativité, il faut avoir la volonté d’accepter d’être un mauvais artiste.

 

En acceptant d’être un mauvais un artiste , on a des chances de devenir un artiste, et peut être avec le temps, un très bon artiste….même si c’est dans dix ans…mais de toute façon on aura toujours 10 ans de plus dans 10 ans, mieux vaudra  être artiste alors , que toujours regrettant de ne pas l’être…

 

3) Notre ennemi intérieur : convictions négatives élémentaires

 (moi je dirais plutôt convictions négatives inhibantes  , enfin je ne sais pas quel est le mot anglais traduit par élémentaire, élémentaire c’est quelque chose de  pas  très élaboré…pourtant la peur que le ciel nous tombe sur la tête provient parfois de raisonnements très alambiqués …)

 

La plupart du temps quand nous sommes malheureux dans un domaine de notre vie nous ne changeons pas les choses car c’est très insécurisant ; nous avons peur de l’inconnu. ( mieux vaut un malheur connu qu’un hypothétique bonheur inconnu ?)

 

La peur que nous ressentons face à notre créativité réside essentiellement  dans la peur de l’inconnu.

 

Si je suis pleinement créatif (ve) , qu’est ce qui va bien pouvoir m’arriver d’horrible ?

 

Nos réponses sont en fait des croyances négatives intériorisées. JC nous propose de travailler durant la semaine 1 sur nos convictions négatives pour en prendre conscience et les ébranler.

 

J.CAMERON fournit une liste de convictions négative communément reconnues :

 

Je ne peux pas être un artiste créateur, fécond et courronné de succès parce que :

-…..tout le monde me haïrait.

-…je blesserais ma famille et mes amis.

-….je deviendrais fou.

-…j’abandonnerais mes amis et ma famille.

- …je fais des fautes d’orthographe.

-…je n’ai pas d’assez bonnes idées.

-…je contrarierais mon père et/ou ma mère.

-…je devrais être seul.

-…je vais me sentir trop en colère.

-…je vais découvrir que je suis homosexuel ( dans le cas d’hétérosexualité ).

-…je vais devenir hétérosexuel ( dans le cas d’homosexualité ).

- …je vais faire du mauvais travail, ne pas m’en rendre compte et avoir l’air d’un(e) imbécile.

-…je n’aurai jamais vraiment d’argent.

-…je vais m’autodétruire, boire, me droguer ou m’adonner au sexe à mort.

-…je vais avoir le cancer, le sida..ou une crise cardiaque ou la peste.

-…mon compagnon (ma compagne) va me quitter.

-…je vais mourir.

-…je vais me sentir mal parce que je ne mérite pas le succès.

-…je n’aurai en moi qu’une seule bonne œuvre.

-…c’est trop tard. Si je ne suis pas encore devenu un artiste pleinement opérant, je ne le deviendrai jamais.

 

Aucune de ces idées principales négatives n’est forcément vraie. Elles nous viennent de nos parents, de notre religion, de notre culture et de nos amis craintifs. Chacune de ces convictions renvoie aux idées que nous nous faisons sur la signification de l’artiste.

Une fois les idées négatives culturelles les plus radicales écartées, il est possible que nous ayons encore obstinément des idées négatives élémentaires héritées de nos familles, de nos professeurs et de nos amis. Souvent subtiles et dévastatrices, et il s’agit de les affronter.

 

Les convictions négatives ne sont que des convictions et non des faits.

 

Nous sommes effrayés et les idées négatives nous maintiennent dans cette peur.

 

Il est important de savoir que les idées négatives élémentaires – personnelles et culturelles- essaient toujours de porter un coup fatal et attaquent toujours notre point le plus vulnérable quel qu’il soit ( amabilité , intelligence, sexualité….).

Il est important de savoir aussi que les convictions négatives ont leur alternatives positives :

 

Convictions négatives ……………………………Alternatives positives

Un artiste est                                                           Un artiste peut être

Alcoolique                                                                sobre

Fou                                                                           sain d’esprit

Fauché                                                                     solvable

Irresponsable                                                          responsable

Solitaire                                                                   convivial

Instable                                                                    fidèle

Condamné                                                              épargné

Malheureux                                                              heureux

Né ainsi, ne le devient pas                                    découvert et construit

 

Il s’agit de cesser de raisonner  en alternatives et de penser : «  je peux être soit romantique heureux, soit artiste. Je peux soit réussir financièrement, soit être artiste. »

Il est en effet possible d’être artiste et de mener une vie romantique heureuse, d’être artiste et de réussir sur le plan financier.

 

Nos blocages nous empêchent d’imaginer cette dualité possible.

 

En pratique, sur le plan rationnel nous savons que nos peurs sont infondées. Aussi comme ces peurs irrationnelles sont stupides , nous ne les dévoilons pas au grand jour et du coup elles restent intactes.

 

Par exemple on sait qu’il est stupide de ne pas s’essayer à écrire un roman sous prétexte qu’on fait des fautes d’orthographe ; cette peur est irrationnelle parce qu’il existe des logiciels correcteurs d’orthographe ; aussi on se refuse obstinément à se pencher sur cette question stupide; ce faisant on diffère éternellement la décision d’écrire….

( parce qu’on a la conviction négative limitante qu’un bon écrivain ne fait pas de fautes d’orthographe ? )

 

Il y a un outil pour se débarrasser de ces convictions négatives : ce sont les affirmations positives.

  

4) L’allié qui est en vous : armes affirmatives

 

( j’aurais mis : les affirmations positives libératrices , mais bon je ne suis pas le traducteur , ni l’auteur et je n’ai pas le texte en anglais…)

 

Trop souvent, c’est l’audace et non le talent qui conduit l’artiste sur le devant de la scène ; l’artiste bloqué considère ces arrivistes avec beaucoup d’animosité, de ressentiment dès lors que c’est la promotion de leur personnalité qui importe finalement et non celle de leurs œuvres, et d’ailleurs «  je pourrais faire ça mieux si seulement…. »

 

….si seulement je m’autorisais à le faire…

 

Les affirmations positives vont nous permettre de le faire .

 

Une affirmation est une déclaration positive d’une conviction positive, et si nous parvenons à parler de nous en de meilleurs termes, ne serait ce qu’avec le dixième de notre capacité à nous décrire de manière négative, nous nous apercevrons d’un changement énorme.

 

Les affirmations positives nous aident à ressentir une impression de sécurité et d’espoir.

 

Cependant au début , lorsque nous prononçons ces affirmations, nous nous rendons compte que nous sommes gênés, nous les trouvons embarrassantes, triviales.

 

Pourtant nous pouvons sans aucune gêne nous matraquer d’affirmations négatives ( je ne suis pas assez doué, pas intelligent , trop vieux, trop ceci pas assez  cela ), en revanche il est beaucoup plus difficile d’être élogieux sur sa propre personne  ( je mérite qu’on m’aime, je mérite un salaire honnête, je suis un artiste brillant et plein de succès je suis compétent et pleins de talents…)

 

Aussitôt le Censeur dresse les oreilles ….le Censeur en nous déteste tout ce qui ressemble à l’amour-propre. Il nous traite aussitôt d’imposteur : «  pour qui te prends tu ? »

 

Essayer d’affirmer « Moi …( votre nom) suis un potier ( peintre, musicien, écrivain, tout ce que vous voulez) brillant et fécond » , écrivez le et attendez…( attention ça peut être violent ) le Censeur se réveille «  eh ! attend une minute ! tu ne peux pas écrire ces choses positives de toi ! depuis quand tu serais brillant ? et fécond ! ah ah !! de qui te moques tu ?.... »

 

Ces paroles terribles du Censeur, ce sont les vôtres !!!! Faites en la liste, écrivez ce que vous dicte le Censeur constamment qui vous affaiblit…et enquêtez….d’où viennent ces paroles ? de votre père , de votre mère ? de vos professeurs ? remontez le temps ….

 

Et autorisez vous à travailler sur des affirmations positives sécurisantes .

 

(J.CAMERON énumère ici un certain nombre d’affirmations positives ; cependant cette méthode est très liée à la Foi. Foi en Dieu pris au sens large et multi-culturel... et j’ai du mal à reproduire toutes ces affirmations positives car je me rends compte qu’il est finalement très intime de parler de Dieu …que je trouve ces affirmations qu'elle propose un peu...ridicules…Mais certes le ridicule ne tue pas et ce qui ne tue pas rend plus fort ...donc grosso modo, elle nous incite à nous répéter que Dieu étant un Grand Créateur, et ayant fait l'homme à son image, nous sommes donc forcément créateur aussi , et que le Grand Créateur a forcément de grands et bons projets créatifs pour nous, et que c'est Le laisser s'exprimer à travers nous que de laisser s'exprimer notre créativité...) 

JC nous propose ensuite les exercices de la semaine.

 

 

EXERCICES DE LA SEMAINE 1 

 

1 Rédaction obligatoire des trois pages manuscrites du matin , même si votre censeur vous dit que c’est nul ce que vous écrivrez ou  que vous n’avez aucune inspiration…le Censeur n’a rien à dire sur les pages du matin…travaillez au contraire à identifier les convictions négatives limitantes ( les objections du Censeur ) qui ont empêcher l’Artiste-en-vous de se développer, et à les transformer en affirmations positives libératrices et sécurisantes.

 

2 Rendez vous avec notre Moi créateur, l’Artiste-en-nous ….

 

3. et 4. Voyage dans le temps Citez, parmi les plus anciens, trois ennemis qui ont porté et continuent de porter atteinte à votre amour-propre créatif. Faites une description aussi précise que possible de ces monstres historiques ; ensuite décrivez précisément une ou plusieurs scènes d’horreur durant laquelle vos monstres se sont manifestés, avec tous les détails, les propos, le décor, les impressions…

 

5. Ecrivez au rédacteur de votre revue préférée une lettre pour votre défense et envoyez la à vous-même ; faites parler l’enfant-artiste en vous «  sœur anne rita est une imbécile, elle a des yeux de cochon, et je ne fais pas de fautes d’orthographe !!! »

 

6 Voyage dans le temps. Citez, parmi les anciens champions, trois personnes qui soutenaient votre amour-propre créatif. C’est votre musée des bons génies qui vous souhaite une bonne création. Soyez précis, souvenez vous de chaque mot d’encouragement. Reproduisez les et/ou illustrez les en les plaçant  à  un endroit visible . Ou bien recherchez des souvenirs de moments où vous avez été content de vous, quand, pourquoi….

 

7. sélectionnez et écrivez un discours d’encouragement agréable. Ecrivez une lettre de remerciements. Adressez la à vous-même ou au mentor perdu depuis longtemps.

 

8. Vies imaginaires . Si vous aviez cinq autres vies à mener, que feriez vous dans chacune d’elles ? Notez tout avec plaisir , il s’agit de se divertir, de prendre plus de plaisir que dans la vie que l’on mène actuellement.

Reprenez la liste, choisissez une vie et faites le cette semaine ( si vous avez écrit cow- boy, pouvez vous faire une promenade à cheval, si vous avez écrit chanteur de country music, pouvez vous ( apprendre à ) jouer de la guitare ? )

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