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The artist's way Semaine 5 Retrouver le sentiment du possible

Publié le par Chry

Julia Cameron dans son livre "Libérez votre créativité" nous invite cette fois à examiner les bénéfices que l’on tire à ne pas bouger, à constater comment on n’exploite pas son potentiel en fixant des limites aux dons du Ciel, à évaluer le coût de vouloir paraître au lieu d’être authentique. Elle nous invite à imaginer des changements radicaux pour ne plus être inhibé et ne plus nous restreindre en imputant la responsabilité aux autres.

 

( je rappelle que ce qui suit est un résumé subjectif de l’ouvrage de JC, j’élague notamment tous ses exemples)

The artist's way Semaine 5 Retrouver le sentiment du possible

1. Ne nous fixons pas de limites

 

Il y a lieu de rappeler que pour Julia Cameron , créer est un acte de Foi et que pour développer sa créativité, il faut développer sa spiritualité, s’ouvrir à la Foi…

Pour elle, il faut donc considérer que Dieu ( non pas le Dieu de telle ou telle religion, mais le Grand Créateur ) est source de toute créativité, qu’Il a des quantités de projets extraordinaires pour nous et qu’Il est une source d’aide illimitée pour les réaliser, dès lors que l’on est prêt à écouter, à recevoir, et à s’y mettre…

Et donc il nous faut arrêter de décider d’emblée et a priori de ce que Dieu a à nous apporter, de fixer des limites à l’aide que Dieu peut nous fournir , d’arrêter d’être avare avec nous même et de renvoyer les cadeaux qu’on reçoit. L’aide de Dieu ne ressemble pas souvent au coup de baguette magique. En général, il s’agit d’une collaboration consciente, on arrête d’avoir des croyances négatives, on clarifie ce qu’on veut vraiment, on travaille dur pour y parvenir, et un jour …pchioutt !!! les choses se mettent en place de façon incroyablement facile….et souvent imprévue.

Il faut d’abord prendre conscience que Dieu a des ressources illimitées pour chacun d’entre nous auxquelles on a tous le droit d’accéder : il n’y a pas à culpabiliser d’obtenir trop. Il n’y a pas non plus à utiliser cette aide divine avec pingrerie comme si on avait peur de manquer ensuite. Au contraire Dieu est une source, un flux d’énergie qui aime se répandre ; il faut recevoir de Dieu avec gratitude comme un acte de vénération. Il y a lieu aussi d’être attentif au fait que l’Aide, le flux d’énergie créatrice divine s’écoule où Il le veut et non où nous le voulons. En conséquence il est important d’accepter de recevoir quelque chose de bon d’une source quelconque qui peut être inattendue et déconcertante et non pas seulement selon les critères des conventions sociales. Avoir la foi en Dieu libère des dépendances négatives et de l’anxiété en nous assurant qu’Il pourvoira d’une façon ou d’une autre à nos besoins et à la réalisation de nos rêves. « Notre travail est de savoir comment il va s’y prendre » et un des moyens d’écouter c’est d’écrire les pages du matin. , faire la liste des domaines où on a besoin de conseils et poser les questions le soir avant de s’endormir, et le matin, écrire, recevoir les réponses .

 

 

2. Trouver la rivière

 

Il nous arrive de penser de façon négative et craintive, d’être effrayé par les espoirs que nous avons fait naître. Acquérir la Foi, évoluer vers une dépendance spirituelle se fait progressivement, chaque jour de façon lente et sûre ; chaque jour devenir plus authentique, avoir une attitude plus positive. Exprimer d’avantage notre vérité, d’avantage entendre celle des autres, ne plus juger.

Les pages du matin nous libèrent de l’emprise de nos opinions ancrées et vues étroites, car elles nous donnent le sens du mouvement, du fait que les choses changent, ne sont pas immuables. Devenir dépendant de la source divine, c’est se libérer de toutes les autres dépendances car nous sommes libérés de nos terribles peurs d’abandon, et nous ne sommes plus en demande constante de réassurance de l’amour de nos proches, de la considération de nos contemporains. Ceux-ci libérés de ces demandes incessantes peuvent alors nous aimer, venir à nous librement.

Au fur et à mesure des pages du matin nous devenons moins rigides. L’image de Julia Cameron est celle de trouver la rivière et d’accepter son flux, ses courants, ses méandres. Nous nous surprenons à accepter des opportunités. Nous abandonnons des idées que nous avions sur nous et nous découvrons un nouveau Moi qui prend plaisir à toutes sortes d’aventures bizarres. Les pages du matin nous apprennent à nous traiter avec plus de gentillesse. Julia Cameron dit qu’étant moins désespéré, nous sommes moins dur avec nous-mêmes et avec les autres et nous apprenons la compassion. Nous apprenons à accepter la générosité, qui peut se présenter sous des formes insoupçonnées .

 

3. Le piège de la vertu

 

« Un artiste doit avoir du temps mort, du temps pour ne rien faire. Défendre notre droit à un tel temps implique du courage, de la conviction et de la résistance. Nos familles et nos amis pourront être frappés par un tel temps, espace de tranquillité qu’ils peuvent vivre comme un retrait d’eux. Cela l’est. Pour un artiste, le retrait est nécessaire. Sans cela, l’artiste en nous se sent triste, irrité, de mauvaise humeur. Si une telle privation continue, l’artiste en nous devient maussade, déprimé, hostile. A la fin, nous devenons comme des animaux aculés, montrant les dents à notre famille et à nos amis pour qu’ils nous laissent seuls, et arrêtent de formuler des demandes irraisonnables. C’est nous qui formulons des demandes irraisonnables. Nous nous attendons à ce qu’un artiste fonctionne sans lui donner ce dont il a besoin pour créer. Un artiste a besoin de solitude créative constante. Pour guérir, un artiste doit laisser le temps faire, seul, son travail. Sans cette période de recharge, notre artiste s’épuise. Au fil du temps cela est pire que d’être de mauvaise humeur. Les menaces de mort sont à l’œuvre . »

 

Dans un 1er temps, la colère est dirigée contre les proches qui empêchent et interrompent sans cesse cette solitude nécessaire, mais au fil du temps, si ce besoin continue d’être ignoré, ou plutôt parce que nous craignons de mettre en péril nos relations avec nos proches, nous substituons le suicide aux envies assassines. Rester bloqué et différer sine die le maternage de son moi créateur authentique en voulant être utile, agréable aux autres apporte de nombreux bénéfices secondaires tels que le sentiment d’être un bon parent, ou un enfant reconnaissant, ou un conjoint aimant …c’est le « piège de la vertu »… Pour un artiste, être vertueux ( ne pas être égoïste, être généreux, serviable, aimable…) peut être mortel…et en réalité, nous faisons comme si nous étions là, mais notre vrai Moi n’est plus là , il ne reste qu’une enveloppe bien dressée. Nous sommes comme dissociés . Par peur de paraître égoïste, nous nous suicidons passivement.

The artist's way Semaine 5 Retrouver le sentiment du possible

4. Etes vous auto-destructeur ?

 

Cette question est rarement comprise dans son vrai sens, à savoir « Détruisez vous votre moi ? » , « détruisez-vous votre vraie nature ? »

Nombreuses sont les personnes « prises au piège de la vertu » qui n’apparaissent pas a priori autodestructrices ; elles se sont construit un faux Moi agréable pour les autres et recevant l’approbation générale en étant de bons parents, de bons époux, de gentils voisins, de bons employés….le faux Moi est toujours patient, toujours désireux de différer ses besoins pour répondre aux besoins ou demandes des autres…en réalité leurs vertus ont détruit leur vrai Moi sain, celui qui sait quels sont ses intérêts, parfois un peu anarchiste et perturbateur, celui qui sait dire non aux autres…

Les créateurs pris au piège de la vertu n’arrivent pas à avoir une bonne opinion de leur vrai Moi et ne peuvent le montrer aux autres sans redouter continuellement leur désapprobation.

Les créateurs pris au piège de la vertu ne peuvent pas se demander : « quels sont mes besoins ? que ferais je si ce n’était pas trop égoïste ? » Et bien justement, que feriez vous si ce n’était pas aussi fou ? si ce n’était pas trop égoïste ?

Julia Cameron dit : « en cherchant le Créateur qui est en nous et en embrassant nos propres dons de créativité, nous apprenons à être spirituel dans ce monde, à croire que Dieu est bon et nous aussi, nous le sommes, et qu’il en est de même pour toute création. De cette manière nous évitons le piège de vertu. »

 

Questionnaire du piège de la vertu

- le plus grand manque dans ma vie c’est………

- la plus grande joie dans ma vie c’est……

- ce qui me prend le plus de temps c’est…..

- comme je joue d’avantage je travaille…….

-je me sens coupable d’être……

- je me préoccupe pour…….

- si mes rêves se réalisent ma famille va…

- je me sabote, ainsi les gens vont……..

- si je me laisse aller aux sentiments, je suis en colère contre…..

- une des raisons pour lesquelles je me sens triste parfois, c’est……..

 

Est-ce que votre vie sert à vous ou aux autres ? Etes vous autodestructeur ?

 

5. Joies interdites

 

Les créateurs bloqués adorent se dire non, s’opposer des refus ; pour en prendre conscience , citez 10 choses que vous aimez et aimeriez faire, mais que vous ne vous autorisez pas à faire comme par exemple :

- avoir sur soi un carnet de croquis et des crayons,

- se faire faire des mèches,

- apprendre à piloter un avion,

- faire de la plongée sous marine ect ect ….

 

Souvent le seul fait d’écrire cette liste fait tomber les barrières qui empêchent de faire.

 

 

6. La liste des vœux

Terminer les phrases suivantes

1.je souhaite …………………

2.je souhaite…………………..

3.je souhaite …………………

4.je souhaite…………………..

 

Aller comme ça jusqu’à 20, écrire vite, pour échapper au Censeur, laisser s’exprimer la frivolité

 

7. Exercices de la semaine

1.les raisons pour lesquelles je ne peux vraiment pas croire en un Dieu qui porte secours sont :

-………

-………. ( énumérez en 5 )

 

2.commencer un dossier d’images, un dossier de 5 désirs ( rêves, projets ) si vous aviez la foi, l’argent, l’audace….rassemblez des images illustrant ces désirs , photographies, dessins, informations…

 

3 .à nouveau, citez 5 vies imaginaires que vous aimeriez vivre…y a-t-il du changement depuis le même exercice des premières semaines ? avez-vous commencé à en réaliser des parties ? vous pouvez mettre des images de ces vies dans votre dossier d’images.

 

4.si j’avais 20 ans et si j’avais de l’argent, je ferais……….. ( rajouter des images correspondantes dans le dossier d’image)

 

5.« si j’avais 65 ans et de l’argent, je ferais… »…. Faites la liste des 5 plaisirs que vous avez remis à plus tard, rassemblez encore des images pour votre dossier.

Par exemple : « j’habite maintenant dans une maison que j’ai imaginée pendant 10 ans ainsi……….. »

 

6.« les 10 comportements qui prouvent que je suis mesquin avec moi-même sont….. »

 

7.« les 10 objets que je n’ai pas et que j’aimerais avoir sont…. »

 

8.« honnêtement mon blocage créatif favori c’est … » ( regarder la tv, lire beaucoup, rencontrer des amis, faire du sport, secourir les autres, travailler…) Nommez le. Dessinez vous en bd en train de vous adonner à votre blocage créatif favori.

 

9.« mon bénéfice à rester bloqué c’est……. »

 

10.« la personne que je rends responsable de mon blocage c’est……. »

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