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The artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identité

Publié le par Chry

 

Ceci est un résumé personnel des chapitres de l'ouvrage de Julia Cameron "Libérez votre créativité" (Ed°Dangles)  afin de partager ces pistes de réfléxions, les expériences proposées....

                                                                       ***

1.  Devenir sain

 

Avoir confiance en sa créativité représente, pour beaucoup, une nouvelle conduite. Il est possible qu’au départ cela paraisse assez inquiétant, non seulement pour nous mais aussi pour nos proches. Nous pouvons nous sentir, ou paraître fantasque. Ce caractère fantasque, c’est une manière de ne pas rester englué dans nos blocages, et il faut être conscient qu’au début, devenir sain c’est un peu comme devenir fou.

 

Nous allons être l’objet de flux de sensations de puissance suivis de reflux de crises de doutes…c’est normal, ces crises de doutes sont les symptômes de notre reconquête. Cependant il faut savoir que ces doutes sont dépourvus de fondement bien qu’ils soient très convaincants. C’est une peu comme la tentation d’une cigarette pour celui qui a arrêté de fumer : il lui faut la repousser à tout prix car il risque de sombrer à nouveau dans la dépendance  ; de même il est impératif de repousser la 1ère pensée de doute sur nos capacités créatives.

 

Ces attaques peuvent venir de l’intérieur ou de l’extérieur et il faut les neutraliser par des affirmations positives représentant un puissant antidote contre la haine qu’on se porte à soi même qui se traduit par un manque d’estime de soi, un manque de confiance en soi.

 

Une des formes courantes du sabotage qu’entraîne le doute est de montrer nos pages du matin. Il ne faut absolument pas montrer les pages du matin, même à un ami bien intentionné, ces pages sont privées.

 

2. Camarades pernicieux

 

La créativité, l’artiste-en soi a besoin de sécurité. Nous devons donc pour le protéger choisir un entourage sûr ( des  fréquentations saines quoi ! )  .

 

Les compagnons les plus pernicieux pour le bébé artiste –en soi  sont les créateurs bloqués.

 

Notre démarche d’éveil, de reconquête les menace.

 

Quand nous étions nous même bloqués, nous ressentions souvent comme de l’arrogance et de l’autodétermination ( de la suffisance ?)  le fait de nous considérer comme des artistes créateurs ( potentiels ) . En réalité c’était de l’auto-détermination de refuser de prendre conscience de notre créativité , ce refus ayant ses bénéfices secondaires.

( ceci est un commentaire personnel : parmi les moyens de lutter contre la procrastination, d’arrêter de différer l’action de s’atteler à un travail créatif qu’on rêverait de faire,  se trouve le fait d’être bien conscient que ne pas agir et remettre au lendemain le travail que l’on a à faire est aussi un acte volontaire ; notre volonté qui a ses raisons- qu’il s’agit d’identifier, ce sont les bénéfices que l’on tire de l’inaction- s’applique à repousser l’action qui ne satisfait pas les raisons en questions )

 

Nous fantasmions sur l’art plutôt que de nous y atteler, nous avancions vertueusement en ne prenant jamais de risques pour développer notre créativité.

 

Nos amis encore bloqués sont susceptibles de se complaire encore dans ces aveuglements confortables .

 

S’ils n’apprécient pas notre démarche de reconquête, c’est parce que grâce à leurs bocages, ils obtiennent des bénéfices secondaires. Peut être se complaisent ils dans l’idée qu’ils pourraient être encore plus créatifs que ceux qui utilisent leur créativité ?

 

Au stade de la semaine 2 de notre démarche, la fréquentation de ces personnes risque de nous être préjudiciable. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces gens là soutiennent notre démarche, puisque le principe même de l’existence de cette démarche les gêne.

 

Il ne faut surtout pas écouter leurs doutes bien intentionnés qui vont réactiver les nôtres.

 

Soyons particulièrement vigilants à propos de toutes remarques sur notre ‘prétendu ‘ égoïsme ou relatives à notre changement qui ont pour objet de nous culpabiliser,  il s’agit ni plus ni moins de moyens de nous influencer pour que nous reprenions nos vieilles habitudes qui assuraient le confort d’autrui, mais nullement le nôtre…

 

Rappelons nous alors que dès lors qu’on commence à se soutenir soi même, on rencontre de nouveaux soutiens.

 

Veillez prudemment à protéger l’artiste que vous venez de faire renaître en vous. Souvent la créativité est bloquée parce que nous acceptons les plans que d’autres personnes ont conçus pour nous. Nous voulons nous réserver du temps pour notre travail créatif, mais nous sentons que, pendant ce temps, nous devrions faire autre chose. En tant que créateur bloqué, nous ne nous focalisons pas sur les responsabilités que nous avons envers nous-mêmes, mais sur celles envers les autres. Nous avons tendance à penser qu’une telle conduite fait de nous une bonne personne. C’est faux ; cela fait de nous quelqu’un de frustré.

 

L’essentiel pour nourrir notre créativité est de nous nourrir nous même.

 

Le Grand Créateur nous a doté de talents divers et c’est un devoir de les utiliser.

 

Ce que nous pouvons faire de mieux pour nos amis c’est d’être un exemple de créativité retrouvée. Notre exemple sera un grand message d’espoir.

 

Avant d’être capable de les aider  à eux aussi exprimer leur créativité, il faut se protéger d’eux, cacher ses pages du matin, ne pas les convier à notre rendez vous d’artiste.

 

Nous allons découvrir qu’il est plus facile de peindre, jouer de la musique, écrire que de ne pas peindre, ne pas jouer de la musique, ne pas écrire….

 

C’est le processus créatif qui compte et non le résultat.

 

3. Les importuns tyranniques

 

Pour éviter d’être créatif, on peut fréquenter des importuns tyranniques….

 

Ce sont des gens pleins de charme, de charisme, très inventifd et persuasifs et éminemment destructeurs des autres …

 

Ils aiment les drames dont ils sont l’épicentre ; font des crises aigues de paranoïas, des caprices, générèrent des intrigues.

 

Les pires sont eux-mêmes artistes célebres .

 

Ils (é)puisent l’énergie vitale de leur entourage, et ils sont souvent entourés d’une cohorte de supporters possédant autant de talents qu’eux , mais prêts à se sacrifier et à s’épuiser pour le Maître

 

Ils savent parfaitement saboter la créativité et les projets de vie de leurs proches par leurs exigences  intempestives, leurs questionnements perfides, leur manque de respect et leur sans-gêne.

 

Ils sont purement égoïstes et ne tiennent aucun compte de la réalité des autres, ils dépensent le temps et l’argent des autres, menacent leur espace, créent des embrouilles en dressant les personnes de leur entourage les unes contre les autres …

 

Ils ne sont jamais responsables de ce qui ne va pas et vous font des reproches.

 

Ils sont jaloux du talent des autres et ne sont donc pas du tout prêt à nous voir déployer les nôtres.

 

Si nous fréquentons de telles personnes, c’est que nous sommes fous et cherchons à nous détruire. Réfléchissons qu’il est parfois plus menaçant et risqué de prendre le pari d’une vie créative que de se faire maltraiter par de tels malotrus.

 

Donc dans le cadre de la reconquête créative, il faut être très conscient si notre entourage comprend un ou des importuns, et considérer cette fréquentation comme un blocage que l’on s’est choisi pour nous détourner de l’éventualité d’utiliser nos talents.

 

Il faut arrêter cette relation qui relève de la dépendance mutuelle.

 

4.Le scepticisme

 

C’est souvent le plus grand obstacle en nous.

 

Pour Cameron, le scepticisme, c’est le manque de Foi.

 

Il y a lieu de rappeler que quand on commence à s’occuper de son Artiste-en-soi, il se passe de curieuses coïncidences dans la vie, des opportunités , des rencontres se présentent justement en rapport avec les projets qu’on tente de développer ; c’est ce que Julia Cameron appelle synchronicité ; 

 

 Le scepticisme a trait au fait de refuser les aides du destin, l’aide de la main invisible qui agit dès lors qu’on s’aide soi même.

 

Il faut être très conscient lorsque nous hésitons à prendre au sérieux le fait que l’univers puisse coopérer avec nos nouveaux projets . Certes on peut être effrayé de voir les choses s’enchaîner trop vite .

 

 

Il est cependant  paradoxal d’avoir le courage d’entreprendre cette reconquête créative et de refuser que l’univers y prête attention…nous sentons nous encore trop en fraude pour gérer un peu de succès ?

Pourtant il est essentiel de laisser ce scepticisme de côté et d’ouvrir son esprit aux idées, aux forces nouvelles.

 

 

5. L’attention

 

Très souvent, un blocage créatif est manifeste lorsque nous plongeons dans les fantasmes.

 

Plutôt que de travailler ou de vivre dans le présent, nous perdons notre temps à nous complaire à imaginer ce qui aurait pu ou dû se passer.

 

Un des grands malentendus sur la vie artistique est de penser qu’elle occasionne beaucoup de désoeuvrement. La vérité est qu’une vie créative implique beaucoup d’attention. L’attention est un moyen d’établir des liens et de survivre.

 

Julia Cameron évoque longuement les lettres de sa grand-mère qui décrivait les plantes du jardin selon les changements de saisons comme de petits miracles renouvelés à chaque fois, les anecdotes de la vie des animaux du jardin.

 

Elle parle ensuite de son grand-père qui buvait et jouait l’argent du ménage, gaspillant sa vie et entraînant sa femme dans ses déboires.

 

Comment la grand-mère pouvait elle supporter son époux ?

 

Julia Cameron répond qu’elle l’a supporté en se tenant plongée dans le flot de la vie et en y prêtant une attention soutenue. La survie repose sur la santé mentale et la santé mentale repose sur le fait de prêter attention.

 

Le succès ou l’échec, la vérité d’une vie a vraiment peu à voir avec sa qualité. La qualité de la vie est toujours proportionnelle à la capacité de prendre du plaisir. La capacité à prendre du plaisir est le cadeau de pouvoir prêter attention.

The artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identitéThe artist's way semaine 2 Retrouvez un sentiment d’identité

Prêter attention à la beauté d’une fleur sous un rayon de soleil peut sauver de la douleur , la douleur de savoir que nous somme tous « indiciblement seul »….l’attention est source de guérison car plus que tout , prêter attention c’est créer des liens, ne serait ce qu’avec un animal, avec un paysage, avec l’univers.

 

Dans les moments de souffrance où l’avenir est trop terrifiant à envisager et le passé trop douloureux à remémorer, prêter attention à l’instant présent est la seule place sûre. Chaque instant pris isolément est toujours supportable. A l’instant , juste maintenant je vais bien ; je respire ; et cet instant n’est pas sans beauté.

 

EXERCICES DE LA SEMAINE

1. Lecture convaincue des affirmations positives

 

2. Où passe votre temps ? faites une liste des 5 activités principales de cette semaine. Combien de temps avez-vous consacré à chacune d’elle ? lesquelles vouliez vous faire lesquelles étiez vous obligé de faire ? combien de temps consacrez vous à aider les autres et à ignorer vos propres désirs ? certains de vos amis bloqués ont-ils déclenché des doutes en vous ?

 

3. Carte de sécurité : dessinez un cercle sur une feuille de papier et à l’intérieur du cercle inscrivez les points que vous avez besoin de protéger et ceux qui sont bons pour votre soutien. A l’extérieur du cercle, nommez les sujets dont vous pensez devoir vous protéger actuellement. Placez ce cercle de sécurité à proximité de l’endroit où vous écrivez vos pages du matin.

 

4. Citez 20 choses que vous aimez faire ( par exemple escalade, bicyclette, pâtisserie, lire des poésies…) quand était-ce la dernière fois que vous vous êtes permis ces choses là ? à côté de chaque chose placez une date. Ne soyez pas surpris s’il s’est passé des années sans que vous ayez pratiqué une activité favorite. Cela changera. Cette liste est une excellente ressource pour vos rendez vous d’artiste.

 

5. A partir de la liste de l’exercice 4, écrivez deux activités favorites que vous avez évitez de faire et qui pourraient constituer les objectifs de cette semaine. Ces objectifs peuvent être petits, ne serait ce qu’acheter une pellicule pour prendre des photos. Nous essayons de nous rendre plus autonomes par rapport au temps. Cherchez des plages de temps spécialement pour vous, et utilisez les pour faire de petits gestes créatifs, ne serait ce que 15mn dans la journée ; ne cherchez pas de grandes plages de temps où vous pourrez être libre. A la place cherchez de courts instants.

 

6. Replongez vous dans la semaine 1 et lisez les affirmations positives. Notez celles qui ont déclenché le plus de réaction en vous. Souvent celle qui paraît la plus ridicule est la plus significative. Ecrivez 3 affirmations choisies 5x/j dans vos pages du matin ; assurez vous d’y inclure les affirmations énoncée après les propos impulsifs.

 

7. Reprendre la liste de la semaine dernière des vies imaginaires. Ajoutez y 5 vies supplémentaires. A nouveau vérifiez si vous pouvez vivre des petits morceaux de ces vies là dans votre propre vie.

 

8. Gâteau de vie. Dessinez un cercle divisé en 6 parts de gâteau ; l’une sera spiritualité, l’autre exercice, l’autre jeu, et ainsi de suite travail, amis, romance/aventure…placez un point dans chaque tranche au degré où vous vous sentez réalisé dans ce domaine ( ordre croissant de l’intérieur vers l’extérieur) reliez les points et voyez les domaines dans lesquels vous devez vous améliorez. Certains domaines de votre vie se sont appauvris parce que vous n’y consacrez que très peu de temps ou pas de temps du tout ; l’attention dirigée vers nos zones appauvries peut les nourrir.

 

9. Dix petits changements ; répertoriez 10 changements que vous souhaitez faire pour vous-même du plus significatif au plus petit ( ou l’inverse), par exemple :

j’aimerais………………. ·

j’aimerais………………. ·

j’aimerais…………….. .

 

Nos pages du matin nous donnent un petit coup de pouce pour nous plonger d’avantage dans le présent et faire plus attention à notre vie actuelle. Sélectionnez l’objectif de la semaine et maintenant faites le.

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